Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a annoncé le 24 mars 2026 que l’armée établirait une zone de sécurité dans le sud du Liban jusqu’au Litani. Cette bande, placée sous contrôle israélien, empêcherait le retour des civils libanais déplacés tant qu’Israël estimera que le nord de son territoire n’est pas sécurisé. L’annonce intervient dans un contexte d’escalade régionale et de pression diplomatique croissante sur Beyrouth.

Une zone jusqu’au Litani

Israel Katz a annoncé que l’armée israélienne contrôlera le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne.

Retour des civils conditionné

Le retour des civils libanais déplacés serait bloqué tant qu’Israël n’estimera pas le nord de son territoire sécurisé.

Cinq ponts déjà détruits

Le ministre affirme que cinq ponts sur le Litani, utilisés selon lui par le Hezbollah, ont déjà été détruits par l’armée israélienne.

Une zone représentant 10 % du Liban

Selon El Periódico, le périmètre évoqué couvre environ 10 % du territoire libanais.

Contexte régional et coût humain

Plus de 1 000 personnes ont été tuées selon le ministère libanais de la santé et plus d’un million ont été déplacées à travers le pays.

Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a annoncé le 24 mars 2026 que les troupes israéliennes allaient établir et contrôler une zone de sécurité dans le sud du Liban jusqu’au Litani, soit à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne. Selon lui, cette mesure doit empêcher le retour des civils libanais déplacés tant qu’Israël ne jugera pas le nord du pays suffisamment sûr. Israel Katz a fait cette annonce lors d’un briefing avec de hauts commandants militaires, parmi lesquels le chef d’état-major général de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir. Le ministre a ajouté que cinq ponts franchissant le Litani, qu’il a présentés comme ayant été utilisés par le Hezbollah pour transporter des combattants et des armes, avaient déjà été détruits par les forces israéliennes. D’après El Periódico, cette zone représente environ 10 % du territoire libanais. Israel Katz n’a pas précisé si ce contrôle militaire devait être temporaire ou durable et n’a avancé aucun calendrier pour un éventuel retrait.

Israël avait déjà occupé le sud du Liban de 1982 à 2000 avant de s’en retirer après un conflit prolongé avec le Hezbollah. Un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 imposait au Hezbollah de se replier au-delà du Litani et prévoyait la démilitarisation de la zone comprise entre le fleuve et la frontière israélienne, où seules la FINUL et l’armée libanaise étaient autorisées à opérer. Dans les mois qui ont suivi cet accord, les deux camps se sont régulièrement accusés de violations. La séquence actuelle d’escalade a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre l’Iran, tuant le guide suprême Ali Khamenei. Le 2 mars 2026, le Hezbollah a tiré des roquettes sur le nord d’Israël en représailles, déclenchant l’incursion terrestre israélienne et la campagne aérienne actuellement en cours.

Israel Katz a explicitement présenté la stratégie militaire dans le sud du Liban comme inspirée des opérations israéliennes à Gaza. Il a cité ce qu’il a appelé le modèle de « Rafah et Beit Hanoun », consistant à vider puis démolir les bâtiments proches de la frontière pour créer une zone tampon défensive. Selon la BBC, le ministère libanais de la santé a indiqué que plus de 1 000 personnes avaient été tuées depuis le début de cette phase du conflit, dont au moins 118 enfants et 40 personnels de santé. Ce ministère ne distingue pas, dans ses chiffres, les civils des combattants. Plus d’un million de personnes ont été déplacées à travers le Liban, ce qui alimente les mises en garde sur une crise humanitaire majeure. Le président libanais Joseph Aoun a qualifié les projets israéliens de « politique de punition collective contre les civils ». Selon La Vanguardia, deux soldats israéliens ont été tués au combat.

Key events in the Lebanon escalation: — ; — ; — ; —

Le ministre des finances avait déjà présenté le Litani comme la nouvelle frontière d’Israël L’annonce d’Israel Katz est intervenue au lendemain de la déclaration publique du ministre des finances, Bezalel Smotrich, selon laquelle le Litani devrait devenir la nouvelle frontière d’Israël avec le Liban. Il avait appelé à transformer l’espace situé au sud du fleuve en « zone de sécurité stérile ». Israel Katz ne s’est pas explicitement associé à cette revendication territoriale. Il a présenté la zone sous un angle sécuritaire plutôt que comme une annexion, sans donner la moindre indication sur la date d’un retrait ni sur son principe même. Parallèlement, les autorités libanaises ont engagé une démarche diplomatique en déclarant l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth persona non grata et en lui ordonnant de quitter le pays avant dimanche, selon El Periódico. D’après La Vanguardia, le Hezbollah, créé dans les années 1980 en réaction à l’occupation israélienne du Liban, a poursuivi ses tirs quotidiens de roquettes et de drones contre le territoire israélien et continue d’affronter les troupes israéliennes dans des villages du sud. Le gouvernement libanais a affirmé vouloir désarmer le Hezbollah, mais le mouvement a refusé d’aborder l’avenir de son arsenal. Évoquant l’inaction du gouvernement libanais lors de son briefing, Israel Katz a déclaré : „Le principe est clair : là où il y a du terrorisme et des missiles, il n’y a ni maisons ni habitants — et Tsahal est à l’intérieur.” — Israel Katz via BBC

Mentioned People

  • Israel Katz — izraelski minister obrony i członek izraelskiego gabinetu bezpieczeństwa
  • Eyal Zamir — szef Sztabu Generalnego Sił Obronnych Izraela
  • Bezalel Smotrich — izraelski minister finansów od 2022 r. i lider partii Religijny Syjonizm
  • Ali Khamenei — drugi najwyższy przywódca Iranu od 1989 r. do zamachu, w którym zginął w lutym 2026 r.

Sources: 12 articles