Les États-Unis ont transmis à l’Iran, par l’intermédiaire du Pakistan, une proposition en 15 points destinée à mettre fin à la guerre ouverte le 28 février 2026, selon plusieurs médias américains. Le document imposerait à Téhéran des concessions majeures sur le nucléaire, les missiles et le détroit d’Ormuz, en échange d’une levée des sanctions nucléaires et d’un appui au programme nucléaire civil iranien.

Un plan américain transmis via le Pakistan

Washington a fait parvenir à Téhéran une proposition en 15 points par l’intermédiaire du Pakistan, selon plusieurs médias américains citant des responsables non identifiés.

Des exigences très larges sur le nucléaire et les missiles

Le plan prévoit le démantèlement de sites nucléaires, l’arrêt de l’enrichissement d’uranium, la suspension du programme balistique et la réouverture du détroit d’Ormuz.

Une offre de levée des sanctions en échange

Les États-Unis proposeraient de lever les sanctions nucléaires et d’appuyer le programme nucléaire civil iranien si Téhéran accepte les conditions posées.

Messages contradictoires à Washington

Donald Trump a évoqué un accord proche, tandis que Pete Hegseth a affirmé publiquement : « Nous négocions avec des bombes. »

Téhéran dément toute négociation

Les autorités iraniennes assurent qu’aucun cessez-le-feu n’est actuellement envisagé, malgré des informations faisant état de contre-propositions des Gardiens de la révolution.

Les marchés pétroliers réagissent

Le prix du pétrole est brièvement repassé sous les 100 dollars le baril, tandis qu’un projectile a frappé le site de la centrale nucléaire de Bouchehr.

Les États-Unis ont présenté à l’Iran un plan en 15 points pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février 2026, en faisant passer cette proposition par le Pakistan, selon des informations concordantes du New York Times, du Wall Street Journal, d’Axios et de Reuters, qui citent tous des responsables américains non identifiés. Le plan exigerait de vastes concessions de la part de Téhéran, notamment le démantèlement des installations nucléaires de Natanz, Ispahan et Fordow, l’arrêt complet de l’enrichissement de l’uranium sur le sol iranien, la suspension du développement de missiles balistiques et la réouverture totale du détroit d’Ormuz. L’Iran devrait également remettre son stock d’uranium déjà enrichi à l’Agence internationale de l’énergie atomique et, selon la chaîne israélienne N12, s’engager à ne jamais chercher à se doter de l’arme nucléaire. En contrepartie, Washington aurait proposé de lever les sanctions liées au nucléaire et de soutenir le programme nucléaire civil iranien. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et aucun média n’a obtenu le texte officiel du plan.

Trump se dit confiant, Hegseth promet de négocier « avec des bombes » Le président américain Donald Trump a affiché sa confiance en public, estimant qu’un accord était à portée de main. Il a déclaré que l’Iran « veut clairement conclure un accord » et que les États-Unis parlaient aux « bonnes personnes » à Téhéran. Donald Trump a ajouté que le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président JD Vance étaient désormais impliqués dans d’éventuelles négociations. Il a aussi relevé que l’Iran avait une nouvelle direction, en référence apparente à la nomination de Mojtaba Khamenei comme Guide suprême après la mort d’Ali Khamenei lors des frappes initiales de la guerre. Donald Trump avait par ailleurs annoncé une pause de cinq jours dans les attaques prévues contre les installations énergétiques iraniennes afin de laisser une place à la diplomatie, évoquant des « accords importants » avec Téhéran. Selon Axios, l’émissaire spécial Steve Witkoff aurait indiqué à Donald Trump que des responsables iraniens avaient accepté plusieurs points centraux, dont une disposition à remettre les stocks d’uranium enrichi. Dans ce contexte d’optimisme prudent, le secrétaire à la défense Pete Hegseth a tenu un discours nettement différent. „Nous négocions avec des bombes.” — Pete Hegseth via N-tv L’écart entre la présentation diplomatique de Donald Trump et la posture publique de Pete Hegseth illustre les tensions internes de l’approche américaine dans ce conflit.

Téhéran nie toute discussion tandis que les Gardiens de la révolution avancent leurs propres exigences La position officielle iranienne est celle d’un démenti catégorique. Le ministère iranien des affaires étrangères et Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, ont tous deux rejeté les précédentes déclarations de Donald Trump selon lesquelles des négociations étaient en cours depuis dimanche. Selon les médias d’État, les forces armées iraniennes ont affirmé qu’un cessez-le-feu n’était pas actuellement à l’étude. Pourtant, le Wall Street Journal a rapporté que les Gardiens de la révolution iraniens avaient transmis leur propre liste d’exigences en réponse au plan américain, des demandes que des responsables américains ont qualifiées d’irréalistes. Il s’agirait notamment de l’évacuation de toutes les bases militaires américaines de la région du Golfe et de la mise en place d’un système permettant à l’Iran de percevoir des redevances sur les navires empruntant le détroit d’Ormuz. Selon plusieurs informations, l’Iran aurait déjà commencé à réclamer à certains navires marchands des paiements se chiffrant en millions. L’écart entre les positions des deux camps restait important : le plan américain reprend largement des propositions discutées avec l’Iran en Suisse avant le début de la guerre le 28 février, des pourparlers que Donald Trump avait accusé Téhéran de mener de mauvaise foi. La question de savoir si le Pakistan, qui a proposé d’accueillir des négociations directes, peut réduire cet écart demeurait ouverte au 25 mars 2026.

La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, baptisée Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026. Ali Khamenei, Guide suprême de l’Iran, a été tué lors des frappes initiales. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé Guide suprême le 9 mars 2026. La guerre a fortement perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, entraînant une hausse des prix mondiaux de l’énergie. Les exigences actuelles des États-Unis reprennent en grande partie les positions déjà défendues par Washington lors des négociations d’avant-guerre tenues en Suisse.

Le pétrole repasse sous 100 dollars pendant qu’un projectile frappe la centrale nucléaire de Bouchehr Les signaux diplomatiques ont eu un effet mesurable sur les marchés de l’énergie : les prix du pétrole sont temporairement repassés sous les 100 dollars le baril après les informations sur ce plan en 15 points et les déclarations optimistes de Donald Trump, un mouvement notable alors que les cours avaient fortement augmenté depuis le début de la guerre. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole et de gaz, voit le trafic maritime fortement restreint en raison des attaques et des menaces iraniennes, ce qui a renchéri les coûts de l’énergie à l’échelle mondiale et accru la pression politique intérieure sur Donald Trump à l’approche des prochaines élections au Congrès. Par ailleurs, Téhéran a indiqué qu’un projectile avait frappé l’enceinte de la centrale nucléaire de Bouchehr, ajoutant un nouveau facteur de risque à une situation déjà très instable. AP et CNN ont aussi rapporté que l’armée américaine préparait le déploiement dans la région d’au moins environ 1000 (soldiers) — des soldats de la 82e division aéroportée en cours de préparation pour un déploiement régional, ce qui montre que Washington poursuivait simultanément une option diplomatique et une option militaire. La position d’Israël sur un éventuel accord de cessez-le-feu avec son adversaire de longue date demeurait incertaine : selon plusieurs sources, rien ne permettait encore d’établir comment, ni même si, Jérusalem avait été consultée au sujet de cette proposition en 15 points.

Mentioned People

  • Pete Hegseth — 29. sekretarz obrony Stanów Zjednoczonych
  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Steve Witkoff — specjalny wysłannik Stanów Zjednoczonych na Bliski Wschód i specjalny wysłannik ds. misji pokojowych
  • Mohammad Bagher Ghalibaf — przewodniczący parlamentu Iranu
  • Marco Rubio — 72. sekretarz stanu Stanów Zjednoczonych
  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych

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