
Le bénéfice semestriel de la SNCF atteint 1,18 milliard d'euros, franchissant pour la première fois en six ans le cap du milliard
Le groupe ferroviaire public français a vu son bénéfice net bondir de 19 % pour atteindre 1,18 milliard d'euros au premier semestre 2026, franchissant pour la première fois en six ans le seuil du milliard d'euros, malgré des tempêtes et des canicules qui ont effacé plus de 100 millions d'euros de recettes.
Résultats financiers
La SNCF a annoncé un bénéfice net de 1,18 milliard d'euros pour les six premiers mois de 2026, en hausse de 19 % par rapport aux 950 millions d'euros de la même période l'an dernier. Ce chiffre, que BFMTV chiffre à 1,176 milliard d'euros, marque la première fois que le groupe public dépasse le seuil du milliard d'euros en plus de six ans. Le chiffre d'affaires a atteint 21,9 milliards d'euros (21,94 milliards selon Franceinfo), en hausse de 2 % par rapport aux 21,52 milliards d'euros un an plus tôt. La marge opérationnelle s'est améliorée à 17,4 %, soit un gain de 0,6 point de pourcentage.
Ces résultats sont plutôt très satisfaisants compte tenu du contexte difficile, avec une faible croissance française, une consommation atone, une résurgence de l'inflation et des aléas climatiques très forts comme les tempêtes hivernales, les vagues de chaleur précoces en mai et juin, et une très grande incertitude.
Aléas climatiques et difficultés opérationnelles
Les tempêtes hivernales de janvier et février, suivies de vagues de chaleur précoces en mai et juin, ont contraint à l'annulation des services Intercités, car le matériel roulant plus ancien ne pouvait pas supporter les températures élevées. Ajouté à un déraillement de train en Espagne, ces perturbations ont coûté au groupe plus de 100 millions d'euros de recettes perdues sur le semestre, a déclaré le directeur général délégué Laurent Trevisani. Les seuls impacts climatiques représentent 70 millions d'euros de ce manque à gagner. Le PDG Jean Castex a qualifié la performance de satisfaisante dans un environnement climatique et macroéconomique particulièrement difficile.
- S1 2025
- 950 millions d'euros
- S1 2026
- 1180 millions d'euros
- S1 2025
- 21520 millions d'euros
- S1 2026
- 21940 millions d'euros
Trafic voyageurs
SNCF Voyageurs, la principale branche commerciale du groupe, a transporté un nombre record de 83,4 millions de voyageurs TGV, soit une hausse de 2,8 % (BFMTV faisant état d'une croissance de 3,3 %). Les services Transilien en région parisienne ont vu leur trafic grimper de 4,1 %, tandis que les trains TER régionaux hors Île-de-France ont progressé de 2,3 %. Les Intercités, y compris les trains de nuit, ont enregistré un recul de 3,8 %. Globalement, le chiffre d'affaires de SNCF Voyageurs a augmenté de 1,3 % pour atteindre 10,56 milliards d'euros, avec un EBITDA de 1,4 milliard d'euros et une marge de 13,3 %, contre 12 % au premier semestre 2025. SNCF Réseau, qui entretient l'infrastructure, a vu son chiffre d'affaires augmenter de 3,2 % à 4,22 milliards d'euros, aidé par une hausse de 1 % du nombre de trains circulant sur le réseau.
Dette et investissements
La dette nette a diminué de 700 millions d'euros depuis fin 2025 pour s'établir à 23,6 milliards d'euros. Cette amélioration de la situation financière permet au groupe d'investir dans la régénération du réseau ferroviaire vieillissant et renforce son argumentaire pour de nouvelles sources de financement que l'État a promises pour la modernisation. Trevisani a déclaré que la SNCF souhaite maintenir des prix de billets TGV accessibles, ce qui explique pourquoi la croissance des recettes passagers a été plus lente que celle des volumes de trafic.
Cette performance témoigne de la pertinence de notre stratégie, de l'engagement de nos équipes, d'une amélioration continue de notre compétitivité et du respect des engagements pris envers l'État.


