Le Comité international olympique a annoncé, le 26 mars 2026, que seules les athlètes biologiquement féminines pourraient participer aux épreuves féminines des Jeux olympiques. L’éligibilité sera établie par un test unique portant sur le gène SRY. Cette règle s’appliquera à partir des Jeux de LA2028 et met fin à l’approche décentralisée jusque-là confiée aux fédérations internationales.
Un test unique du gène SRY dès LA2028
Le CIO a décidé que seules les athlètes biologiquement féminines pourront concourir dans les épreuves féminines, avec un test unique du gène SRY pour établir l’éligibilité.
Kirsty Coventry impose une règle commune
Arrivée à la tête du CIO en juin 2025, Kirsty Coventry met fin à l’approche décentralisée de 2021 et reprend la main sur les critères de participation.
Réserves françaises sur la bioéthique
Le CNOSF estime que ces tests se heurteraient au droit français, ce qui pourrait compliquer l’application de la règle en France.
Le Comité international olympique a annoncé, le 26 mars 2026, que seules les athlètes biologiquement féminines seraient autorisées à participer aux épreuves féminines des Jeux olympiques, l’éligibilité étant déterminée par un test unique du gène SRY. La mesure, qui entrera en vigueur à partir des Jeux de LA2028, exclut de facto les femmes transgenres des catégories féminines olympiques. Les règles s’appliqueront aux Jeux olympiques, aux Jeux olympiques de la jeunesse et à l’ensemble des tournois de qualification. Cette annonce fait suite à 18 mois de consultations et marque une rupture notable avec l’approche précédente du CIO, qui laissait aux fédérations internationales la responsabilité des décisions d’éligibilité.
Coventry rompt avec l’approche non interventionniste de son prédécesseur La présidente du CIO, Kirsty Coventry, entrée en fonctions en juin 2025, a rapidement voulu établir une règle uniforme après que son organisation eut longtemps refusé d’imposer une norme commune sur la participation des personnes transgenres. Dans le cadre de l’approche précédente, adoptée en 2021, il était demandé aux fédérations internationales d’élaborer leurs propres lignes directrices, ce qui avait abouti à des règles fragmentées pendant des années et à de nombreuses controverses. Kirsty Coventry a indiqué que la nouvelle politique reposait sur la science et sur l’avis de médecins.
„Aux Jeux olympiques, les écarts les plus faibles peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite. Il est donc parfaitement clair qu’il ne serait pas équitable que des hommes biologiques concourent dans la catégorie féminine. Par ailleurs, dans certains sports, cela ne serait tout simplement pas sûr.” — Kirsty Coventry via RTE
Elle a aussi abordé directement la sensibilité du sujet lors d’une conférence de presse.
„Je crois vraiment que cette politique repose fondamentalement sur la science et qu’elle est guidée par des médecins. Nous savons que ce sujet est sensible. La sécurité sur le terrain de jeu et l’équité. L’une des choses que nous aimons voir dans le sport est un traitement juste et égal de toutes les personnes sur ce terrain de jeu.” — Kirsty Coventry via RTE
Le CIO a indiqué que la présence du gène SRY est « fixe tout au long de la vie » et constitue une « preuve très précise qu’un athlète a connu un développement sexuel masculin ». Le dépistage sera effectué par salive, prélèvement buccal ou échantillon de sang et ne sera exigé qu’une seule fois dans la carrière d’un athlète. Le CIO a présenté cette méthode comme peu intrusive par rapport à d’autres approches de test. Les nouvelles règles n’auront aucun effet rétroactif et n’auront pas d’impact sur le sport de base ni sur le sport amateur, sauf rares exceptions reconnues par l’instance.
La France estime que les tests se heurtent au droit de la bioéthique Le Comité national olympique et sportif français a réagi à cette annonce par un communiqué soulevant des objections à la fois éthiques et juridiques. Le comité a estimé que les tests SRY soulevaient « des préoccupations éthiques et scientifiques majeures pour toutes les personnes concernées ». Il a surtout souligné qu’un tel dépistage en France serait contraire aux lois existantes sur la bioéthique et au code civil, qui en interdisent actuellement l’usage dans les laboratoires du pays. L’instance française n’a pas précisé si elle demanderait une dérogation ou si elle contesterait la mesure dans les instances de gouvernance olympique. La réaction française met en évidence les difficultés pratiques auxquelles cette nouvelle norme universelle pourrait se heurter dans des pays où les cadres juridiques relatifs aux tests génétiques diffèrent.
Le CIO avait auparavant publié en 2021 des orientations demandant aux fédérations sportives internationales d’élaborer leurs propres règles d’éligibilité pour les personnes transgenres, en renonçant à une norme universelle. Cette approche décentralisée avait produit des politiques incohérentes selon les sports et nourri plusieurs controverses au niveau des compétitions de haut niveau. Kirsty Coventry, ancienne nageuse de compétition zimbabwéenne, est devenue présidente du CIO le 23 juin 2025, succédant à Thomas Bach, qui avait occupé ce poste de 2013 à 2025. Elle est la première femme à exercer cette fonction. Dès son entrée en fonctions, elle avait signalé que le CIO assumerait directement la responsabilité de définir un cadre d’éligibilité uniforme.
Une politique appelée à se diffuser dans les fédérations internationales Le nouveau standard du CIO devrait, selon toute probabilité, être repris par les fédérations sportives internationales, ce qui pourrait faire du test du gène SRY une exigence universelle pour le sport féminin de haut niveau au-delà des seuls Jeux olympiques. Jusqu’ici, les femmes transgenres pouvaient participer aux Jeux une fois validées par leurs fédérations respectives, ce qui signifiait que l’éligibilité variait selon les sports et les instances dirigeantes. La nouvelle politique s’inscrit dans une tendance plus large du sport de haut niveau vers des critères biologiques plus stricts pour les catégories féminines. Les partisans de cette mesure ont estimé qu’elle protège l’équité de la compétition et la sécurité dans le sport féminin, tandis que ses détracteurs ont averti, selon Reuters, qu’elle risquait d’entraîner une stigmatisation et de nuire à de jeunes athlètes. Le CIO n’a pas précisé, dans son annonce, comment il traiterait les cas impliquant des athlètes intersexes ou d’autres variations des caractéristiques sexuelles, se limitant à indiquer que des exceptions rares existent.
Politique du CIO sur l’éligibilité des personnes transgenres: Autorité décisionnelle (before: Déléguée aux fédérations internationales individuelles (2021), after: Norme universelle centralisée du CIO (2026)); Test d’éligibilité (before: Aucun test universel ; critères propres à chaque fédération, after: Dépistage unique du gène SRY par salive, prélèvement buccal ou échantillon de sang); Éligibilité des femmes transgenres (before: Autorisation après validation par la fédération compétente, after: Exclusion des épreuves de la catégorie féminine); Obligatoire à partir de (before: Sans objet, after: À partir des Jeux de LA2028)
DONNÉES MÉTADONNÉES À TRADUIRE : SEO (traduire tous les champs) : {"metaTitle":"Le CIO bouleverse les Jeux : les femmes transgenres exclues par test ADN","metaDescription":"Le CIO vient d’annoncer un tournant majeur pour LA2028. Voici pourquoi un test génétique devient obligatoire pour les athlètes féminines et ce que cela change.","ogDescription":"Révélation : le CIO impose un dépistage génétique aux athlètes féminines et exclut de fait les femmes transgenres des Jeux olympiques. Voici l’histoire complète.","keywords":["politique du CIO sur les personnes transgenres","test génétique olympique","test du gène SRY dans le sport","Kirsty Coventry CIO","éligibilité LA2028","interdiction des femmes transgenres dans le sport"],"hashtags":["JeuxOlympiques","CIO","LA2028","SportFéminin","ActualitéSportive"]}
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PAYS MENTIONNÉS (traduire les noms de pays en français) : ["France","États-Unis"]
Mentioned People
- Kirsty Coventry — Prezes Międzynarodowego Komitetu Olimpijskiego (MKOl) od czerwca 2025 roku
- Thomas Bach — Honorowy prezes Międzynarodowego Komitetu Olimpijskiego i były prezes w latach 2013–2025
Sources: 1 articles
- Human rights experts raise concerns over Olympics transgender women athlete ban (The Guardian)
- IOC effectively bans transgender athletes from women's category (Reuters)
- Transgender women barred from female Olympic events (RTE.ie)
- IOC bans transgender women from competing in female categories in Olympic Games (The Irish Times)
- International Olympic Committee's gender policy divides opinion as supporters, critics clash (Reuters)
- The Olympic committee bans trans athletes from women's events, raising many questions (NPR)
- Transgender women banned from competing in Olympic games (France 24)
- IOC president says 'best interests of athletes' drove transgender ban (Reuters)
- From Laurel Hubbard to sex testing in five years: why the Olympics U-turned on transgender rules (The Guardian)
- Video: Transgender Athletes Barred From Women's Olympic Events (The New York Times)