
Des frappes israéliennes tuent 11 personnes dans le sud du Liban, journée la plus meurtrière depuis le cessez-le-feu de juin
Des frappes aériennes israéliennes le 15 août ont tué au moins 11 personnes, dont trois enfants, dans le sud du Liban, le bilan le plus lourd depuis le cessez-le-feu du 20 juin, alors que le Hezbollah menace de représailles et que des pourparlers à Rome se profilent en septembre.
Des frappes israéliennes touchent le sud du Liban
Des frappes aériennes israéliennes samedi 15 août ont tué au moins 11 personnes dans le sud du Liban, le bilan quotidien le plus lourd depuis l'accord de cessez-le-feu du 20 juin entre Israël et le Hezbollah. Le ministère libanais de la Santé a fait état de sept personnes tuées dans le village d'Ansar, dont trois enfants et deux femmes, et de quatre autres tuées à Deir al-Zahraní. Dix-neuf personnes ont été blessées lors des deux frappes. Le bilan a augmenté au cours de la journée : les premiers rapports de l'Agence nationale d'information faisaient état de neuf morts avant que le ministère ne le porte à onze.
L'armée israélienne a déclaré que les frappes visaient des infrastructures du Hezbollah dans une zone de sécurité du sud du Liban, en représailles à une action du Hezbollah contre des troupes israéliennes qui a grièvement blessé trois soldats. Israël a affirmé avoir frappé un quartier général de l'unité d'élite Radwan à Ansar, tuant Ali Samir al-Haj Hassan, un commandant de bataillon de cette unité. L'armée a ensuite reconnu que des membres de la famille du commandant figuraient parmi les morts, affirmant que les civils n'étaient pas visés et accusant le Hezbollah d'avoir placé la famille dans une installation utilisée à des fins militaires. Israël a également indiqué avoir frappé des positions près de la crête d'Ali al-Taher, qu'il considère comme un point stratégique où l'organisation maintient des installations souterraines.
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- Des frappes aériennes israéliennes tuent 11 personnes à Ansar et Deir al-Zahraní ; le Hezbollah menace de représailles
Les responsables libanais condamnent les attaques
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré qu'une famille entière avait été tuée à Ansar et a condamné « l'attaque israélienne et les violations répétées de l'accord-cadre et du droit international protégeant les civils ». Il a décrit les frappes comme envoyant un « message clair » sur l'avenir du processus de négociation, avant un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome en septembre.
Le Premier ministre Nawaf Salam a rejeté la justification israélienne, affirmant que les personnes tuées chez elles n'étaient pas des « infrastructures militaires » et dénonçant la mort de civils comme une escalade.
Doron Spielman, porte-parole du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que le gouvernement israélien estime que les frappes devraient servir de catalyseur à des négociations plus sérieuses plutôt que de conduire à leur abandon.
Le Hezbollah menace de représailles
Le Hezbollah a publié une déclaration menaçant de « représailles appropriées » et a appelé Beyrouth à cesser les négociations « humiliantes » qu'il mène avec Israël depuis avril.
L'ennemi israélien doit comprendre que ses attaques et ses tentatives d'imposer un fait accompli ne peuvent pas continuer et recevront la réponse appropriée au nom de la défense du Liban.
L'organisation soutenue par l'Iran avait déjà rejeté les termes de l'accord-cadre de juin négocié par les États-Unis, qui prévoit le maintien des troupes israéliennes dans le sud du Liban jusqu'à ce que le Hezbollah soit désarmé et que l'armée libanaise prenne le contrôle. Le chef du Hezbollah, dans un discours vendredi, a qualifié l'accord d'« ordre israélien écrit à l'encre israélienne » sur lequel les autorités libanaises avaient signé.
- Ansar
- 7
- Deir al-Zahraní
- 4
Contexte diplomatique et militaire
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré lors d'une visite dans le sud du Liban jeudi qu'Israël ne se retirerait pas des zones qu'il contrôle tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé. Un responsable du département d'État a déclaré qu'une présence militaire israélienne permanente dans la zone n'est pas conforme aux engagements inclus dans l'accord avec le gouvernement libanais. Au moins 4 300 personnes ont été tuées au Liban depuis le début du nouveau cycle d'hostilités le 2 mars.


