L'administration Trump serait proche d'un accord avec Moscou susceptible de libérer plusieurs Américains détenus en Russie, selon des responsables américains cités par ABC News. L'émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président, coordonnent les discussions, que ces responsables présentent comme étant à leur stade final. Le dossier central est celui de Stephen Hubbard, un enseignant retraité de 72 ans que le département d'État considère comme détenu à tort en Russie. D'autres Américains poursuivis dans des affaires que l'administration juge douteuses figurent également à l'ordre du jour. Les sources ont précisé qu'aucun accord définitif n'existe pour l'instant et que ses termes pourraient encore évoluer ou l'ensemble échouer.
Lundi, Trump a déclaré œuvrer à la libération d'un otage que les États-Unis poursuivaient depuis longtemps, ajoutant que cela se produirait bientôt, une remarque rapportée comme visant Hubbard. Mardi, le vice-ministre des Affaires étrangères Serghei Riabkov a indiqué que la question des prisonniers était toujours traitée par les canaux du renseignement. Il a dit connaître le nom de Hubbard mais n'avoir rien à annoncer sur ce dossier. Ce que Moscou pourrait obtenir en retour reste flou.
Ces discussions interviennent alors que l'administration a pris plusieurs décisions perçues comme favorables à la Russie. Figure parmi elles la suspension des sanctions visant des responsables et des oligarques russes. La loi adoptée par le Congrès en septembre à une très large majorité permettait à Trump de suspendre ces mesures, et il a utilisé cette option presque immédiatement. Il a aussi signé un décret reportant un paquet de sanctions bipartisanes portant le nom du défunt sénateur Lindsey Graham, qui ciblait des responsables, des banques, des négociants en énergie et le secteur pétrolier, en invoquant l'intérêt national.
La Maison-Blanche a par ailleurs conclu un arrangement sur le diesel avec Poutine. Une analyse du Spectator soutient que les volumes de cet accord sont très inférieurs aux flux du marché et que la Russie pourrait manquer de capacités alors que les frappes de drones ukrainiens à longue portée se poursuivent.
Les États-Unis ont suspendu le partage de renseignement d'alerte précoce avec Kyiv la semaine du 12 octobre. Mardi, Zelenski a déclaré que l'Ukraine recevait de nouveau des avertissements préalables sur les missiles balistiques russes en approche et que le dispositif fonctionnait. Rubio, qui avait restreint cette même semaine Starshield, la version militaire du service internet par satellite d'Elon Musk, a qualifié de fausses les accusations selon lesquelles Washington limiterait son aide en renseignement et affirmé que Trump n'avait ordonné aucun changement de ce type.
Zelenski a rencontré Witkoff à Oslo, en présence du président finlandais Alexander Stubb et du Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, Kushner participant par visioconférence. Zelenski a ensuite demandé une réunion trilatérale avec Trump et Poutine, ainsi qu'une rencontre à Oslo incluant des responsables américains et les alliés européens que sont la France, l'Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni. Støre a qualifié ce moment de critique pour l'Ukraine. Witkoff doit se rendre à Moscou mercredi 21 octobre pour rencontrer Poutine, et un responsable américain a indiqué qu'il visait à ouvrir la voie à des discussions trilatérales directes et à des négociations multilatérales plus larges.
Rubio a déclaré lundi que des discussions sur une réunion avaient eu lieu, mais qu'il ignorait si tout avait été finalisé. L'analyse du Spectator rapporte que le Kremlin a proposé un sommet trilatéral à Shenzhen, en Chine, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique en novembre. Interrogé sur la question de savoir si l'Ukraine perdait la guerre, Zelenski a répondu que non, tout en reconnaissant que des vies étaient perdues sous les frappes russes.
Le ton de Trump envers Kyiv s'est durci au cours du week-end des 17 et 18 octobre, puis de nouveau mardi. Dans un message sur Truth Social, il a accusé Zelenski de prolonger la guerre pour en tirer un profit financier. À la Maison-Blanche mardi, il a affirmé que Zelenski aurait pu conclure un accord deux ans plus tôt, en référence à un échange dans le Bureau ovale au début de 2025, et soutenu que les États-Unis n'avaient rien retiré de leur aide sinon des souffrances, des morts et de lourdes pertes financières.
Les républicains du Congrès sont mécontents. Des membres de la commission des forces armées du Sénat ont demandé à Trump de négocier un accord aux termes duquel Kyiv limiterait ses frappes contre les infrastructures énergétiques russes. Un autre groupe a tenu un appel d'urgence avec Zelenski, tandis qu'une troisième faction a menacé de bloquer les priorités législatives de l'administration dans les derniers mois du mandat. Trump prépare les élections de mi-mandat qui détermineront la composition du Congrès pour les deux dernières années de son mandat.
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Des responsables américains affirment qu'un accord avec Moscou pourrait libérer plusieurs Américains détenus en Russie, dont un enseignant retraité de 72 ans. Trump a par ailleurs publiquement imputé à Zelenski l'enlisement de la guerre et déclaré que l'Ukraine n'avait rien obtenu d'utile des États-Unis en échange de son aide.
Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro, Digi24, Stirile ProTV et d’autres médias. Publié .