Le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez et son homologue brésilien Luiz Inácio Lula da Silva inaugurent ce vendredi 17 et samedi 18 avril 2026 le sommet de la Mobilisation progressive mondiale. Cet événement rassemble plus de 3 000 participants et des représentants d'une centaine de formations politiques internationales au cœur de la capitale catalane.
Sommet de grande ampleur à Barcelone
Plus de 3 000 participants et 100 partis politiques se réunissent pour coordonner une réponse internationale à la montée de l'extrême droite.
Alliance Sánchez-Lula
Les leaders espagnol et brésilien pilotent l'initiative pour renforcer la coopération entre les gouvernements progressistes mondiaux.
Forte présence de dirigeants d'Amérique latine
Les présidents du Mexique, de la Colombie et de l'Uruguay figurent parmi les huit chefs d'État présents pour discuter de justice sociale et de démocratie.
Opposition farouche de la droite radicale
Le parti Vox et ses réseaux satellites dénoncent le rassemblement, le qualifiant d'alliance criminelle, dans un climat de forte tension intérieure en Espagne.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, et le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, présideront le sommet de la Mobilisation progressive mondiale à Barcelone le vendredi 17 et le samedi 18 avril 2026. Cette rencontre réunira plus de 3 000 participants et des représentants de plus de 100 partis politiques issus de cinq continents. Selon les organisateurs, l'objectif est de coordonner une réponse face à la montée globale des forces nationalistes et d'extrême droite. Cet événement de deux jours, organisé à la Fira de Barcelona, se tiendra en parallèle de deux autres réunions : une Rencontre pour la défense de la démocratie, réunissant environ 20 chefs d'État et de gouvernement, et le tout premier sommet intergouvernemental bilatéral entre l'Espagne et le Brésil. Le programme prévoit une centaine de panels, des sessions bilatérales et des dîners de travail portant sur des thématiques variées telles que l'intelligence artificielle, la crise climatique, les droits du travail et la cohésion sociale. Pedro Sánchez, qui occupe également le poste de secrétaire général de l' Internationale Socialiste, est présenté par son parti comme une voix de premier plan au niveau mondial contre l'extrême droite. Huit chefs d'État attendus dans la capitale catalaneHuit chefs d'État sont attendus pour ce sommet, dont le noyau central est constitué par le contingent latino-américain. Les présidents Claudia Sheinbaum (Mexique), Gustavo Petro (Colombie), Yamandú Orsi (Uruguay) et Luiz Inácio Lula da Silva (Brésil) y participeront, aux côtés de Cyril Ramaphosa, président de l'Afrique du Sud, et de Mia Amor Mottley, Première ministre de la Barbade. António Costa, qui préside le Conseil européen depuis 2024, sera également présent, ainsi que Stefan Löfven, ancien Premier ministre suédois et actuel président du Parti socialiste européen. Le sommet se clôturera samedi après-midi par une session plénière et une déclaration commune de Pedro Sánchez et Lula da Silva. Ils devraient y souligner l'importance de la coopération internationale pour renforcer la démocratie et la justice sociale. L'ancien président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, figure également au programme des intervenants, tout comme des dirigeants régionaux tels que Salvador Illa, président de la Généralité de Catalogne, et María Chivite, présidente de la Navarre. Sánchez positionne le sommet face à la politique de l'ère TrumpLes organisateurs du sommet ont explicitement présenté l'événement comme une réponse à ce qu'ils décrivent comme une coordination internationale intense des partis d'extrême droite, le président américain Donald Trump étant cité de manière répétée comme la figure centrale de ce mouvement. Selon le média El Confidencial, c'est Pedro Sánchez qui, avec Stefan Löfven, a impulsé l'initiative de la Mobilisation progressive mondiale en octobre de l'année dernière, ralliée ensuite par Lula da Silva et l' Alliance progressiste. Les désaccords publics entre Sánchez et Trump — incluant son refus de porter les dépenses militaires à 5 % du PIB et son opposition déclarée aux interventions militaires américaines et israéliennes en Iran — ont renforcé son image au sein de la gauche internationale, rapporte El Confidencial. „Avant de pouvoir agir ensemble, nous devons nous faire confiance, et ces sommets offrent des occasions indispensables pour construire une communauté politique au-delà des frontières” — David Adler via Deutsche Welle Francesca Emanuele, politologue péruvienne au Center for Economic and Policy Research, a confié à la Deutsche Welle que l'articulation d'alliances entre chefs d'État est décisive pour affronter ce qu'elle qualifie de « dynamiques de subordination globale que l'administration Trump cherche à imposer ». L'agenda du sommet reflète une large ambition idéologique, abordant la défense d'un ordre international fondé sur des règles, la régulation des nouvelles puissances technologiques, l'égalité et la protection de l'environnement au cours de la centaine de sessions prévues. Des groupes liés à Vox dénoncent un « sabbat socialiste »Le sommet a suscité de vives critiques de la part de l'opposition espagnole d'extrême droite. La Fondation Disenso — liée au parti Vox et présidée par Santiago Abascal — a averti que Pedro Sánchez « entend transformer l'Espagne en quartier général de la gauche radicale en Europe ». Foro Madrid, une initiative antisocialiste portée par Disenso, a qualifié le rassemblement d'« alliance criminelle de la gauche internationale » et de « sabbat socialiste », affirmant que l'événement visait à produire une « apothéose grotesque » de Sánchez alors qu'il serait, selon leurs termes, « acculé par la corruption ». La fondation a décrit Lula da Silva et Claudia Sheinbaum comme des « figures contraires à la liberté » et a accusé le gouvernement espagnol de complicité avec des « radicaux narco-socialistes ». Les groupes proches de Vox ont également allégué une « harmonie politique progressive » entre Madrid et ce qu'ils présentent comme des organisations terroristes et le régime iranien, des affirmations qu'aucune autre source n'a corroborées. Ces critiques s'inscrivent dans un contexte de confrontation accrue entre le gouvernement Sánchez et l'extrême droite espagnole, tension qui s'est intensifiée avec l'affirmation de la stature internationale du président au travers du sommet de Barcelone. L'événement mobilise également au niveau national : près de 300 membres de la fédération socialiste valencienne se déplacent à Barcelone pour participer aux panels et sessions de travail. L'initiative de la Mobilisation progressive mondiale a été lancée par Pedro Sánchez et Stefan Löfven en octobre 2025, rejointe ensuite par Lula da Silva et l'Alliance progressiste. Sánchez a pris la présidence de l'Internationale Socialiste en novembre 2022. Le sommet de Barcelone se tient parallèlement à la Rencontre pour la défense de la démocratie, décrite selon les sources comme la quatrième ou sixième édition, témoignant des efforts des gouvernements de centre-gauche pour coordonner une réponse au recul démocratique. Le sommet intervient dans le cadre des opérations militaires américo-israéliennes contre l'Iran débutées en février 2026 et du conflit persistant à Gaza, deux sujets marquants du positionnement de Sánchez face à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Mentioned People
- Pedro Sánchez — Premier Hiszpanii od 2018 roku i sekretarz generalny Hiszpańskiej Socjalistycznej Partii Robotniczej
- Luiz Inácio Lula da Silva — 39. prezydent Brazylii sprawujący urząd od 2023 roku
- Claudia Sheinbaum — 66. prezydent Meksyku od 2024 roku
- Gustavo Petro — 35. prezydent Kolumbii od 2022 roku
- Yamandú Orsi — 43. prezydent Urugwaju od marca 2025 roku
- Cyril Ramaphosa — Prezydent RPA od 2018 roku
- António Costa — Przewodniczący Rady Europejskiej od 2024 roku
- Stefan Löfven — Przewodniczący Partii Europejskich Socjalistów od 2022 roku
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- David Adler — Koordynator Międzynarodówki Progresywnej
Sources: 9 articles
- Barcelona recibe a líderes de izquierda de todo el mundo para plantar cara a Trump y al nuevo orden mundial (El Periódico)
- Las fuerzas progresistas buscan nuevo impulso global en Barcelona (EL PAÍS)
- Sánchez escala su cruzada contra Trump y la ultraderecha con la cumbre progresista global de Barcelona (El Confidencial)
- El contingente socialista (eldiario.es)
- El progresismo mundial busca aunar fuerzas en Barcelona (Deutsche Welle)
- Fundación de Vox carga contra Sánchez por la cumbre de Barcelona:... (europa press)
- Más de 300 socialistas valencianos participan en la cumbre de la socialdemocracia en Barcelona (LaVanguardia)
- Carlos Martínez acudirá a la cumbre de líderes progresistas en Barcelona (ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL)
- Carlos Martínez acude con agenda propia a la cumbre de líderes progresistas de este viernes y sábado en Barcelona (La Razón)
- Sánchez se organiza dos días de "no a la guerra" de Trump con líderes progresistas del mundo (ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL)