Les services de renseignement américains ont estimé que l’Iran n’avait pas relancé de programme d’armes nucléaires avant le début de la campagne militaire américano-israélienne du 28 février 2026. Cette information, confirmée selon Observador, jette une lumière nouvelle sur les justifications avancées pour Operation Epic Fury. Elle relance les interrogations sur les évaluations du renseignement qui ont précédé les frappes.
Le renseignement américain n’évoque pas de reprise du programme nucléaire
Selon les services de renseignement américains, l’Iran n’avait pas relancé de programme d’armes nucléaires avant la campagne commencée le 28 février 2026, ce qui interroge les motifs avancés pour l’offensive.
Des cibles nucléaires, militaires et énergétiques ont été frappées
Les forces américaines et israéliennes ont visé des sites iraniens, y compris des infrastructures énergétiques sur Kharg Island, dans le cadre de l’opération conjointe.
La décision américaine aurait été précédée par plusieurs incidents précis
Des récits cités par eldiario.es évoquent l’expulsion d’un responsable militaire ainsi qu’une conversation sur des chaussures et une fuite en urgence parmi les éléments ayant précédé l’engagement américain.
Israël est présenté comme moteur du rythme de la campagne
Plusieurs analyses décrivent un rôle déterminant d’Israël dans la définition de l’allure et des cibles des opérations, avec une influence stratégique exercée de Tel-Aviv vers Washington.
Le soutien à la guerre ne profite pas à Netanyahu
En Israël, l’appui à la guerre reste élevé mais il ne se traduit pas par une hausse de la popularité personnelle de Benjamin Netanyahu.
Les services de renseignement américains ont indiqué que l’Iran n’avait pas repris son programme d’armes nucléaires avant la campagne militaire américaine et israélienne commencée le 28 février 2026, une conclusion qui a attiré l’attention sur les justifications officielles de Operation Epic Fury. Cette révélation, confirmée selon Observador, ajoute un élément important à la compréhension des origines du conflit et soulève des questions sur les évaluations du renseignement qui ont précédé les frappes. Selon des résultats de recherche en ligne, les forces américaines et israéliennes ont visé des sites nucléaires et militaires iraniens ainsi que des infrastructures énergétiques, notamment des champs gaziers et des installations situées sur Kharg Island. La campagne a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei lors des premières frappes du 28 février, puis son fils Mojtaba Khamenei a été nommé à cette fonction le 9 mars 2026. La guerre a suscité une attention internationale non seulement en raison de sa dimension militaire, mais aussi des dynamiques politiques et du renseignement qui ont présidé à son déclenchement.
L’expulsion d’un officier et une conversation sur des chaussures ont précédé la décision américaine Les éléments internes qui ont conduit les États-Unis à rejoindre la campagne contre l’Iran ont impliqué une série d’incidents précis, parmi lesquels l’expulsion d’un responsable militaire et des échanges que des informations rapportées par eldiario.es décrivent comme une conversation sur des chaussures et une fuite menée dans l’urgence. Ce récit, tiré de l’Article 1, présente la montée vers les frappes comme un processus façonné par une succession de moments de tension diplomatique et militaire plutôt que par un calcul stratégique unique. Donald Trump, qui exerçait les fonctions de 47e président des États-Unis, a qualifié la guerre d’« excursion » et a déclaré que la décision d’y mettre fin serait prise d’un commun accord avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon une dépêche de Reuters datée du 8 mars 2026. Cette présentation du conflit comme une entreprise conjointe de Washington et de Jérusalem a renforcé l’idée qu’Israël a joué un rôle moteur dans la définition du rythme et des cibles de la campagne. eldiario.es a décrit Israël comme imposant le tempo à Trump par une escalade dangereuse en Iran, suggérant que, dans ce conflit, l’influence stratégique a largement circulé de Tel-Aviv vers Washington.
Le réseau israélien d’éliminations ciblées agit en profondeur sur le territoire iranien Israël dispose d’un vaste réseau chargé de mener des éliminations ciblées à l’intérieur de l’Iran, selon des informations publiées par ANSA. L’existence et l’ampleur de ce dispositif sont devenues un point central de l’analyse au fil du conflit, alors que se posent des questions sur la capacité d’une stratégie consistant à éliminer des figures dirigeantes iraniennes à produire des résultats stratégiques durables. Une analyse publiée par Ziare.com s’est demandé si l’Iran pouvait être mis à genoux par des assassinats et a conclu que la « stratégie de décapitation » attribuée à Netanyahu, qui vise les dirigeants iraniens, comportait d’importants risques d’échec. Israël et l’Iran sont engagés depuis des décennies dans un conflit indirect prolongé, marqué par des cyberattaques, des assassinats de scientifiques du nucléaire et des guerres par procuration dans l’ensemble de la région. L’élimination de hauts responsables militaires et politiques iraniens constitue un élément récurrent de la stratégie israélienne, avec des opérations attribuées aux services de renseignement israéliens sur le territoire iranien. La relation militaire entre les États-Unis et Israël s’est historiquement caractérisée par une coordination étroite sur la politique à l’égard de l’Iran, même si le degré de participation directe américaine à des opérations de frappe a fortement varié selon les administrations. Le quotidien grec Kathimerini a publié une analyse sur les attentes déçues en Iran et, plus largement, sur le schéma de l’engagement militaire américain au Moyen-Orient, inscrivant la campagne actuelle dans une histoire plus longue d’interventions américaines ayant produit des résultats différents des objectifs initiaux. Le débat stratégique sur la capacité des éliminations ciblées et des frappes à modifier en profondeur la trajectoire politique iranienne reste ouvert parmi les analystes et les responsables politiques.
Le soutien à la guerre reste élevé en Israël, sans amélioration pour Netanyahu En Israël, le soutien de l’opinion à la guerre contre l’Iran demeure élevé, mais cet appui large ne s’est pas traduit par un gain de popularité personnelle pour le premier ministre Benjamin Netanyahu, selon des informations de Publico. L’écart entre l’adhésion à la campagne militaire et l’approbation de son principal architecte politique reflète un schéma déjà observé lors de précédentes phases d’opérations militaires israéliennes, lorsque le public soutient la mission tout en conservant des réserves sur le dirigeant qui la conduit. Benjamin Netanyahu, premier ministre d’Israël depuis 2022 et chef de gouvernement resté le plus longtemps en fonctions dans le pays selon sa page Wikipédia, reste confronté à des pressions politiques internes alors même qu’il mène une guerre régionale majeure. Un commentaire publié par eldiario.es sous le titre « Avec de tels alliés, qui a besoin d’ennemis » a estimé que la relation entre les États-Unis et Israël dans ce conflit comporte ses propres tensions et contradictions, malgré l’affichage d’une coordination étroite. La soutenabilité politique de la campagne, en Israël comme aux États-Unis, dépendra en partie de la manière dont les opinions publiques des deux pays percevront ses coûts et ses résultats au fur et à mesure de la poursuite de la guerre.
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Benjamin Netanyahu — premier Izraela