Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a lancé dimanche un ultimatum visant des campus universitaires américains au Moyen-Orient. Téhéran exige une condamnation officielle des bombardements de ses universités avant midi lundi 30 mars 2026, faute de quoi ces établissements pourraient devenir des « cibles légitimes ».

Ultimatum contre les campus américains

L'IRGC menace de viser Texas A&M University au Qatar et New York University aux Émirats arabes unis si Washington ne condamne pas les frappes contre des universités iraniennes avant lundi midi.

Frappes et bilan humain en Iran

Des explosions ont été signalées à Téhéran et cinq personnes ont été tuées à Bandar Khamir, tandis que les médias d'État avancent près de 2 000 morts depuis le début de la guerre.

Escalade régionale multiforme

L'Iran, les Houthis et le Hezbollah multiplient les frappes sur plusieurs fronts, tandis que le détroit d'Ormuz reste bloqué et perturbe les marchés énergétiques.

Iran's Corps des gardiens de la révolution islamique a lancé dimanche un ultimatum, menaçant de frapper des campus universitaires américains au Moyen-Orient si Washington ne condamne pas officiellement d'ici midi lundi 30 mars 2026 les bombardements d'universités iraniennes. L'IRGC a déclaré que les campus liés aux États-Unis dans la région pourraient devenir des « cibles légitimes » si le délai expirait sans condamnation formelle, selon un communiqué diffusé en premier par Fars News Agency. Le communiqué citait précisément Texas A&M University au Qatar et New York University aux Émirats arabes unis comme établissements potentiellement menacés. L'IRGC a également conseillé à tous les employés, professeurs, étudiants et habitants des environs de se tenir à au moins un kilomètre des campus. Cette menace fait suite à des frappes américano-israéliennes signalées contre l'Université des sciences et technologies de Téhéran et l'Université de technologie d'Ispahan, que les responsables iraniens ont décrites comme une campagne délibérée contre les fondements scientifiques et culturels du pays.

Des frappes sur Téhéran ont illuminé la capitale dans la nuit De puissantes explosions ont été signalées dans la nuit dans les parties est et ouest de Téhéran, illuminant le ciel de la capitale, selon France 24. Dans le sud du pays, des frappes américano-israéliennes ont tué cinq personnes dans la ville de Bandar Khamir, près du détroit d'Ormuz, ont rapporté les médias d'État. Des responsables iraniens ont indiqué qu'environ 2 000 personnes avaient été tuées depuis le début de la guerre, dont plus de 200 enfants, sans que ces chiffres aient pu être vérifiés de manière indépendante. L'Iran a également poursuivi ses frappes sur de grandes infrastructures dans des pays du Golfe, touchant récemment des usines d'aluminium à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, que Téhéran présente comme liées à l'armée américaine. Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, a décrit les frappes contre les universités comme relevant d'une campagne systématique.

„Le véritable objectif de l'agression américano-israélienne contre l'Iran est de détruire les fondations scientifiques et l'héritage culturel de notre pays en frappant systématiquement les universités, les centres de recherche, les monuments historiques et les scientifiques éminents.” — Esmaeil Baghaei via Deutsche Welle

Le conflit actuel au Moyen-Orient a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé de vastes frappes aériennes contre l'Iran dans le cadre de l'opération Epic Fury. Les premières frappes ont tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Téhéran a répondu par des attaques de missiles et de drones contre Israël, plusieurs États du Golfe persique et des installations militaires américaines dans la région. L'Iran a également bloqué le détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant environ 20 % des approvisionnements pétroliers mondiaux.

Les Houthis disent avoir mené une salve coordonnée contre Israël Le porte-parole des Houthis, Yahya Sari, a déclaré que le groupe avait mené ce qu'il a décrit comme une « immense salve de missiles de croisière et de drones » visant plusieurs grandes installations militaires en Israël, au moment où l'Iran et le Hezbollah, opérant au Liban, menaient aussi des frappes. Les forces armées israéliennes ont indiqué avoir intercepté un missile de croisière lancé par les Houthis depuis le Yémen. Yahya Sari a ajouté que les Houthis poursuivraient leurs frappes jusqu'à ce que, selon lui, « l'ennemi cesse ses attaques et son agression », présentant l'offensive comme une réponse aux actions militaires israéliennes contre l'Iran, le Liban, l'Irak et les territoires palestiniens. Le caractère coordonné des frappes sur plusieurs fronts — l'Iran, le Liban et le Yémen — illustre l'alignement plus large de ces groupes dans le conflit en cours. Téhéran a également bloqué le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique qui acheminait auparavant environ 20 % des approvisionnements pétroliers mondiaux, aggravant les perturbations économiques régionales.

L'IRGC demande à Washington d'agir avant l'échéance de midi L'ultimatum de l'IRGC constitue un défi direct à l'administration du président américain Donald Trump, en exigeant dans les heures qui viennent une condamnation publique et officielle des frappes contre les universités. Le communiqué, rapporté par plusieurs médias dont Politico et Deutsche Welle, appelait aussi Washington à empêcher Israël de cibler d'autres universités et centres de recherche iraniens. Le Financial Times a indiqué que l'IRGC avait qualifié les campus universitaires américains et israéliens de la région de « cibles légitimes » en l'absence de réponse formelle des États-Unis. Cet ultimatum ajoute une nouvelle dimension au conflit en menaçant explicitement des institutions académiques civiles, une évolution qui a retenu l'attention d'observateurs internationaux. Aucune réponse officielle du gouvernement américain n'avait été confirmée au moment de la publication, dimanche soir.

Principales escalades du conflit au Moyen-Orient: — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Esmail Baghaei — Rzecznik Ministerstwa Spraw Zagranicznych Iranu od 2 października 2024 roku
  • Yahya Sari — Rzecznik wojskowy ruchu Huti

Sources: 16 articles