Le procès de l'ancien ministre espagnol des Transports José Luis Ábalos s'est poursuivi le 8 avril 2026 à la Cour suprême de Madrid. Claudia Montes, ancienne Miss Asturies 2017 et militante du PSOE, a apporté son témoignage sur son recrutement au sein de la filiale ferroviaire publique Logirail fin 2019.
Recrutement sous surveillance
Claudia Montes nie tout piston direct de José Luis Ábalos, bien que ce dernier lui ait envoyé des offres d'emploi.
Versions contradictoires sur l'assiduité
Un ancien directeur affirme qu'elle était souvent absente, tandis que son successeur souligne ses performances et sa promotion.
Travail en bibliothèque
Le juge a interrogé Mme Montes sur l'utilisation de ses heures de travail pour effectuer des lectures à la bibliothèque d'Oviedo.
Le procès de l'ancien ministre espagnol des Transports José Luis Ábalos, de son ancien conseiller Koldo García et de l'homme d'affaires Víctor de Aldama s'est poursuivi devant la Cour suprême à Madrid le 8 avril 2026. La séance a été marquée par le témoignage de Claudia Montes, ancienne Miss Asturies 2017 et militante du PSOE, recrutée par l'entreprise publique ferroviaire Logirail fin 2019. Mme Montes a déclaré à la cour qu'Ábalos, qu'elle a décrit comme un ami et un collègue de parti, lui avait envoyé des liens d'offres d'emploi après qu'elle lui eut confié être une mère célibataire sans emploi. Elle a maintenu tout au long de son audition n'avoir jamais reçu de confirmation explicite d'une intervention d'Ábalos en sa faveur pour obtenir ce poste. Cette session constituait la deuxième journée d'audience de ce que les médias espagnols ont baptisé l' affaire des masques, centrée sur des soupçons de corruption visant M. Ábalos et son premier cercle. Mme Montes affirme qu'Ábalos n'a jamais admis de favoritismeMme Montes a précisé avoir rencontré M. Ábalos en mai 2019 lors d'un rassemblement du PSOE à Gijón, dans les Asturies, et qu'ils avaient développé ce qu'elle appelle une relation « d'amitié et, par la suite, une relation quelque peu virtuelle » via des messages et des appels. Elle a déclaré l'avoir informé de sa situation de chômage comme elle l'aurait fait avec n'importe quel ami, ce à quoi il aurait répondu en lui envoyant des liens vers des postes vacants chez Logirail sur le site InfoJobs. Après avoir postulé à un poste de cadre et passé deux entretiens — l'un téléphonique et l'autre en personne —, elle a finalement été embauchée. Mme Montes a insisté sur la légitimité de son recrutement, arguant qu'elle disposait de six années d'expérience préalable en gestion et qu'elle avait été retenue car elle était « apte pour le poste ». Elle a reconnu que Koldo García l'avait contactée pour obtenir son curriculum vitae et s'était présenté d'emblée comme son supérieur, affirmant être directeur au sein de la Renfe. Bien qu'elle ait soupçonné une intervention en coulisses, elle s'est montrée catégorique sur un point. „« Je ne peux pas admettre une chose qu'on ne m'a jamais dite. Ábalos ne m'a jamais dit : "Hé, je t'ai pistonné" »” — Claudia Montes via Europa Press L'ancien directeur évoque des absences, avant d'être lui-même révoquéLe témoignage de Mme Montes a été directement contredit par José Ángel Méndez, l'ancien directeur général de Logirail. Ce dernier a déclaré à la cour que Mme Montes ne s'était pas présentée à son poste pendant plus de huit jours consécutifs peu après son arrivée. M. Méndez a précisé avoir engagé une procédure disciplinaire à son encontre, notant que selon la convention collective, une absence de huit jours constitue une faute grave passible de licenciement. Cependant, avant que cette procédure n'aboutisse, M. Méndez a lui-même été démis de ses fonctions sans motif communiqué. Son successeur, Óscar Gómez Barbero, a livré un récit plus favorable, confirmant avoir ultérieurement promu Mme Montes au rang de superviseuse. M. Gómez Barbero a toutefois reconnu que ses conditions de travail initiales étaient inadéquates : son poste était situé à côté d'un escalier d'accès au rez-de-chaussée, un emplacement qu'il jugeait inapproprié pour ses missions d'information et de billetterie des trains touristiques. Il a affirmé avoir eu connaissance de son travail, soutenu par des registres d'activité, et a nié catégoriquement avoir reçu des instructions d'Ábalos ou de García pour lui accorder un traitement préférentiel.Claudia Montes chez Logirail — étapes clés: — ; — ; — ; — ; — ; — Ses visites à la bibliothèque pendant les heures de service intriguent le jugeL'un des moments notables de l'audience fut la description par Mme Montes de ses heures de travail passées à la bibliothèque publique d'Oviedo. Elle a expliqué que son bureau assigné à la gare Renfe manquait de mobilier et qu'elle se retrouvait face à un mur, rendant le travail impossible. Elle a précisé que des collègues de la Renfe avaient fini par lui apporter une chaise et un bureau. Dans cet intervalle, elle a admis s'être rendue à la bibliothèque pour lire. Le président de la cour, Andrés Martínez Arrieta, est intervenu pour demander si ces visites avaient lieu durant les heures de service. Mme Montes l'a confirmé, ajoutant qu'elle lisait des ouvrages sur les trains afin d'approfondir ses connaissances professionnelles. Elle a également défendu son bilan, affirmant avoir effectué plus de 80 heures supplémentaires par an et avoir obtenu sa promotion par ses propres efforts. Elle a ajouté qu'elle commençait parfois ses journées à 4 heures du matin, citant son activité sur Instagram comme preuve. Son contrat chez Logirail s'est étendu de décembre 2019 à février 2022, se terminant par un licenciement qu'elle juge abusif. 80 (heures par an) — nombre d'heures supplémentaires que Mme Montes affirme avoir effectuées annuellement chez LogirailL'affaire Koldo, également appelée affaire Ábalos ou affaire des masques, porte sur des allégations de contrats publics et de recrutements irréguliers sous la supervision de José Luis Ábalos lorsqu'il était ministre des Transports. L'affaire tire son nom de Koldo García Izaguirre, son ancien conseiller. M. Ábalos a occupé ce poste ministériel entre 2018 et 2021, tout en étant secrétaire à l'organisation du PSOE. Le dossier a gagné en importance après les révélations concernant l'ancienne compagne de M. Ábalos, Jésica Rodríguez, qui aurait bénéficié de postes au sein des entreprises publiques Ineco et Tragsa sans réel exercice de ses fonctions — un point abordé au premier jour du procès. Víctor de Aldama, le troisième prévenu, est un homme d'affaires déjà cité dans d'autres dossiers de corruption en Espagne.
Mentioned People
- José Luis Ábalos — Hiszpański polityk, minister rozwoju w latach 2018–2021 i członek Kongresu Deputowanych do 2026 roku
- Koldo García Izaguirre — Były doradca José Luisa Ábalosa i centralna postać w sprawie korupcyjnej Koldo dotyczącej ministerstwa rozwoju
- Víctor de Aldama — Hiszpański przedsiębiorca i były prezes Zamora CF zaangażowany w sprawy korupcyjne dotyczące Ábalosa i węglowodorów
- Claudia Montes — Działaczka PSOE i była Miss Asturii (2017) zatrudniona w publicznej spółce Logirail
- José Ángel Méndez — Były dyrektor zarządzający Logirail, który wszczął postępowanie dyscyplinarne przeciwko Montes
- Óscar Gómez Barbero — Następca na stanowisku dyrektora w Logirail, który awansował Claudię Montes
Sources: 58 articles
- El huracán patriótico de Claudia Montes: madre, socialista y 'miss' (EL MUNDO)
- Dos ex amantes de Ábalos apuntalan ante el Supremo el tráfico de influencias del ministro en empresas públicas (EL MUNDO)
- De los platós de televisión al Tribunal Supremo por el juicio de Ábalos y vuelta a empezar (eldiario.es)
- Los testigos acorralan a Ábalos y Koldo García por los enchufes de dos mujeres en empresas públicas (eldiario.es)
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