Le Comité international olympique a annoncé, jeudi, qu’à partir des Jeux de Los Angeles en 2028, seules les athlètes biologiquement femmes pourront prendre part aux épreuves féminines, à la suite d’un test génétique effectué une seule fois. La décision, présentée par Kirsty Coventry, met fin à des règles dispersées selon les fédérations et s’appliquera à l’ensemble des compétitions d’élite placées sous l’égide du CIO, à l’exclusion du sport de loisir et de la pratique amateur.
Un nouveau critère biologique dès 2028
Le CIO imposera un test du gène SRY, effectué une seule fois, pour accéder aux épreuves féminines aux Jeux de Los Angeles 2028.
Kirsty Coventry défend une décision fondée sur la science
La présidente du CIO a invoqué la sécurité, l’équité et des données de performance pour justifier ce changement.
Paris 2024 et le cas Lundholm ont pesé
Les controverses de Paris et la participation d’Elis Lundholm aux Jeux d’hiver ont accéléré la refonte des règles d’éligibilité.
Le " />Comité international olympique a annoncé jeudi que seules les athlètes biologiquement femmes, déterminées par un test génétique effectué une seule fois, pourront participer aux épreuves de catégorie féminine aux Jeux olympiques, cette règle entrant en vigueur lors des Jeux de Los Angeles en 2028. La décision, dévoilée par la présidente du CIO Kirsty Coventry, impose à toutes les athlètes souhaitant concourir en catégorie féminine de se soumettre à un test du gène SRY, dont la présence entraînera l’inéligibilité de l’athlète pour la compétition féminine. Le CIO a présenté cette décision comme une mesure destinée à protéger la catégorie féminine et à instaurer une règle universelle pour le sport féminin d’élite, mettant fin à des années de réglementation fragmentée selon les différentes instances sportives. La politique couvre les sports individuels et collectifs et s’applique à toutes les compétitions d’élite sanctionnées par le CIO, en excluant explicitement de son champ le sport de loisir et la base.
Kirsty Coventry invoque la science, la sécurité et l’équité Kirsty Coventry, devenue présidente du CIO en juin 2025, première femme et première Africaine à occuper ce poste, a présenté cette politique comme fondée sur des données scientifiques et l’expertise médicale. „La politique que nous avons annoncée repose sur la science et a été élaborée avec des experts médicaux. Aux Jeux olympiques, les marges les plus faibles peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite. Il est donc absolument clair qu’il ne serait pas équitable que des hommes biologiques concourent dans la catégorie féminine. En outre, dans certains sports, ce ne serait tout simplement pas sûr.” — Kirsty Coventry via The Guardian Le CIO a publié un document de 10 pages exposant la base scientifique de cette décision, en citant des données de performance dans plusieurs disciplines. Selon ce document, il existe un 10-12% (percent) — avantage de performance masculin dans la plupart des courses et des épreuves de natation et un avantage supérieur à 20 % dans la plupart des lancers et des sauts, tandis que les écarts dépassent 100 % dans les sports de puissance explosive comme les sports de contact, l’haltérophilie et les sports de frappe. Le CIO a indiqué que les athlètes DSD et les femmes transgenres ayant effectué une transition du masculin vers le féminin conservent les avantages physiologiques de la puberté masculine. Kirsty Coventry a également précisé que les athlètes ne devront être dépistées qu’une seule fois dans leur vie, avec la possibilité d’un accompagnement et de conseils d’experts médicaux parallèlement à la procédure.
La controverse de Paris et le cas Lundholm ont accéléré le changement Le CIO a réexaminé sa politique d’éligibilité à la suite des controverses survenues aux Jeux de Paris 2024, où les boxeuses Imane Khelif et Lin Yu-ting ont concouru dans la catégorie féminine après que l’Association internationale de boxe les avait auparavant exclues des championnats du monde pour n’avoir pas, selon elle, satisfait à des critères de détermination du sexe non précisés. Les deux athlètes ont remporté l’or à Paris, alimentant un débat international sur les critères d’éligibilité dans le sport féminin. Plus récemment, le skieur de bosses suédois Elis Lundholm est devenu le premier athlète transgenre ouvertement déclaré à participer aux Jeux d’hiver, en prenant part à la compétition féminine lors des Jeux de Milano Cortina 2026. Lundholm, qui a été enregistré de sexe féminin à la naissance et s’identifie comme un homme, n’avait pas modifié légalement son état civil sexuel et n’avait pas subi de procédures médicales d’affirmation de genre, ce qui le rendait éligible selon les règles en vigueur à l’époque. La fédération suédoise a désigné Lundholm pour l’équipe féminine et le CIO a validé sa participation. Le nouveau test du gène SRY, s’il avait été en vigueur, n’aurait pas affecté l’éligibilité de Lundholm, puisqu’il est né femme et ne porterait pas le gène SRY. La nouvelle politique s’aligne également sur un décret signé par le président américain Donald Trump concernant les femmes transgenres dans le sport.
Le test génétique du sexe aux Jeux olympiques avait été introduit pour la première fois aux Jeux de Mexico en 1968 et est resté en usage jusqu’en 1996, lorsque le CIO y a mis fin à la suite de critiques émanant d’organisations médicales et de défense des droits humains. Le débat sur la participation des personnes transgenres et des athlètes DSD dans le sport féminin de haut niveau s’est intensifié après la participation de l’haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, où elle est devenue la première femme transgenre à participer après sa transition. La coureuse sud-africaine Caster Semenya, athlète DSD, a remporté l’or olympique du 800 m féminin en 2012 et en 2016 et se trouve au centre de longs contentieux juridiques sur la réglementation de la testostérone. Le cadre adopté par le CIO en 2021 s’éloignait des seuils d’éligibilité fondés sur la testostérone, laissant aux fédérations sportives individuelles le soin de fixer leurs propres règles, une approche fragmentée que la nouvelle politique universelle entend remplacer.
Le test génétique remplace des décennies de règles fédérales disparates La nouvelle procédure de dépistage est présentée comme non invasive, généralement réalisée par prélèvement buccal ou analyse de salive, et n’est requise qu’une seule fois au cours de la carrière d’une athlète. Le CIO a indiqué que la présence du gène SRY est « fixe tout au long de la vie » et constitue « une preuve hautement fiable qu’une athlète a connu un développement sexuel masculin ». La politique marque une rupture nette avec les cadres fondés sur la testostérone qu’avaient adoptés de nombreuses fédérations sportives individuelles ces dernières années, en les remplaçant par un critère biologique unique appliqué de manière uniforme à toutes les disciplines olympiques. Le CIO a précisé que cette règle ne constitue pas une interdiction générale faite aux personnes transgenres de pratiquer le sport, mais qu’elle encadre spécifiquement l’éligibilité à la catégorie féminine lors des compétitions d’élite sanctionnées par le CIO. Les instances dirigeantes du sport et des groupes de défense des athlètes réclamaient un standard cohérent à la suite des controverses de Paris, et le CIO a indiqué que ce nouveau cadre avait été élaboré avec la contribution d’experts médicaux.
Politique du CIO sur l’éligibilité à la catégorie féminine: Critère d’éligibilité (before: Règles fragmentées fixées par chaque fédération sportive, souvent fondées sur la testostérone, after: Dépistage universel du gène SRY, effectué une seule fois, pour toutes les compétitrices de la catégorie féminine); Éligibilité des femmes transgenres (before: Autorisée sous certaines conditions (par exemple des seuils de testostérone), after: Exclue en présence du gène SRY); Champ du dépistage (before: Variable selon le sport et la fédération, after: Toutes les compétitions d’élite sanctionnées par le CIO, pas le sport de loisir ni la pratique amateur); Test génétique aux Jeux olympiques (before: Abandonné après 1996, after: Réintroduit à partir des Jeux de Los Angeles 2028)
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Mentioned People
- Kirsty Coventry — prezydent Międzynarodowego Komitetu Olimpijskiego (MKOl) od czerwca 2025 roku
- Imane Khelif — algierska bokserka i złota medalistka igrzysk w Paryżu w 2024 roku
- Lin Yu-ting — tajwańska bokserka i złota medalistka olimpijska z 2024 roku
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Elis Lundholm — szwedzki narciarz freestyle’owy i pierwszy otwarcie transpłciowy uczestnik zimowych igrzysk
Sources: 21 articles
- IOC bant trans atleten van Olympische Spelen om vrouwencompetitie "te beschermen" (De Standaard)
- IOC weigert deelname van transgender vrouwen aan Olympische Spelen (NRC)
- Olympic Committee bans transgender women from female events (Deutsche Welle)
- IOC weigert deelname trans vrouwen aan Olympische Spelen 2028 (NOS)
- IOC führt verpflichtende Geschlechtertests für Frauen ein (Süddeutsche Zeitung)
- IOC kondigt algeheel verbod aan op transgender atleten bij vrouwenevenementen (AD)
- Transgender women banned from female Olympic events in new IOC ruling (The Independent)
- Transgender women athletes banned from female events at Olympics by IOC (The Guardian)
- IOC brings back gender testing for 2028 Summer Olympics (Le Monde.fr)
- El COI comunica que sólo las mujeres biológicas podrán participar en las disciplinas femeninas (LaVanguardia)