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Conflits·-3 h

Un tribunal de Tripoli condamne l'ancien chef de la prison de Mitiga, Almasri, pour mauvais traitements infligés aux détenus, à 7 ans et 4 mois de prison

Un tribunal de Tripoli a condamné Osama Najeem Almasri à 7 ans et 4 mois de prison pour violation des droits des détenus, nouveau rebondissement dans une affaire qui a provoqué une fracture diplomatique entre l'Italie et la Cour pénale internationale.

La condamnation

Le 21 juin 2026, le tribunal pénal de Tripoli a reconnu Osama Najeem Almasri coupable de violation des droits des prisonniers, le condamnant à sept ans et quatre mois d'emprisonnement. Le tribunal a également ordonné la perte de sa capacité juridique et la suspension de ses droits civiques pour la durée de la peine plus un an supplémentaire.

Qui est Almasri

Almasri est l'ancien commandant opérationnel de la police judiciaire libyenne et dirigeait la sécurité à la prison de Mitiga à Tripoli. Il était accusé d'avoir supervisé la torture, les traitements cruels et les conditions dégradantes infligés aux détenus. Le procureur général libyen a ouvert une enquête après avoir reçu des signalements d'abus au sein de l'établissement.

Le mandat de la CPI et la libération par l'Italie

La Cour pénale internationale avait émis un mandat d'arrêt contre Almasri pour des présumés crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment meurtre, torture, viol et violences sexuelles commis depuis 2015 à Mitiga. Il a été arrêté en Italie le 19 janvier 2026, mais en quelques jours, la Cour d'appel de Rome a refusé de valider l'arrestation, la jugeant irrégulière et non prévue par la loi nationale.

Le 21 janvier, la Cour d'appel de Rome a déclaré qu'aucune suite ne devait être donnée à l'arrestation du citoyen libyen, la jugeant irrégulière car non prévue par la loi, et a ordonné sa libération immédiate à moins qu'il ne soit détenu pour une autre raison.

Almasri a ensuite été rapatrié en Libye à bord d'un vol d'État, une mesure justifiée par le gouvernement italien pour des motifs de sécurité nationale.

Dates clés de l'affaire Almasri
  1. Almasri arrêté en Italie sur mandat de la CPI
  2. La cour de Rome refuse de valider l'arrestation ; Almasri libéré et rapatrié en Libye
  3. Le tribunal de Tripoli condamne Almasri pour violation des droits des prisonniers, le condamne à 7 ans et 4 mois

Répercussions politiques à Rome

La gestion de l'affaire a déclenché une enquête en Italie, le ministre de la Justice Carlo Nordio, le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi et le chef du renseignement Alfredo Mantovano ayant fait l'objet d'une enquête pour complicité présumée dans la fuite d'Almasri face à la justice. Bien que le Tribunal des ministres ait requis leur mise en accusation, la Chambre des députés a refusé l'autorisation de poursuivre, et l'affaire a été classée, provoquant des critiques des partis d'opposition.

Tripoli

6 sources

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