En bref
Vers 12h15 samedi 24 octobre, des manifestants se sont rassemblés au Mont des Arts, une foule que safe.brussels a évaluée à 300 personnes. Le Front des Mères, École en Lutte, la JOC et l'OSVP figuraient parmi les organisateurs.
Les manifestants ont dit vouloir faire tomber le gouvernement Arizona, rejetant ses réformes et celles de la ministre de l'Éducation Valérie Glatigny (MR).
La plupart des appels ont circulé sur TikTok et Instagram, beaucoup sous forme d'affiches générées par IA indiquant des lieux et des horaires de 10h00, 12h00 et 14h00, publiées majoritairement par des comptes anonymes.
La police était présente à plusieurs endroits de Bruxelles, et les commerces de la rue Neuve, de l'avenue Louise et de l'avenue de la Toison d'Or ont fermé portes et vitrines par précaution.
- Premier rassemblementLe Soir rapporte un premier rassemblement place de l'Albertine, calme sous une forte présence policière
- Vers 12h15Les manifestants se rassemblent au Mont des Arts ; safe.brussels compte 300 personnes
Un rassemblement au Mont des Arts
Vers 12h15 samedi 24 octobre, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés au Mont des Arts, à Bruxelles. L'appel venait de plusieurs collectifs, dont le Front des Mères, École en Lutte, Jeunesse organisée et combative (JOC) et Outils solidaires contre les violences policières (OSVP). L'organisme régional safe.brussels a évalué la participation à 300 personnes.
Celia Ponce, qui s'est adressée à la foule, a constaté que peu de jeunes avaient fait le déplacement, par crainte de ce qu'ils décrivent comme des contrôles policiers abusifs.
Revendications et messages
Les manifestants ont dit vouloir continuer à manifester jusqu'à la chute du gouvernement Arizona. Ils ont dénoncé les violences policières lors de précédents rassemblements et scandé des slogans antifascistes ainsi que « à bas l'État policier ». Le Soir a rapporté des slogans tels que ACAB et « A bas l'Arizona ».
« Nous sommes là pour l'avenir des jeunes, pour un meilleur travail. »
S'adressant à la foule, Ponce a déclaré que les organisations rejetaient les réformes du gouvernement Arizona et celles de la ministre de l'Éducation Valérie Glatigny (MR) dans les écoles. Elle a estimé que les gouvernements voulaient détruire les services publics.
« Tout le monde dans la société est en colère. La seule option qui nous reste, c'est de faire tomber le gouvernement Arizona. »
SIC Notícias a lié la manifestation aux mesures en discussion dans le budget belge, notamment une possible modification de l'indexation des salaires sur l'inflation.
Calme dans la capitale
La manifestation s'est déroulée dans le calme, mais les autorités craignaient de nouveaux affrontements et la police surveillait la ville de près. Le Soir a rapporté une forte présence policière dans le centre de Bruxelles, et une source policière a indiqué que le reste de la capitale était également calme. Les commerces de la rue Neuve, de l'avenue Louise et de l'avenue de la Toison d'Or ont fermé portes et vitrines par précaution.
La RTBF a rapporté qu'une poignée de personnes s'étaient rassemblées pacifiquement place de l'Albertine, près de la Gare Centrale. À Liège, la manifestation autorisée n'a rassemblé que quelques personnes pour l'instant.
Les appels se propagent en ligne
La plupart des appels à manifester à Bruxelles ont circulé sur TikTok et Instagram. Beaucoup étaient des affiches générées par IA indiquant les lieux et heures de rendez-vous, dont la Gare Centrale à 10h00, la place de la Bourse à 12h00 et le Parlement européen à 14h00. La plupart des appels provenaient de comptes anonymes comme @manif.belgique et @manifestationbx2026, qui ne publiaient que ces appels.