Devant la Chambre des communes ce lundi 20 avril 2026, le Premier ministre britannique Keir Starmer a reconnu une faute politique majeure concernant la nomination de Peter Mandelson au poste d'ambassadeur aux États-Unis. Fragilisé par les appels à la démission de l'opposition, le chef du gouvernement a personnellement présenté ses excuses aux victimes de Jeffrey Epstein.
Aveu d'erreur de jugement
Keir Starmer a admis publiquement devant le Parlement qu'il n'aurait pas dû nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington.
Excuses aux victimes
Le Premier ministre a présenté des excuses officielles aux victimes de Jeffrey Epstein en raison des liens de l'ambassadeur avec le délinquant sexuel.
Faille administrative
Une enquête du Guardian a révélé qu'une habilitation de sécurité avait été accordée à Mandelson malgré un avis défavorable des services de contrôle.
Pression de l'opposition
L'opposition réclame la démission du Premier ministre, remettant en cause sa compétence et sa transparence dans la gestion de cette affaire.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré devant la Chambre des communes, le lundi 20 avril 2026, qu'il avait commis une « erreur de jugement » en nommant Peter Mandelson ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, présentant ses excuses aux victimes du délinquant sexuel Jeffrey Epstein. M. Starmer a affirmé directement devant les députés qu'il « n'aurait pas dû nommer Peter Mandelson » et a assumé la responsabilité personnelle de cette décision. Cet aveu intervient alors que le Premier ministre fait face à des appels croissants à la démission de la part de l'opposition. Cette déclaration marque une nouvelle étape dans la crise politique qui affaiblit le gouvernement Starmer depuis plusieurs mois. M. Mandelson avait été démis de ses fonctions d'ambassadeur en septembre 2025 après que Keir Starmer l'eut accusé d'avoir menti de manière répétée sur l'étendue de ses liens avec Epstein.
„Au cœur de tout cela, il y a également une erreur de jugement de ma part. Je n'aurais pas dû nommer Peter Mandelson. J'assume la responsabilité de cette décision et je présente à nouveau mes excuses aux victimes du délinquant sexuel Jeffrey Epstein.” — Keir Starmer via RTBF
Un rapport du Guardian sur l'enquête de sécurité relance le scandale L'affaire a ressurgi le jeudi 16 avril 2026, lorsque le journal The Guardian a révélé que le Foreign Office avait accordé à Peter Mandelson son habilitation de sécurité pour le poste à Washington en janvier 2025, malgré un avis défavorable du service chargé de vérifier ses antécédents. Cette révélation a immédiatement soulevé des questions sur la manière dont cette habilitation a pu être approuvée contre l'avis des services de contrôle. M. Starmer a déclaré au Parlement qu'il n'avait été informé de cet avis défavorable que le mardi 14 avril 2026, insistant sur le fait qu'il n'aurait pas procédé à la nomination s'il en avait eu connaissance. Il a ajouté que cet avis négatif « aurait dû lui être communiqué », suggérant une défaillance au sein de la chaîne administrative gouvernementale. Ces révélations ont mis l'accent non seulement sur le comportement de M. Mandelson, mais aussi sur les processus internes du ministère des Affaires étrangères et du bureau du Premier ministre. Les partis d'opposition se sont saisis de ces informations pour interroger Keir Starmer sur ce qu'il savait et à quel moment, présentant l'épisode comme un problème de compétence et de transparence gouvernementale.
„Si j'avais su, avant qu'il ne prenne ses fonctions, que l'avis du service responsable des vérifications était de refuser l'habilitation de sécurité, je n'aurais pas procédé à cette nomination.” — Keir Starmer via Franceinfo
Les liens avec Epstein à l'origine du limogeage de septembre 2025 Peter Mandelson, figure historique des gouvernements travaillistes de Tony Blair et Gordon Brown, avait été nommé ambassadeur à Washington et avait pris ses fonctions après l'obtention de son habilitation en janvier 2025. Sa mission a pris fin en septembre 2025 lorsque Keir Starmer l'a démis de ses fonctions, évoquant des mensonges répétés sur la nature et l'étendue de sa relation avec Jeffrey Epstein. Jeffrey Epstein est décédé en 2019, mais ses connexions avec des personnalités publiques continuent de susciter des controverses politiques dans plusieurs pays. La question de la nature exacte des liens entre M. Mandelson et Epstein, ainsi que sa sincérité lors du processus de vérification, est restée au centre du débat parlementaire lundi. La reconnaissance par M. Starmer d'une erreur de jugement représente une concession politique majeure, alors qu'il avait initialement défendu cette nomination avant de s'en séparer.
Peter Mandelson a été une figure centrale de la politique travailliste britannique pendant des décennies, occupant des postes ministériels sous Tony Blair et Gordon Brown. Il fut député de Hartlepool de 1992 à 2004. Sa nomination comme ambassadeur à Washington s'inscrivait dans la stratégie diplomatique du gouvernement Starmer après le retour des travaillistes au pouvoir en juillet 2024. Le scandale Epstein a eu de vastes répercussions politiques internationales, de nombreuses personnalités publiques étant scrutées pour leurs liens passés avec le délinquant sexuel.
L'opposition maintient la pression et réclame une démission Les appels de l'opposition à la démission de Keir Starmer se sont intensifiés après son passage devant la Chambre des communes ce lundi. Les détracteurs soutiennent que l'ignorance invoquée par le Premier ministre concernant l'avis de sécurité défavorable constitue en soi un aveu préjudiciable, suggérant soit un manque de supervision gouvernementale, soit une défaillance de la responsabilité au plus haut niveau. La position du Premier ministre est d'autant plus délicate que le scandale dure depuis plusieurs mois, ce qui signifie que les excuses du 20 avril ne sont pas sa première intervention publique sur le sujet. La session à la Chambre des communes a servi de moment de redevabilité formelle, les députés interrogeant le Premier ministre sur la chronologie des décisions d'habilitation. L'utilisation répétée par M. Starmer de la phrase « j'assume la responsabilité » témoigne d'une tentative de limiter les dégâts politiques en acceptant une culpabilité personnelle plutôt qu'en rejetant la faute sur les fonctionnaires. Il restait incertain, lundi soir, que cet aveu suffise à apaiser les critiques ou s'il ne ferait qu'alimenter les demandes de démission.
Scandale de la nomination de Mandelson — dates clés: — ; — ; — ; — ; —
Mentioned People
- Keir Starmer — Brytyjski polityk i prawnik, pełniący funkcję premiera Wielkiej Brytanii od 2024 roku
- Peter Mandelson — Brytyjski były polityk Partii Pracy, lobbysta i dyplomata
- Jeffrey Epstein — Zmarły amerykański przestępca seksualny i finansista
Sources: 12 articles
- "Não devia ter nomeado Peter Mandelson". Starmer enfrenta parlamento, assume erro, pede desculpa e afasta demissão (Observador)
- Affaire Mandelson : Keir Starmer se bat pour sa survie politique (L'Opinion)
- Keir Starmer aurait été trompé par les Affaires étrangères sur Peter Mandelson : "Je ne l'aurais jamais nommé" (La Libre.be)
- Affaire Epstein : Keir Starmer reconnaît qu'il n'aurait pas dû nommer Mandelson ambassadeur aux États-Unis (SudOuest.fr)
- Affaire Epstein: face aux appels à la démission, Starmer reconnaît qu'il n'aurait pas dû nommer Mandelson (RFI)
- Keir Starmer admite erro na nomeação de Mandelson mas resiste a demissão (Notícias ao Minuto)
- Sur le gril au Parlement, Starmer reconnaît qu'il n'aurait pas dû nommer Mandelson (Courrier international)
- Sur le gril au Parlement, Starmer reconnaît qu'il n'aurait pas dû nommer Mandelson (Mediapart)
- 'Je n'aurais pas dû nommer Peter Mandelson' : le mea culpa de Keir Starmer, empêtré dans les soubresauts de l'affaire Epstein - RTBF Actus (RTBF)
- Le Premier ministre britannique Keir Starmer affirme qu'il "n'aurait pas dû" nommer Peter Mandelson, connu pour ses liens avec Jeffrey Epstein, ambassadeur à Washington (Franceinfo)