Le vice-président américain JD Vance est attendu à Islamabad ce samedi 11 avril 2026 pour mener des négociations cruciales avec une délégation iranienne. Cette initiative, médiatisée par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, vise à mettre fin à six semaines de conflit armé au Proche-Orient.

Négociations au sommet

JD Vance et une délégation iranienne se réunissent à Islamabad sous la médiation du Pakistan pour tenter de mettre fin au conflit.

Méfiance persistante

Malgré l'ouverture des discussions, les deux parties multiplient les avertissements et l'Iran pose des conditions préalables liées au Liban et aux avoirs gelés.

Volet libanais à Washington

Une rencontre séparée entre le Liban et Israël est prévue le 14 avril à Washington pour discuter d'une trêve bilatérale.

Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a quitté le pays vendredi et doit atterrir à Islamabad le samedi matin 11 avril 2026. Il y dirigera les négociations américaines avec une délégation iranienne au Pakistan, dans l'espoir de mettre un terme à six semaines de guerre au Proche-Orient. M. Vance sera accompagné de l'envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. La délégation iranienne, conduite par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et comprenant le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, est arrivée à Islamabad dès vendredi soir, où elle a été accueillie par son homologue pakistanais Ishaq Dar. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif assure le rôle de médiateur principal, ayant adressé l'invitation aux deux parties. Ces discussions s'ouvrent dans un climat de profonde méfiance mutuelle, chaque camp ayant multiplié les mises en garde avant même le début officiel des échanges. Le programme exact des discussions n'a été confirmé par aucune des deux délégations. Mises en garde réciproques avant l'ouverture des débatsMohammad Bagher Ghalibaf a immédiatement donné le ton de la position iranienne à son arrivée à Islamabad, à la tête d'une délégation de plus de 70 personnes. „Nous avons de bonnes intentions, mais nous n'avons pas confiance.” — Mohammad Bagher Ghalibaf via Le Parisien Il a souligné que les négociations passées avec les États-Unis s'étaient systématiquement soldées par des « échecs et des promesses non tenues », selon la télévision d'État iranienne. M. Ghalibaf avait précédemment averti que les discussions ne débuteraient qu'à deux conditions : un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens. De son côté, JD Vance a lancé un avertissement direct à Téhéran avant d'embarquer. „S'ils essaient de nous manipuler, ils verront que notre équipe de négociation ne se montrera pas très réceptive.” — JD Vance via SudOuest.fr M. Vance a toutefois précisé qu'il s'efforçait de mener des négociations positives, présentant ce voyage comme un véritable effort diplomatique plutôt que comme une confrontation. Le cessez-le-feu tient, mais le Pakistan redoute une phase ardueUn cessez-le-feu temporaire de deux semaines a été instauré dans la nuit de mardi à mercredi, offrant une fenêtre fragile pour les discussions d'Islamabad. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué cette avancée tout en prévenant que le processus diplomatique entrait dans sa phase la plus exigeante. „Une étape encore plus difficile nous attend désormais : établir une trêve durable et résoudre les questions délicates par les voies diplomatiques.” — Shehbaz Sharif via SudOuest.fr M. Sharif a qualifié cette étape de décisive pour l'avenir du conflit. Le président Trump a, pour sa part, affirmé vendredi que l'Iran n'avait « aucune carte en main » pour négocier, hormis le détroit d'Ormuz, que Téhéran bloque largement en guise de représailles depuis le début des hostilités. M. Trump a soutenu que ce passage stratégique serait « bientôt ouvert », bien que les marchés pétroliers soient restés prudents, le prix du baril n'étant repassé que légèrement sous les 100 dollars à la clôture vendredi.Le conflit a débuté le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé l'opération Epic Fury contre l'Iran. Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran, a été tué lors des premières frappes. Son fils, Mojtaba Khamenei, a ensuite été nommé guide suprême le 9 mars 2026. La guerre s'est étendue au Liban, où les frappes israéliennes ont causé des pertes civiles importantes. L'Iran a imposé une coupure d'Internet à sa population qui, selon certaines informations, dépasse désormais les 1 000 heures, une durée record. Réunion Liban-Israël prévue à Washington face à un bilan humain lourdParallèlement au processus d'Islamabad, le Liban et Israël ont accepté de tenir une première réunion le mardi 14 avril 2026 au siège du Département d'État américain à Washington, a annoncé vendredi la présidence libanaise. Cette rencontre vise à discuter de l'établissement d'une trêve et de la date du début des négociations formelles sous médiation américaine. Israël a toutefois précisé qu'il ne discuterait pas avec le Hezbollah, ce qui complexifie la portée d'un éventuel accord. Le coût humain du conflit au Liban est lourd : les frappes israéliennes menées simultanément sur l'ensemble du pays mercredi ont tué 357 personnes, selon le ministère libanais de la Santé. Ce dernier rapporte que le bilan cumulé des décès au Liban depuis le début de la guerre a atteint 1 953 victimes. Selon France 24, Beyrouth n'avait pas connu de bombardements d'une telle intensité depuis 1982.

Mentioned People

  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
  • Shehbaz Sharif — premier Pakistanu od 2024 roku
  • Mohammad Bagher Ghalibaf — przewodniczący parlamentu Iranu od 2020 roku
  • Abbas Araghchi — Minister Spraw Zagranicznych Iranu
  • Steve Witkoff — amerykański specjalny wysłannik
  • Jared Kushner — były starszy doradca i zięć Donalda Trumpa

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