
Trump et Pezeshkian signent un protocole d'accord de cessez-le-feu au G7, mettant fin à 110 jours de guerre au Moyen-Orient
Donald Trump et Masoud Pezeshkian ont signé mercredi à Versailles un mémorandum d'entente à l'issue du sommet du G7, suspendant les opérations militaires, rouvrant le détroit d'Ormuz et fixant un délai de 60 jours pour un accord de paix définitif.
Cessez-le-feu signé à Versailles
Le mémorandum d'entente, intitulé « Mémorandum d'entente d'Islamabad entre les États-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran », a été signé par les deux présidents lors d'un dîner aux chandelles au palais de Versailles. Emmanuel Macron, l'hôte, et d'autres invités ont applaudi, selon une vidéo publiée par un collaborateur de Trump. Le document avait été signé numériquement quatre jours plus tôt, dimanche, par le vice-président américain JD Vance et le négociateur en chef iranien Mohammad Baqer Qalibaf, en présence de Trump.
Je viens de le signer.
L'accord met un terme à la guerre qui a commencé le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires contre l'Iran, provoquant des contre-attaques iraniennes avec des missiles et des drones dans toute la région et la fermeture effective du détroit d'Ormuz. Selon le texte, les deux parties et leurs alliés déclarent un arrêt immédiat et définitif des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.
Dans les coulisses du protocole d'accord en 14 points
Des hauts responsables américains ont dicté le projet d'accord aux journalistes avant la signature. Le document engage Washington à lever immédiatement son blocus naval contre l'Iran, avec un retrait complet dans les 30 jours. En échange, l'Iran rouvrira instantanément le détroit d'Ormuz. Les États-Unis s'engagent également à lever les sanctions pétrolières qui paralysent l'économie iranienne. Une fois un accord définitif sur le programme nucléaire iranien conclu, les États-Unis faciliteront la mise en place d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, soutenu par des pays régionaux.
Dans un premier temps, la République islamique d'Iran rouvrira instantanément le détroit d'Ormuz et les États-Unis d'Amérique lèveront immédiatement le blocus naval.
Les deux parties s'engagent à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale, à s'abstenir de toute ingérence et à négocier un accord définitif dans un délai de 60 jours, avec une possibilité de prolongation par consentement mutuel. La plupart des questions les plus épineuses, notamment l'avenir du programme d'enrichissement iranien, sont renvoyées à ces négociations.
Israël juge l'accord « très mauvais », le G7 y voit une chance historique
L'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU, Danny Danon, a déclaré à Channel 14 que l'accord était « très mauvais » pour Israël, les États-Unis et les États du Golfe, accusant Trump de renforcer la main de l'Iran par précipitation. Le chef de l'opposition, Yair Lapid, a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis une victoire historique mais avait livré une crise avec les Américains, un détroit d'Ormuz ouvert pour l'Iran, de l'argent pour les Gardiens de la révolution et des missiles balistiques toujours pointés sur Israël.
Très mauvais.
À Évian-les-Bains, les dirigeants du G7 ont salué l'accord dans leur communiqué final comme une « occasion historique d'empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires ». Les dirigeants européens, largement mis à l'écart des négociations, ont exprimé leur soulagement que le détroit d'Ormuz soit rouvert, même si certains ont vu l'accord en privé comme un revers stratégique. L'inclusion du Liban dans le cessez-le-feu oblige en pratique l'Iran à freiner le Hezbollah, bien qu'Israël conserve le droit de riposter en cas d'attaque et n'ait pas été partie prenante aux pourparlers.
Le compromis nucléaire et la levée des sanctions
L'Iran a concédé que son stock de 440 kilogrammes d'uranium hautement enrichi serait dilué sur son sol sous la supervision de l'AIEA. Les responsables américains ont présenté cela comme une concession iranienne, mais l'Iran avait offert les mêmes conditions en février, avant la guerre. La question des niveaux d'enrichissement et des autres besoins nucléaires est reportée à l'accord définitif, les deux parties s'engageant seulement à en discuter dans un cadre satisfaisant.
Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a présenté le résultat comme un échec américain, déclarant à la télévision d'État que les succès militaires du pays lui avaient permis d'entrer dans les négociations en position de force. L'agence de presse officielle IRNA a publié le texte mercredi soir, en concordance avec les versions diffusées par les médias occidentaux.
Les gens verront et jugeront.
La suite
Une cérémonie officielle et le début des discussions techniques sont prévus vendredi en Suisse, sous la médiation du Pakistan et du Qatar. Trump a profité de son passage au G7 pour remercier le président chinois Xi Jinping et le président russe Vladimir Poutine d'être restés neutres pendant le conflit, affirmant qu'ils avaient évité d'envoyer des armes lourdes et facilité la résolution. Pékin et Moscou entretiennent des liens étroits avec Téhéran, et les raffineurs indépendants chinois ont continué à acheter du pétrole iranien malgré les sanctions américaines.
Je veux remercier la Chine, le président Xi. J'étais avec lui, et il est resté neutre, totalement neutre, et je l'apprécie. Et je veux remercier Vladimir Poutine, il a été très neutre.
Les prix du pétrole ont chuté à l'annonce, même si les analystes ont prévenu que l'offre sur le marché mondial pourrait rester tendue. Le délai de 60 jours pour négocier un règlement permanent commence immédiatement.
- Les États-Unis et Israël lancent une opération militaire contre l'Iran
- Vance et Qalibaf signent numériquement le protocole d'accord, en présence de Trump
- Trump et Pezeshkian signent le protocole d'accord à Versailles
- Cérémonie officielle et début des discussions techniques en Suisse
- Date limite pour la levée complète du blocus naval américain
- Délai de 60 jours pour négocier un accord de paix définitif


