Affaires · Munich et Pékin
BMW abaisse ses prévisions de bénéfices 2026, plombé par le déclin en Chine et le coût de la guerre en Iran, l'action chute de 7 %
Le constructeur automobile basé à Munich a réduit ses prévisions de bénéfices 2026 mardi soir, invoquant un effondrement du marché chinois des moteurs à combustion et la hausse des prix de l'énergie due au conflit en Iran, déclenchant une vaste déroute dans le secteur automobile européen.
Texte IA fondé sur les articles de ZEIT ONLINE, Focus, N-tv et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
BMW s'attend désormais à une baisse « significative » de son bénéfice avant impôts — plus de 15 % — contre une baisse « modérée » précédemment anticipée. La marge EBIT du segment automobile est réduite de 4–6 % à 1–3 %.
Le marché chinois s'est contracté de plus d'un cinquième en mai, le déclin s'accélérant au deuxième trimestre. L'organisme professionnel CPCA a revu ses prévisions à plusieurs reprises à la baisse, intensifiant la concurrence dans la région Asie-Pacifique.
La guerre en Iran fait grimper les prix de l'énergie et pèse sur la confiance des consommateurs à l'échelle mondiale. BMW s'attend désormais à ce que ces effets durent plus longtemps que prévu.
Les participants à une conférence téléphonique avec les marchés financiers ont indiqué environ un milliard d'euros de charges exceptionnelles pour le second semestre 2026, liées à des mesures structurelles et d'efficacité accélérées.
L'action BMW a chuté de près de 7 %, Mercedes-Benz et Volkswagen perdant respectivement 3,5 % et 2,5 %. Les analystes ont réduit leurs objectifs de cours à 70–90 euros ; l'action se situe à un plus bas de 12 mois à 62,82 euros.
Milan Nedeljković, qui a succédé à Oliver Zipse à la mi-mai, a émis l'avertissement sur les résultats dès son premier mois. L'expert du secteur Dudenhöffer a qualifié cela de signe que la direction précédente avait manqué trop de choses.
- 15 maiMilan Nedeljković succède à Oliver Zipse au poste de PDG de BMW après l'assemblée générale annuelle
- 16 juinBMW émet un avertissement ad hoc sur ses résultats après la clôture des marchés, réduisant ses prévisions de bénéfices 2026
- 17 juinL'action BMW ouvre en baisse de 7 % à Francfort ; plusieurs analystes réduisent leurs objectifs de cours ; une vente massive du secteur s'ensuit
L'avertissement sur les résultats
BMW a émis un avertissement ad hoc sur ses résultats mardi soir, réduisant ses prévisions 2026 pour la première fois sous la direction de son nouveau PDG Milan Nedeljković, en poste depuis seulement quatre semaines. Le groupe s'attend désormais à une baisse « significative » de son bénéfice avant impôts, définie en interne comme une chute de plus de 15 %, après avoir précédemment anticipé une baisse « modérée ». La marge opérationnelle du segment automobile de base est désormais attendue entre 1 et 3 %, contre une fourchette de 4 à 6 % fixée par son prédécesseur Oliver Zipse. Les prévisions de flux de trésorerie disponibles dans la division automobile ont également été réduites à plus de 2,5 milliards d'euros, contre plus de 4,5 milliards auparavant.
« Il s'agit de rapidité et d'efficacité. »
La Chine et le conflit en Iran
BMW a pointé deux facteurs principaux. En Chine, le déclin s'est accéléré au deuxième trimestre, en particulier pour les véhicules à moteur à combustion. L'association professionnelle CPCA avait abaissé ses prévisions de marché dès lundi. Une meilleure performance commerciale en Europe et aux États-Unis n'a pas pu compenser le déclin chinois, a indiqué l'entreprise. En mai seulement, le marché automobile chinois s'est contracté de plus d'un cinquième. Le deuxième facteur est la guerre en Iran, qui fait grimper les prix de l'énergie et pèse sur la confiance des consommateurs sur plusieurs marchés. BMW s'attendait auparavant à ce que les effets du conflit s'estompent plus rapidement ; il suppose désormais que les vents contraires persisteront plus longtemps.
« Qu'un avertissement sur les résultats aussi sévère survienne si peu de temps après la passation de pouvoir est surprenant et montre que beaucoup de choses ont été manquées auparavant. »
Réduction des coûts et suppressions d'emplois potentielles
L'entreprise a déclaré qu'elle allait « intensifier et accélérer » les réductions de coûts en cours par le biais de mesures structurelles et d'efficacité supplémentaires. Celles-ci généreront des charges exceptionnelles au second semestre 2026, avec des économies qui se matérialiseront les années suivantes. Les participants à une conférence téléphonique avec les marchés financiers mardi ont indiqué que la charge exceptionnelle pourrait atteindre environ un milliard d'euros, bien qu'il ne soit pas clair dans quelle mesure cela concerne une réduction des effectifs. Les effectifs de BMW avaient déjà diminué d'environ 3 000 personnes en 2025, principalement en Allemagne et en Chine. La formulation actuelle dans le rapport annuel, « légère baisse », implique une réduction de 1 à 5 %, ce qui, pour près de 155 000 employés, pourrait représenter plusieurs milliers d'emplois.
Réaction du marché
L'action BMW a chuté de près de 7 % à la Bourse de Francfort mercredi, entraînant dans sa chute ses rivales Mercedes-Benz et Volkswagen, qui ont perdu respectivement 3,5 % et 2,5 %. Les analystes de Deutsche Bank Research, DZ Bank, Jefferies et Barclays ont réduit leurs objectifs de cours à une fourchette de 70 à 90 euros, avec des recommandations allant de l'achat à la sous-pondération. L'action, qui a clôturé à 62,82 euros, se situe bien en dessous de sa moyenne mobile sur 200 jours de 83,69 euros et a perdu 14 % au cours des 12 derniers mois, tandis que le DAX a gagné 5 %. La volatilité annualisée de 29 % et un drawdown maximum de plus de 35 % en 128 jours soulignent le profil de risque élevé de l'action.
« Un signal d'alarme pour l'industrie automobile. »
Implications pour l'ensemble du secteur
RBC a averti que la faiblesse en Chine est principalement due au marché et pourrait constituer un signal négatif pour d'autres constructeurs automobiles européens, qui pourraient également être contraints d'émettre des avertissements sur leurs résultats. Jose Asumendi de JPMorgan a déclaré que BMW doit repenser complètement sa stratégie dans le segment des compactes en Chine, où les marques européennes premium ne sont plus compétitives en termes de prix. La préoccupation plus large est de savoir si les développements actuels signalent une remise en question fondamentale du modèle économique, impliquant potentiellement une plus grande localisation de la production et des achats en Amérique du Nord et en Chine.
- Marge EBIT automobile (ancienne)
- 5 pour cent
- Marge EBIT automobile (nouvelle)
- 2 pour cent
- RoCE (ancien)
- 8 pour cent
- RoCE (nouveau)
- 3 pour cent
- Flux de trésorerie disponibles automobile (ancien, en milliards d'euros)
- 4.5 pour cent
- Flux de trésorerie disponibles automobile (nouveau, en milliards d'euros)
- 2.5 pour cent
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Sources et contexte
- Milan Nedeljković
- Nouveau PDG de BMW, entré en fonction à la mi-mai 2026, a annoncé l'avertissement sur les résultats et les mesures accélérées de réduction des coûts
- Oliver Zipse
- Prédécesseur de Nedeljković à la tête de BMW, dont les prévisions 2026 ont été annulées dans les quatre semaines suivant la passation de pouvoir
- Ferdinand Dudenhöffer
- Expert allemand de l'industrie automobile qui a commenté l'avertissement sur les résultats comme un signe d'opportunités manquées sous la direction précédente
- Jose Asumendi
- Analyste de JPMorgan qui a qualifié l'avertissement sur les résultats de « signal d'alarme pour l'industrie automobile » et a plaidé pour une refonte de la stratégie en Chine
- Henning Cosman
- Analyste de Barclays qui a déclaré que l'ampleur de l'avertissement sur la marge suggérait qu'il ne s'agissait pas simplement d'un exercice de nettoyage du nouveau PDG
- Lieux
- Munich
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