
Lucian Bode refuse de démissionner après que le congrès du PNL a exigé le départ de cinq cadres
L'ancien secrétaire général du PNL, Lucian Bode, a refusé de démissionner dimanche après que le congrès du parti a exigé que lui et quatre autres cadres quittent le parti, l'accusant d'être responsable d'une grave situation financière. Bode a qualifié l'ultimatum de sanction des voix critiques et a insisté sur le fait que toutes les dépenses de campagne de 2024 étaient transparentes et approuvées par les autorités.
L'ultimatum
Dimanche, le congrès du PNL a adopté une résolution exigeant que cinq cadres libéraux (Lucian Bode, Rareș Bogdan, Adrian Veștea, Hubert Thuma et Alina Gorghiu) démissionnent du parti. Bode, député et ancien secrétaire général, a été désigné comme « responsable de la grave situation financière du PNL » à la fin de son mandat. La décision a été rendue sans débat préalable dans les instances statutaires du parti, selon Bode.
La réponse de Bode
Bode, qui est au parti depuis plus de 27 ans, a rejeté catégoriquement la demande dans un message sur Facebook. Il a accusé la direction d'étouffer la dissidence :
La nouvelle vision libérale commence par des ultimatums et se termine par la menace d'exclusion pour ceux qui osent avoir une opinion différente au sein du parti.... Un parti qui exclut les voix critiques ne se réforme pas ; il prépare son échec en silence.
Il a déclaré avoir exprimé ses inquiétudes concernant la promotion d'extérieurs, l'éloignement de l'électorat traditionnel, la fuite des responsabilités et l'abandon du travail partisan, le tout au sein des instances statutaires. La menace d'exclusion, a-t-il soutenu, témoignait d'une incapacité à répondre à ses arguments.
Le différend financier
La résolution du congrès tenait Bode pour responsable de la situation financière désastreuse du parti. Dans sa réfutation, Bode a insisté sur le fait qu'aucune décision de campagne en 2024 n'avait été prise arbitrairement et que toutes les dépenses et engagements étaient connus et assumés par les équipes de campagne, y compris certaines de celles qui se présentent désormais comme des « réformateurs libéraux ». Il a souligné que les états financiers du parti avaient été vérifiés et validés par l'Autorité électorale permanente (AEP) et la Cour des comptes, et que les problèmes invoqués « n'existent pas, sauf dans une sentence politique rendue aujourd'hui sans débat préalable ».
C'est la nouvelle méthode de réforme du parti : d'abord on établit le coupable, puis on cherche les faits.
Implications plus larges
La purge est le dernier signe de dissensions internes au sein du PNL, principal parti de centre-droit roumain, alors que la nouvelle direction cherche à consolider son pouvoir. Les quatre autres membres cités (Bogdan, Veștea, Thuma et Gorghiu) n'ont pas encore commenté publiquement. Le refus de Bode relance les questions sur d'éventuelles expulsions.


