Gouvernement · Bologne
Bologne commémore le 46e anniversaire de l'attentat de la gare de 1980, les proches de Fakir se joignent à la marche aux côtés du maire sous protection policière
Des milliers de personnes ont défilé du Palazzo d'Accursio à la gare le 2 août 2026 pour le 46e anniversaire de l'attentat qui a fait 85 morts, les proches d'Abderrahim Fakir marchant en tête aux côtés du maire Matteo Lepore, qui a participé sous escorte après des menaces sur les réseaux sociaux liées à l'affaire Fakir.
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En bref
L'attentat du 2 août 1980 à la gare de Bologne a tué 85 personnes et blessé plus de 200 ; le cortège annuel a rassemblé des milliers de personnes le 2 août 2026.
Yossra et Khadija Fakir, nièce et sœur d'Abderrahim Fakir décédé lors d'un contrôle de police le 19 juillet, ont marché en tête du cortège aux côtés du maire Matteo Lepore, qui a participé sous protection policière après des menaces sur les réseaux sociaux.
Le président Mattarella, la Première ministre Meloni, le président du Sénat La Russa et le sous-secrétaire Molteni ont tous déclaré publiquement que l'attaque était de matrice néo-fasciste, La Russa soulignant la sentence définitive du tribunal attribuant la responsabilité.
Le maire de Bari, Vito Leccese, a nommé les sept citoyens de Bari tués dans l'attentat et a déclaré que la justice avait également établi le système de désinformation qui cherchait à obscurcir la vérité.
Bologne a organisé dimanche sa commémoration annuelle de l'attentat de la gare du 2 août 1980, avec un cortège du Palazzo d'Accursio jusqu'au lieu de l'attaque qui a tué 85 personnes et blessé plus de 200. Le cortège était mené par le maire Matteo Lepore, qui est sous protection policière depuis une vague de menaces sur les réseaux sociaux liées à la mort d'Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans, lors d'un contrôle de police dans le quartier du Pilastro le 19 juillet.
Les proches de Fakir (sa nièce Yossra et sa sœur Khadija) se sont placés en tête du cortège avant son départ, saluant Lepore et rejoignant les milliers de participants. « L'étreinte de la ville m'a émue. Ils ont tous été proches de moi et cela confirme que Bologne est une ville unie », a déclaré Yossra. Une importante délégation d'administrateurs du Parti démocrate de toute l'Italie accompagnait Lepore, dont Ilaria Salis de Gênes et le maire de Bari Vito Leccese.
« Pour nous, il était important d'être ici, d'être proches du maire Matteo Lepore et de la ville de Bologne en ce jour de souvenir. »
Le président Sergio Mattarella a publié un message déclarant que l'attentat avait laissé « une marque profonde gravée dans l'histoire républicaine et dans la conscience des Italiens ». Il a décrit l'attaque comme faisant partie de « la stratégie de terreur néo-fasciste » qui cherchait à détruire les valeurs de liberté, de justice et de démocratie. Le président du Sénat, Ignazio La Russa, a écrit sur Facebook que « la vérité judiciaire a attribué par une sentence définitive la responsabilité de matrice fasciste pour cet horrible massacre » et a appelé à poursuivre la recherche de la vérité complète.
La Première ministre Giorgia Meloni a qualifié l'attentat de « l'une des pages les plus sombres et les plus dramatiques de l'histoire nationale » et a déclaré que la nation se joint aux familles des victimes et aux habitants de Bologne dans une journée de deuil et de commémoration. Le sous-secrétaire à l'Intérieur Nicola Molteni, représentant le gouvernement, a déclaré que l'attaque de 10h25 était « un acte terroriste de matrice néo-fasciste qui a déchiré la vie de nombreuses personnes, d'une ville, d'une nation entière ».
Le maire de Bari, Vito Leccese, a noté que sept citoyens de Bari figuraient parmi les 85 morts : Sonia Burri, Francesco Cesare Diomede Fresa, Vito Diomede Fresa, Errica Frigerio, Patrizia Messineo, Giuseppe Patruno et Silvana Serravalli. « La justice a établi la matrice néo-fasciste du massacre et le système de désinformation qui a tenté d'éloigner la vérité », a déclaré Leccese, ajoutant que les institutions doivent veiller à ce que la vérité ne soit jamais effacée par le temps.
À l'arrière du cortège, des militants de Potere al Popolo ont défilé séparément avec une banderole portant l'inscription « Uno Bianca e Fakir, basta omicidi e stragi di Stato » et ont scandé « Giustizia per Fakir ». Le groupe a quitté la place de la gare sans incident après avoir commémoré les victimes. Lepore, s'adressant à la foule, a déclaré que « la violence n'a pas de couleur politique » et a appelé l'Italie à « se remettre en route », décrivant la place comme « un pilier de la conscience civile italienne et européenne ».
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Sources et contexte
- ANSA.itIn corteo i parenti di Fakir, 'restituiamo l'abbraccio di Bologna' - Notizie
- ANSA.itBologna ricorda la strage, Meloni: 'Fu terrorismo feroce'. I familiari: 'Dalle sentenza matrice fascista' - Notizie
- ANSA.itStrage Bologna, sindaco Bari 'custodire memoria per difendere la verità' - Notizie
- ANSA.itBologna ricorda il 2 agosto 1980, le immagini del corteo 46 anni dopo - Primopiano
- Matteo Lepore
- Maire de Bologne, a mené la marche commémorative sous protection policière après des menaces liées à l'affaire Fakir
- Sergio Mattarella
- Président de la République italienne, a publié un message rappelant la stratégie néo-fasciste derrière l'attentat de 1980
- Giorgia Meloni
- Première ministre italienne, a décrit l'attentat comme l'une des pages les plus sombres de l'histoire nationale
- Ignazio La Russa
- Président du Sénat italien, a noté la sentence définitive du tribunal attribuant l'attentat à une matrice fasciste
- Nicola Molteni
- Sous-secrétaire à l'Intérieur, a représenté le gouvernement lors de la commémoration
- Ilaria Salis
- Administratrice du Parti démocrate de Gênes, a participé à la marche en solidarité avec le maire Lepore
- Vito Leccese
- Maire de Bari, a noté que sept citoyens de Bari figuraient parmi les 85 victimes de l'attentat de 1980
- Elly Schlein
- Secrétaire du Parti démocrate, a salué le discours de Lepore depuis le quai de la gare
- Lieux
- États-Unis
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