La Metropolitan Police de Londres a interpellé 212 manifestants ce samedi 11 avril 2026 à Trafalgar Square lors d'un rassemblement contre l'interdiction du groupe activiste Palestine Action. Parmi les personnes arrêtées figure Robert Del Naja, membre fondateur du groupe Massive Attack.
Arrestations massives à Londres
La police a interpellé 212 personnes à Trafalgar Square, dont le musicien Robert Del Naja, lors d'une manifestation pro-palestinienne.
Imbroglio juridique
Bien que la Haute Cour ait jugé l'interdiction de Palestine Action illégale en février, la police a repris les arrestations en attendant l'issue d'un appel du gouvernement.
Peines encourues
Le soutien à cette organisation proscrite est passible d'une peine allant jusqu'à 14 ans de prison selon la législation britannique actuelle.
La Metropolitan Police de Londres a arrêté 212 personnes lors d'une manifestation à Trafalgar Square le samedi 11 avril 2026. Des centaines de manifestants s'étaient réunis pour s'opposer à l'interdiction par le gouvernement du groupe d'action directe pro-palestinien Palestine Action. Les policiers se sont approchés de la foule en formation et ont évacué les manifestants un par un, sous les huées et les chants de « shame on you » (honte à vous) des personnes présentes. Parmi les personnes détenues se trouvait Robert Del Naja, membre fondateur du groupe Massive Attack, aperçu tenant une pancarte « I Support Palestine Action » (Je soutiens Palestine Action) avant d'être emmené par trois agents. Selon les forces de l'ordre, l'âge des personnes interpellées variait de 27 à 82 ans. La manifestation était organisée par Defend Our Juries, qui a estimé que 1 500 personnes ont participé à ce qu'elle a décrit comme une veillée pacifique. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Je m'oppose au génocide. Je soutiens Palestine Action » et ont déployé de larges banderoles près de la National Gallery proclamant : « Les jurés méritent d'entendre toute la vérité ». L'argument de l'arrestation illégale invoqué par Robert Del Naja avant sa tournéeRobert Del Naja a déclaré à la Press Association qu'il s'était senti obligé de participer malgré ses inquiétudes concernant l'impact potentiel sur sa carrière musicale, notamment sa capacité à voyager et à obtenir des visas. Il a estimé que la reprise des arrestations par la police après une décision de la Haute Cour était « encore plus ridicule » que l'interdiction elle-même, et a décidé de brandir une pancarte quels que soient les risques. „En tant que musicien, il y avait évidemment beaucoup d'appréhension sur le fait que nous pourrions ne plus être en mesure de voyager et d'obtenir des visas. Mais j'ai pensé que « c’est ridicule », et puis quand la police a fait machine arrière pour arrêter à nouveau les gens, je me suis dit que c'était encore plus ridicule. J'ai donc décidé de tenir une pancarte aujourd'hui.” — Robert Del Naja via The Independent Robert Del Naja a ajouté qu'il était confiant quant à sa capacité à contester toute inculpation devant les tribunaux au motif que l'arrestation était illégale. Massive Attack doit entamer une tournée estivale en Europe le 26 mai, avec des dates prévues à Helsinki, Rattvik, Copenhague, Berlin et Bruxelles jusqu'au 8 juin. Les officiers ont été filmés emmenant l'artiste hors de la place, un moment salué par les acclamations de la foule présente. Interdiction jugée illégale par la Haute Cour mais maintenue par la policePalestine Action a été fondée en 2020 en tant que réseau britannique d'action directe pro-palestinien, avec pour objectif déclaré de mettre fin à la participation mondiale à ce qu'il décrit comme la conduite d'Israël envers les Palestiniens. Le groupe a revendiqué des actions telles qu'une intrusion dans une base de la Royal Air Force, où des avions ont été peints, et une attaque contre une entreprise londonienne qui, selon lui, était liée à des fabricants d'armes fournissant Israël. Le gouvernement britannique a proscrit Palestine Action en tant qu'organisation terroriste en juillet 2025 en vertu de la législation antiterroriste, la plaçant aux côtés de groupes tels qu'Al-Qaïda et le Hezbollah. Le 13 février 2026, la Haute Cour a jugé cette interdiction illégale, la qualifiant de « disproportionnée » et de violation de la liberté d'expression. La proscription érigeait en infraction pénale le fait d'appartenir à Palestine Action ou de lui exprimer son soutien, un acte passible de 14 ans de prison. À la suite de la décision de février, la Metropolitan Police avait initialement indiqué qu'elle n'arrêterait probablement pas les personnes manifestant leur soutien au groupe. Cependant, le 25 mars, la force a annoncé qu'elle reprendrait les arrestations, affirmant que l'interdiction restait en vigueur jusqu'à ce que l'appel du gouvernement soit tranché. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a obtenu l'autorisation de faire appel de la décision de la Haute Cour, l'audience de la Cour d'appel étant prévue pour les 28 et 29 avril. Un juge a par ailleurs suspendu tous les procès de personnes accusées de soutenir Palestine Action, programmant une révision globale des dossiers pour le 30 juillet.Interdiction de Palestine Action — événements clés: — ; — ; — ; — ; — Les organisateurs condamnent le revirement policier au nom des libertés civilesLe cofondateur de Defend Our Juries, Tim Crossland, a critiqué le revirement de la Metropolitan Police dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, affirmant que les arrestations découlent de ce qu'il a décrit comme une « idéologie sauvage et enracinée ». Dans un communiqué, l'organisation a déclaré que la police « choisissait de procéder à des arrestations alors même que l'interdiction du groupe par le gouvernement a été jugée illégale par la Haute Cour, et que d'éminents avocats ont averti que toute arrestation serait illégale ». Plusieurs manifestants sur place ont déclaré aux journalistes qu'ils avaient déjà été arrêtés auparavant et qu'ils n'avaient aucune hésitation à revenir. Denis MacDermot, 73 ans, venu d'Édimbourg, a affirmé son soutien aux personnes rassemblées, ajoutant que si le processus judiciaire était définitif, « tout cela ne serait pas nécessaire ». Une femme de 53 ans restée anonyme a soutenu que les manifestants exerçaient un droit civil et a argué que les acquittements par des jurys de membres de Palestine Action démontraient que le groupe ne pouvait raisonnablement être classé comme terroriste. Israël a nié à plusieurs reprises tout abus dans sa conduite de la guerre à Gaza, selon Reuters. La Metropolitan Police a réitéré sur le réseau social X que « Palestine Action reste une organisation proscrite et toute manifestation de soutien constitue une infraction pénale ».
Mentioned People
- Robert Del Naja — Brytyjski wokalista, autor tekstów i artysta, współzałożyciel zespołu Massive Attack
- Shabana Mahmood — Brytyjska polityk i prawniczka, minister spraw wewnętrznych od 2025 roku
Sources: 10 articles
- Ruim 200 arrestaties in Londen bij steundemonstratie voor verboden groep Palestine Action (NRC)
- Over 200 people arrested at Palestine Action demonstration (The Independent)
- Mehr als 90 Festnahmen bei pro-palästinensischer Demonstration in London (stern.de)
- More than 200 arrests at Palestine Action demonstration (BBC)
- London police arrest 212 people at protest over Palestine Action ban (Reuters)
- Cerca de 100 detenidos en una protesta a favor de una organización propalestina ilegalizada en Reino Unido (El Confidencial)
- Polícia Metropolitana de Londres detém cerca de 100 em protesto pró-'Palestine Action' (RTP - Rádio Televisão Portuguesa)
- Scores arrested at pro-Palestinian rally in London (France 24)
- Dozens of protesters arrested at Palestine Action demonstration (The Independent)
- Police begin arrests at UK protest against Palestine Action ban (Al Jazeera Online)