Sécurité · La Haye

Les policiers néerlandais anti-émeutes dispersent 500 manifestants d'extrême droite après des affrontements à La Haye

Les agents anti-émeutes ont utilisé des charges de matraque et des chiens au parc Malieveld après que des manifestants ont lancé des feux d'artifice, ce qui a incité les autorités à interdire une marche anti-immigration prévue.

Texte IA fondé sur les articles de Mediafax.ro, Al Jazeera Online, The Guardian et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

La Haye · Pays-Bas
Comment on en est arrivé là
  1. Rassemblement de 2025Des canons à eau dispersent les émeutiers d'extrême droite après l'incendie d'une voiture de police et l'attaque du siège du D66
  2. RassemblementEnviron 500 manifestants se rassemblent au parc Malieveld sous la bannière « Wij zijn het volk »
  3. EscaladeLes manifestants lancent des feux d'artifice et des projectiles sur les lignes de police, ce qui conduit la ville à interdire la marche
  4. DispersionLa police anti-émeute utilise des matraques et des chiens pour dégager le parc et interpeller plusieurs participants

Affrontements au parc Malieveld

Environ 500 manifestants d'extrême droite se sont rassemblés samedi au parc Malieveld, au centre de La Haye, pour protester contre les politiques néerlandaises en matière d'immigration et d'asile. L'événement était organisé sous le slogan « Wij zijn het volk » (Nous sommes le peuple) et devait comprendre une marche dans les rues de la capitale administrative. Les tensions ont rapidement dégénéré en confrontations physiques alors que les manifestants lançaient des feux d'artifice et divers projectiles sur les lignes des forces de l'ordre. Après le déclenchement des violences, la municipalité de La Haye est intervenue en révoquant l'autorisation de la marche et en ordonnant à la foule de se disperser immédiatement. La police anti-émeute néerlandaise a déployé des charges de matraque et des chiens policiers entraînés pour disperser le rassemblement et repousser les manifestants hors du parc. Les agents ont interpellé plusieurs personnes lors de l'opération tout en escortant le reste de la foule hors de la zone.

Condamnation gouvernementale et réponse policière

Le ministre néerlandais de la Justice, David van Weel, a condamné les troubles dans une déclaration publique sur X, exhortant les forces de l'ordre et la justice à prendre des mesures intransigeantes contre les auteurs. Van Weel a souligné les comportements extrémistes lors de la manifestation, notamment des saluts nazis, des chants antisémites et des agressions directes contre les agents tactiques.

« Des images identiques en provenance du Malieveld. Saluts hitlériens, slogans antisémites, violence contre la police et lancers de feux d'artifice sur les brigades anti-émeutes. Il est important que des mesures fermes soient prises contre cela. »

David van Weel, ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité

Van Weel a exprimé sa gratitude aux unités de police qui se sont mobilisées pour protéger l'État de droit démocratique dans la capitale. Il a qualifié les affrontements de scènes dégoûtantes exigeant une réponse juridique stricte de la part des autorités. La police a confirmé que plusieurs arrestations avaient été effectuées sur les lieux des troubles, bien que les responsables n'aient pas fourni de bilan définitif des personnes interpellées.

Revendications du rassemblement anti-immigration

Le rassemblement a réuni plusieurs centaines de manifestants cherchant à contester les règles d'asile du gouvernement national et les politiques frontalières plus larges. Les organisateurs ont positionné un camion à l'intérieur du parc Malieveld pour servir de scène, équipant le véhicule d'un écran numérique affichant la phrase « Les Pays-Bas sont pour les Néerlandais ». Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l'immigration et dirigé des chants contre les communautés juives tout en déployant des banderoles politiques. Plusieurs participants ont exprimé leur frustration face aux changements démographiques et aux politiques gouvernementales en s'adressant aux journalistes près de la scène.

« Nous perdons notre pays. Nous perdons littéralement notre pays à cause de la migration de masse. »

Thijs Jansen, manifestant et mécanicien présent à la manifestation du Malieveld

Les responsables municipaux ont mis fin au rassemblement avant que le groupe ne puisse entamer sa procession prévue à travers le centre-ville, ordonnant aux unités de police de boucler les rues avoisinantes et d'empêcher les marcheurs de pénétrer dans les quartiers résidentiels adjacents.

Échos des troubles précédents

Les affrontements de samedi à La Haye se sont produits un an après que des troubles similaires ont éclaté lors d'une manifestation de droite dans la même ville. Lors des troubles un an plus tôt, la police néerlandaise avait déployé des canons à eau pour disperser les foules après que des affrontements entre des manifestants vêtus de noir et la police ont abouti à l'incendie d'une voiture de police. Les manifestants lors de ces troubles de 2025 avaient également pris pour cible le siège national du parti centriste Démocrates 66 (D66). Le chef du D66, Rob Jetten, est depuis devenu Premier ministre des Pays-Bas, dirigeant le gouvernement actuel ciblé par les manifestants de samedi.

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Sources et contexte

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