Depuis le début de Operation Epic Fury, Israël multiplie les frappes contre de hauts responsables iraniens. Dans le même temps, l’Iran a visé une raffinerie dans le nord d’Israël et, pour la première fois, une frappe meurtrière iranienne a touché la Cisjordanie. Sur le plan diplomatique, les États du Golfe demandent un débat urgent à l’ONU tandis que des interrogations apparaissent aux États-Unis sur les objectifs israéliens.
Le ministre iranien du renseignement aurait été tué
Selon AP News et ANSA, la mort rapportée du ministre iranien du renseignement figure parmi les éliminations les plus marquantes depuis le début d’Operation Epic Fury.
Israël poursuit une stratégie de décapitation du commandement
Des experts cités par AP News jugent cette approche tactiquement efficace à court terme, mais potentiellement déstabilisatrice pour l’État iranien.
Une raffinerie visée dans le nord d’Israël
D’après des informations relayées par Mediapart, un missile iranien a frappé une raffinerie, sans bilan humain confirmé dans les articles sources.
Beit Awa touchée par une frappe iranienne meurtrière
Selon l’AFP, reprise par Courrier International, il s’agit de la première frappe iranienne mortelle sur un territoire palestinien, en Cisjordanie.
Les États du Golfe saisissent l’ONU
Reuters indique que les pays du Golfe ont demandé un débat d’urgence au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, sur fond d’interrogations américaines concernant les objectifs israéliens.
Depuis le lancement de Operation Epic Fury, Israël vise et tue rapidement des responsables iraniens de premier plan. La mort rapportée du ministre iranien du renseignement constitue, selon des informations d’AP News et de l’agence ANSA, l’une des éliminations les plus importantes recensées jusqu’à présent. Les experts cités par AP News estiment que cette stratégie consistant à décapiter la direction iranienne peut produire des effets tactiques à court terme, mais qu’elle comporte aussi le risque de déstabiliser l’État iranien de manière difficilement prévisible. La mort du ministre du renseignement, présentée par ANSA comme un coup porté au cœur de l’appareil sécuritaire du régime, a provoqué une vive émotion au sein de la diaspora iranienne et des milieux dissidents, qui redoutaient depuis longtemps l’influence de ce ministère. D’après l’enquête d’ANSA sur les moyens mobilisés pour ces frappes, Israël a mis en place un réseau sophistiqué d’actifs de renseignement et de capacités opérationnelles afin de mener ces assassinats ciblés. Le régime iranien, qui a perdu plusieurs hauts responsables depuis le début de la campagne, procède désormais à une réorganisation visible de sa chaîne de commandement, ce qui alimente les interrogations sur l’exercice effectif du pouvoir à Téhéran.
L’Iran frappe une raffinerie dans le nord d’Israël Une frappe de missile iranienne a touché une raffinerie de pétrole dans le nord d’Israël, selon des informations de presse citées par le média français Mediapart. Cette attaque marque une aggravation notable des capacités de riposte de l’Iran et de sa volonté de viser des infrastructures israéliennes civiles et économiques. Les articles sources ne faisaient état d’aucun bilan humain confirmé concernant la raffinerie. L’attaque souligne le caractère bilatéral du conflit : les deux camps démontrent désormais leur capacité à frapper des cibles stratégiquement importantes loin à l’intérieur du territoire adverse. Le fait que l’Iran soit encore en mesure de conduire ce type de frappe malgré la pression continue exercée sur sa hiérarchie militaire et ses services de renseignement laisse penser que le pays conserve des capacités offensives substantielles, même si sa structure de commandement subit des atteintes répétées. L’Iran et Israël sont engagés dans un conflit par procuration depuis 1985. L’Iran a historiquement soutenu des milices chiites libanaises, dont le Hezbollah, ainsi que des groupes palestiniens tels que le Hamas, tandis qu’Israël a apporté son soutien à des forces d’opposition iraniennes. L’affrontement militaire direct en cours, commencé le 28 février 2026 avec les frappes américano-israéliennes qui ont tué le guide suprême de l’époque, Ali Khamenei, marque une rupture nette avec des décennies de guerre indirecte. Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême tué Ali Khamenei, a été nommé nouveau guide suprême le 9 mars 2026, au milieu de la campagne en cours.
Une première frappe iranienne meurtrière tue des Palestiniens en Cisjordanie Une frappe iranienne meurtrière sans précédent a touché la ville cisjordanienne de Beit Awa, selon un reportage de l’AFP repris par Courrier International, suscitant la stupeur parmi la population palestinienne. L’attaque est présentée comme inédite : c’est la première fois que l’Iran frappe directement un territoire palestinien avec des conséquences mortelles, un développement qui complique encore le paysage politique et émotionnel pour des Palestiniens pris entre les parties en guerre. Des habitants et des observateurs cités par l’AFP décrivent à Beit Awa un climat d’incrédulité. La formule « pas notre guerre » résume, selon eux, le sentiment d’une population qui ne cherchait pas à devenir la cible de tirs iraniens. L’incident montre l’extension géographique du conflit entre Israël et l’Iran, qui a désormais fait des victimes en Cisjordanie en plus des territoires israélien et iranien. Cette frappe devrait avoir des répercussions politiques importantes sur la relation entre l’Iran et les communautés palestiniennes qu’il affirme défendre de longue date.
Les États du Golfe réclament un débat à l’ONU pendant que Washington s’interroge sur les objectifs israéliens Les États du Golfe ont officiellement demandé un débat d’urgence au Conseil des droits de l’homme de l’ONU au sujet de la situation, d’après des documents consultés par Reuters. Cette initiative traduit une inquiétude croissante parmi les États arabes du Golfe quant à l’évolution du conflit et à ses dimensions humanitaires, alors même que ces pays ont, dans l’ensemble, évité toute implication militaire directe. Par ailleurs, des agences de renseignement américaines ont estimé qu’Israël poursuivait dans ce conflit des objectifs différents de ceux de son allié américain, selon des informations du média portugais Notícias ao Minuto, qui cite des sources du renseignement américain. Cet écart sur les buts de guerre entre Washington et Tel-Aviv ajoute une dimension diplomatique supplémentaire à une alliance qui affiche publiquement un front uni depuis le lancement d’Operation Epic Fury le 28 février 2026. La combinaison de la pression diplomatique exercée par les États du Golfe aux Nations unies et de divergences internes entre alliés sur les objectifs israéliens laisse penser que le cadre politique entourant le conflit est soumis à des tensions croissantes, alors même que la campagne militaire continue de s’intensifier.