
Trump annonce des discussions avec l'Iran lundi alors que Téhéran se rapproche d'un accord avec Oman sur une route dans le détroit d'Ormuz
L'Iran annonce que les négociations avec Oman sur une nouvelle route maritime à travers le détroit d'Ormuz sont dans leur phase finale, tandis que Donald Trump a annoncé que les discussions entre les États-Unis et l'Iran débuteraient lundi après-midi.
Négociations avec Oman
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche lors d'une réunion du cabinet que les négociations avec Oman sur le trafic dans le détroit d'Ormuz étaient « dans leur phase finale », selon l'agence de presse officielle IRNA. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a indiqué que Téhéran et Mascate étaient proches d'un accord sur une nouvelle route maritime, distincte des couloirs existants.
Nous allons maintenant parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties (ni la route nord ni la route sud) mais une qui respecte les droits souverains des deux parties et préserve nos intérêts nationaux et notre sécurité.
Oman, dont les eaux territoriales bordent le détroit aux côtés de celles de l'Iran, n'a pas commenté dans l'immédiat. Le détroit transporte normalement environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole, ce qui en fait un point de passage critique.
Discussions de lundi annoncées par Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que l'Iran et d'autres pays du Moyen-Orient avaient demandé du temps pour conclure un accord qui mènerait à la réouverture « immédiate, complète et totale » du détroit et à « la fin de la menace nucléaire iranienne ». Il a annoncé dimanche aux journalistes que les négociations débuteraient lundi après-midi, sans fournir de détails sur le lieu ou les participants, et a refusé de fixer une date limite pour un accord. Trump avait auparavant affirmé avoir annulé une attaque imminente contre l'Iran dans l'espoir de parvenir rapidement à un accord. Le centre des opérations maritimes du Royaume-Uni (UKMTO) a signalé une explosion près d'un pétrolier dans la zone dimanche, mais a indiqué que le navire et l'équipage étaient sains et saufs. Les données de navigation ont montré un ralentissement du trafic dans le détroit après des signalements d'attaques contre des navires. Plus au sud, deux pétroliers chargés de pétrole saoudien ont traversé le détroit de Bab el-Mandeb ce week-end malgré les menaces des Houthis contre les exportations de pétrole en mer Rouge.
Contexte du conflit
La guerre a commencé le 28 février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes visant à détruire le programme de missiles iranien, à empêcher l'obtention d'une arme nucléaire et à couper le soutien aux groupes armés alliés. Un cessez-le-feu en juin s'est effondré en quelques semaines en raison de différends sur les routes maritimes à travers Ormuz, et les combats ont repris en juillet. Les médiateurs Pakistan et Qatar ont contribué à la conclusion d'un protocole d'accord en 14 points le 17 juin à Islamabad, censé conduire à une paix permanente dans les 60 jours et à un retour progressif du trafic maritime aux niveaux d'avant-guerre. Cet accord a échoué après que l'Iran a attaqué des navires empruntant la route sud le long de la côte omanaise, la qualifiant de « non autorisée ». Les États-Unis ont riposté par des frappes, et l'Iran a tiré des missiles et des drones sur des bases abritant des forces américaines. Une brève pause dans les combats a suivi alors que les efforts diplomatiques s'intensifiaient.
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Le différend sur la route
Baghaei a insisté sur le fait que tout nouvel accord de route avec Oman ne signifiait pas que le détroit rouvrirait ou reviendrait à son statut d'avant le 28 février. Il a imputé la fermeture aux États-Unis, citant leur blocus naval et les « mesures hostiles » contre l'Iran.
Le détroit a été fermé en raison de la violation par les États-Unis de leurs engagements, de leur blocus naval de l'Iran et de toutes les mesures hostiles que les États-Unis ont prises contre la République islamique d'Iran durant cette période.
L'Iran a cherché à conserver le contrôle de ce point de passage comme principale source de levier. La route sud, qui longe la côte omanaise, a été un point de discorde particulier. Baghaei a déclaré que Téhéran n'autoriserait pas les navires à l'emprunter, la décrivant comme « dangereuse et nuisible à notre sécurité et à nos intérêts nationaux ». La nouvelle route est censée être un compromis respectant la souveraineté des deux pays, mais les détails restent flous.
Prochaines étapes
Le député iranien Hassan Ghaschghawi, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement, a déclaré que les médiateurs tentaient de relancer le protocole d'accord de juin et qu'une délégation iranienne pourrait se rendre à nouveau à Mascate. Il a noté qu'Ormuz restait la question centrale. Les discussions de lundi annoncées par Trump, si elles ont lieu, pourraient tester si une désescalade plus large est possible. Cependant, avec l'Iran insistant sur le fait que le détroit ne reviendra jamais à son statut d'avant-guerre et les États-Unis exigeant une réouverture complète, la voie vers un accord durable reste incertaine.


