Six États ont signé à Londres une déclaration commune demandant à l'Iran de rouvrir le détroit d'Ormuz, tandis que les États-Unis ont approuvé plus de 16 milliards de dollars de ventes d'armes à des pays du Golfe visés par le conflit. Téhéran a répliqué par une mise en garde adressée à tout gouvernement qui s'alignerait sur Washington. L'ensemble souligne l'élargissement diplomatique et militaire de la crise dans la région.

Déclaration commune à Londres

Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont demandé à l'Iran de rouvrir le détroit d'Ormuz et ont condamné les attaques iraniennes.

Rome exclut tout engagement militaire

Antonio Tajani a affirmé que la déclaration de Londres était de nature exclusivement politique et ne valait pas engagement militaire.

Mise en garde de Téhéran

Abbas Araghchi a averti que tout pays aidant les États-Unis serait considéré comme complice.

Pression internationale sur Ormuz

L'Organisation maritime internationale a demandé la création d'un corridor sûr dans le détroit, au moment où le blocage perturbe transport maritime et marchés de l'énergie.

Washington approuve plus de 16 milliards de dollars d'armes

Les États-Unis ont validé des ventes d'armes à des pays du Golfe touchés par les frappes iraniennes, dans ce qui constitue leur engagement matériel le plus concret depuis le début du conflit.

Six pays ont publié à Londres une déclaration commune appelant l'Iran à rouvrir le détroit d'Ormuz, alors que les États-Unis ont approuvé des ventes d'armes de plus de 16 milliards de dollars à des États du Golfe touchés par le conflit en cours avec Téhéran. Selon Reuters, le texte, signé par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, condamne les attaques iraniennes et exige l'arrêt des actions qui entravent l'un des principaux points de passage maritimes au monde. Cette déclaration a été rendue publique le même jour que le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, adressait un avertissement appuyé à tout pays envisageant de s'aligner sur Washington. L'autorisation américaine en matière d'armement ajoute une dimension supplémentaire à une crise diplomatique et militaire en rapide évolution dans le Golfe. Tajani fixe une limite nette : un engagement politique, pas militaireLe vice-président du Conseil et ministre italien des affaires étrangères, Antonio Tajani, a rapidement précisé les limites de l'engagement de Rome, en affirmant que la déclaration de Londres relevait exclusivement du registre politique. „The London declaration is only political in nature, not military” (La déclaration de Londres est uniquement de nature politique, et non militaire) — Antonio Tajani via ANSA Cette mise au point reflète une tension plus large entre les six signataires, partagés entre la volonté d'afficher une solidarité diplomatique et leur réticence à être entraînés dans une implication militaire directe dans le conflit. La participation de l'Italie constitue néanmoins une étape notable pour un gouvernement qui cherche à concilier ses engagements atlantiques avec ses liens commerciaux historiquement étroits avec le Golfe et, plus largement, le Moyen-Orient. D'après ANSA, la déclaration des six pays condamne les attaques iraniennes et demande à Téhéran de cesser ses actions, sans aller jusqu'à engager l'un des signataires dans un rôle militaire destiné à garantir la liberté de navigation, selon le compte rendu de l'annonce de Londres. L'Iran avertit les alliés des États-Unis : vous serez des complicesLe ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu à la déclaration de Londres par une menace directe visant tout gouvernement qui envisagerait d'apporter son soutien aux États-Unis. „Whoever helps the USA will be an accomplice” — Abbas Araghchi via ANSA Cet avertissement met en évidence la stratégie de Téhéran, qui consiste à dissuader toute implication de pays tiers en augmentant le coût diplomatique et potentiellement militaire d'un alignement sur Washington. Le détroit d'Ormuz, que l'Iran a fermé de facto, assure le transit d'une part considérable du commerce énergétique mondial, et la poursuite de ce blocage a provoqué de fortes perturbations dans le transport maritime international et sur les marchés de l'énergie. L'Organisation maritime internationale a, séparément, demandé l'établissement d'un corridor sûr dans le détroit, selon ANSA. La convergence entre cette demande de l'OMI, la déclaration des six pays et l'approbation américaine en matière d'armement illustre l'ampleur de l'inquiétude internationale suscitée par la fermeture de cette voie maritime. 16 (billion USD) — Ventes d'armes américaines approuvées pour les États du Golfe touchés par l'Iran Guterres appelle toutes les parties à s'éloigner de l'escaladeLe secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lancé un appel sur deux volets, demandant aux États-Unis et à Israël d'arrêter la guerre tout en exhortant l'Iran à rouvrir le détroit d'Ormuz. „The United States and Israel stop the war, Iran opens the Strait of Hormuz” — António Guterres via ANSA Cet appel exerce une pression équivalente sur les deux camps du conflit et présente la réouverture du détroit et la cessation des hostilités comme deux objectifs liés, plutôt que comme des exigences successives. Selon ANSA, des dirigeants de l'Union européenne se sont également réunis avec António Guterres pour examiner les moyens d'améliorer la situation au Moyen-Orient, signe que le bloc cherche à adopter une position diplomatique coordonnée aux côtés de l'ONU. L'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran, baptisée Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026 et a entraîné la mort du Guide suprême Ali Khamenei lors des premières frappes. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été désigné Guide suprême le 9 mars 2026. Le conflit a conduit à une fermeture de facto du détroit d'Ormuz par l'Iran, déclenchant une réponse internationale de la part des organisations du transport maritime, des gouvernements occidentaux et des Nations unies. Les résultats de recherche en ligne cités par Reuters indiquent que l'Iran a intensifié ses attaques contre des installations pétrolières et gazières autour du Golfe, ce qui accroît encore les enjeux d'un conflit qui recompose déjà les marchés de l'énergie et les équilibres de sécurité régionaux. Selon ANSA, le paquet américain d'armements, approuvé au profit d'États du Golfe directement affectés par les frappes iraniennes, représente l'engagement matériel le plus concret de Washington envers ses partenaires régionaux depuis le début du conflit.

Mentioned People