
Airbus et les syndicats espagnols concluent un accord salarial de quatre ans pour mettre fin à une grève de 35 jours
Airbus et les syndicats majoritaires en Espagne ont conclu un pacte de quatre ans avec des hausses de salaire indexées sur l'inflation et des primes, sous réserve d'un référendum des salariés.
Médiation ministérielle met fin à une grève de 35 jours
La direction d'Airbus et les représentants des syndicats majoritaires ont conclu un accord de travail préliminaire de quatre ans le 4 septembre 2026 à la suite d'une médiation d'urgence au ministère de l'Industrie et du Tourisme à Madrid. La réunion, qui a duré près de deux heures, a été organisée par le ministre Jordi Hereu et a réuni le directeur général mondial d'Airbus, Guillaume Faury. Ce compromis fait suite à une grève de 35 jours marquée par des arrêts de travail intermittents sur les sites de production en Espagne. Airbus avait proposé des améliorations des conditions de travail le vendredi précédent, à condition de mettre fin à la grève, mais les employés ont voté lundi pour poursuivre l'action syndicale. La médiation a eu lieu après la conclusion d'un deuxième cycle de conciliation formelle devant le service de médiation SIMA, concrétisant une intervention prévue plus tôt dans la semaine par le secrétaire d'État à l'Industrie, Jordi García Brustenga.
C'est un accord préliminaire magnifique dans lequel les travailleurs gagnent en matière de salaires et de conditions de travail, tout en garantissant la compétitivité et la viabilité industrielle d'Airbus Espagne.
- Airbus annonce des propositions initiales sur le lieu de travail conditionnées à la fin de la grève
- Les travailleurs d'Airbus votent pour poursuivre l'action syndicale de 35 jours
- Le secrétaire d'État à l'Industrie Jordi García Brustenga expose les options de médiation gouvernementale
- Le ministère de l'Industrie organise une réunion aboutissant à un accord préliminaire
- Versement prévu de la prime de 2 000 € et remboursement des retenues d'invalidité
Augmentation salariale sur quatre ans et formule de pouvoir d'achat
L'accord préliminaire établit un ensemble de rémunération sur quatre ans indexé sur l'inflation réelle des prix à la consommation, avec une récupération totale du pouvoir d'achat de 7,95 %. Les augmentations de salaire entreront en vigueur en quatre étapes définies : inflation réelle plus 2 % en janvier 2026, inflation réelle plus 2 % en janvier 2027, inflation réelle plus 2 % en avril 2028, et inflation réelle plus 1,95 % en avril 2029. Le calendrier introduit un ajustement d'effet avril à partir de 2028. Pour chaque année du contrat, l'accord alloue 0,5 % supplémentaire pour les révisions salariales individuelles et 0,5 % pour les promotions de carrière. Pour compenser le calendrier différé, Airbus distribuera une prime brute unique non consolidable de 2 000 € au personnel éligible en octobre 2026.
- Janvier 2026
- 2 %
- Janvier 2027
- 2 %
- Avril 2028
- 2 %
- Avril 2029
- 1.95 %
Résolution du facteur Bradford et dispositions sur le lieu de travail
Les négociations ont résolu un différend concernant l'indice de Bradford et les compléments de salaire pour incapacité temporaire. Airbus a accepté de retirer son recours formel devant la Cour suprême espagnole, éliminant définitivement la réduction prévue des prestations d'invalidité. L'entreprise s'est engagée à rembourser toutes les retenues d'invalidité précédemment effectuées en octobre 2026. Les deux parties ont convenu de créer un comité technique de travail conjoint chargé de concevoir un système actualisé de gestion de l'absentéisme. Le pacte social intègre également des révisions concernant les subventions de restauration d'entreprise, la mobilité interne et la flexibilité des horaires soutenue par des options de télétravail.
Divisions syndicales et référendum à venir des salariés
Le pacte préliminaire a été signé par l'UGT, le CCOO, la SIPA et l'ATP, des syndicats représentant plus de 80 % (et jusqu'à 88 % selon certaines mesures) du panel de négociation d'Airbus. Cependant, deux syndicats minoritaires qui ont co-organisé la grève de 35 jours, la CGT et ÚTIL, ont été exclus de la dernière chambre de négociation ministérielle. Selon les représentants de la CGT, les délégués syndicaux ont été dirigés vers des salles séparées à leur arrivée et invités par le personnel du ministère à quitter le bâtiment après une heure d'attente. Hereu a déclaré que la session était conçue pour formaliser les termes préalablement convenus avec les factions favorables plutôt que de fonctionner comme une assemblée ouverte. L'ensemble de l'accord doit maintenant être soumis à un référendum contraignant auprès de l'ensemble des salariés d'Airbus en Espagne pour ratification finale.
Dans cette réunion, ceux qui étaient en faveur de cet accord ont été convoqués et, par conséquent, nous ne sommes pas dans un processus d'assemblée, mais dans une réunion pour certifier un grand accord pour l'avenir d'Airbus.


