Une enquête du Guardian révèle que l'ancien ambassadeur aux États-Unis n'avait pas obtenu son habilitation de sécurité. Le Premier ministre britannique a limogé un haut fonctionnaire pour ne pas l'avoir informé de cet échec avant la nomination.
Échec de l'habilitation de sécurité
Peter Mandelson a reçu un avis négatif du service de sécurité national avant sa nomination comme ambassadeur.
Limogeage au sommet de l'administration
Sir Oliver Robbins a été renvoyé pour ne pas avoir informé Keir Starmer de ce veto sécuritaire.
Pression politique accrue
L'opposition demande la démission du Premier ministre, l'accusant d'avoir induit le Parlement en erreur.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, fait face à des appels à la démission ce vendredi après qu’une enquête du Guardian a révélé que Peter Mandelson, son ancien ambassadeur aux États-Unis, avait échoué à obtenir son habilitation de sécurité Developed Vetting avant de prendre ses fonctions. Le ministère des Affaires étrangères aurait outrepassé la recommandation explicite du service d'habilitation contre cette approbation. M. Starmer a limogé Sir Oliver Robbins, sous-secrétaire permanent au Foreign Office, pour ne pas avoir informé les ministres de cet échec. S'exprimant devant des journalistes à Paris ce vendredi, M. Starmer a décrit la situation en termes mesurés mais fermes.
„Le fait que je n'aie pas été informé de l'échec de Peter Mandelson à l'habilitation de sécurité lors de sa nomination est stupéfiant. Il est impardonnable que l'on ne m'ait rien dit alors que j'assurais au Parlement que les procédures habituelles avaient été respectées. Non seulement je n'ai pas été prévenu, mais aucun ministre ne l'a été, et j'en suis absolument furieux.” — Keir Starmer via BBC
Le Premier ministre a indiqué son intention de s'adresser au Parlement le lundi 20 avril 2026, afin de présenter ce qu'il a qualifié de vision complète des faits en toute transparence.
Le service d'habilitation avait émis un avis négatif explicite
Le service d'habilitation de sécurité du Royaume-Uni avait conclu fin janvier 2025 que M. Mandelson ne devait pas recevoir l'accréditation « Developed Vetting », selon BBC News. Des sources décrivent cette recommandation comme un « non » catégorique, l'issue la plus restrictive des trois possibles. Le ministère des Affaires étrangères, considéré comme le seul département de Whitehall autorisé à passer outre une telle recommandation, a néanmoins accordé l'habilitation nécessaire pour son poste à Washington. Une équipe distincte chargée de la déontologie avait déjà mis en garde contre un « risque réputationnel général » dès décembre 2024. Un ancien haut responsable a déclaré au Financial Times que les contacts russes et chinois de M. Mandelson figuraient parmi les principaux problèmes signalés, et qu'il avait tardé à divulguer l'intégralité de ses intérêts financiers. Les motifs précis de cet échec n'ont pas été rendus publics, les détails des dossiers individuels restant confidentiels.
Nomination et renvoi de Mandelson: — ; — ; — ; — ; — ; —
Les Libéraux-démocrates demandent le départ de Keir Starmer
Le leader des Libéraux-démocrates, Ed Davey, a appelé à la démission du Premier ministre, l'accusant d'avoir induit le Parlement et l'opinion publique en erreur.
„Je ne pense pas que le Premier ministre puisse se dédouaner de sa responsabilité en limogeant Ollie Robbins. La responsabilité finale incombe à M. Starmer. Les faits suggèrent qu'il a trompé la Chambre des Communes et le public. Cela contrevient à toutes les règles, et c'est pourquoi nous demandons son départ.” — Ed Davey via Reuters
Le ministre Darren Jones, qui occupe le poste de chancelier du duché de Lancastre, a rejeté ces appels en affirmant sur LBC que M. Starmer n'avait pas menti au Parlement, arguant que le processus existant avait été suivi, bien qu'il fût défaillant. M. Jones a précisé que les règles obligeant à informer les ministres des décisions d'habilitation avaient été modifiées depuis. Le pair travailliste David Blunkett a soutenu dans les colonnes du Guardian que cette affaire révélait un échec systémique de l'administration plutôt qu'une faute personnelle du Premier ministre, préconisant une refonte globale du système de notification.
Le limogeage d'Oliver Robbins jugé injuste par ses alliés
Les soutiens de Sir Oliver Robbins ont pris sa défense, affirmant que les règles de la fonction publique lui interdisaient de divulguer les détails d'une habilitation aux ministres. Ciaran Martin, ancien directeur du Centre national de cybersécurité, a déclaré qu'il existait un devoir actif de non-divulgation de ces informations. Des proches de M. Robbins contestent également le terme « d'échec » pur et simple, suggérant que le service avait exprimé des réserves et qu'il revenait au Foreign Office de trancher. Une source proche du dossier a qualifié M. Robbins de « bouc émissaire », affirmant qu'il n'avait jamais été favorable à la nomination de M. Mandelson. Ce dernier fait toujours l'objet d'une enquête policière pour des fuites présumées de documents confidentiels à Jeffrey Epstein, bien qu'il n'ait pas commenté ces allégations. Sir Chris Wormald, secrétaire du cabinet à l'époque des faits, avait déjà été démis de ses fonctions en février 2026.
Peter Mandelson a été député de Hartlepool de 1992 à 2004 et a occupé des postes ministériels sous Tony Blair et Gordon Brown. Nommé ambassadeur en décembre 2024, il a été démis de ses fonctions sept mois plus tard après que Keir Starmer a déclaré que M. Mandelson avait menti sur la nature de sa relation avec Jeffrey Epstein. Sir Oliver Robbins a été le négociateur en chef du Brexit pour le Royaume-Uni de 2017 à 2019.
Mentioned People
- Keir Starmer — Brytyjski polityk i prawnik, premier Wielkiej Brytanii od 2024 roku i lider Partii Pracy od 2020 roku
- Peter Mandelson — Były polityk Partii Pracy, lobbysta i dyplomata, który w 2025 roku pełnił funkcję ambasadora Wielkiej Brytanii w USA
- Ollie Robbins — Wysoki rangą brytyjski urzędnik służby cywilnej, stały podsekretarz stanu w MSZ w latach 2025–2026
- Ed Davey — Brytyjski polityk, lider Liberalnych Demokratów od 2020 roku
- Darren Jones — Brytyjski polityk, Kanclerz Księstwa Lancaster i minister ds. relacji międzyrządowych od września 2025 roku
- Chris Wormald — Brytyjski urzędnik państwowy, sekretarz gabinetu i szef służby cywilnej w latach 2024–2026
Sources: 98 articles
- Why is UK PM Starmer facing new calls to quit over Mandelson? (Reuters)
- Exclusive: Has Keir Starmer made a huge mistake sacking Olly Robbins? (The Independent)
- Believing Downing Street now involves a collective suspension of reality and a terrifying thought | John Crace (The Guardian)
- Keir Starmer 'threw Olly Robbins under the bus' in wake of Mandelson vetting row (The Independent)
- How did Peter Mandelson fail security vetting but still get approved? (The Irish Times)
- Starmer's Cabinet Watches and Waits as Mandelson Scandal Returns (Bloomberg Business)
- This latest Mandelson drama demands greater transparency - and nothing but the truth (The Independent)
- Starmer was kept in dark about Mandelson's vetting by two top civil servants (The Guardian)
- Return of Mandelson scandal leaves Labour MPs in despair (Financial Times News)
- The Starmer-shaped hole where a prime minister should be (Financial Times News)