L'armée israélienne a mené le 8 avril 2026 une série de raids d'une ampleur inédite contre plus de 100 cibles au Liban. Cette opération intervient seulement quelques heures après l'entrée en vigueur d'une trêve de deux semaines négociée entre les États-Unis et l'Iran. Selon les autorités libanaises, le bilan s'élève à au moins 254 morts et plus de 1 000 blessés.

Bilan humain record

Au moins 254 morts et 1 000 blessés au Liban dans une opération éclair de 10 minutes menée par l'aviation israélienne.

Cessez-le-feu fragilisé

Les frappes ont eu lieu quelques heures seulement après le début d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran.

Désaccord sur le périmètre de la trêve

Israël et les USA considèrent que le Liban est exclu de l'accord, contrairement aux médiateurs comme le Pakistan ou la France.

Reprise des hostilités par le Hezbollah

En réaction aux bombardements, le Hezbollah a tiré des roquettes sur le nord d'Israël le 9 avril.

Israël a lancé ses frappes aériennes les plus intenses sur le Liban depuis le début du conflit avec le Hezbollah le mois dernier, frappant plus de 100 sites à travers le pays dans un intervalle de 10 minutes le 8 avril 2026, tuant au moins 254 personnes et en blessant plus de 1 000, selon les autorités libanaises. Les frappes ont touché le centre de Beyrouth, le sud du Liban et l'est de la vallée de la Bekaa, incluant des quartiers résidentiels et commerciaux denses qui avaient été largement épargnés lors des phases précédentes du conflit. Le service de la défense civile libanaise a rapporté que 91 des victimes ont été tuées à Beyrouth seule. L'armée israélienne a décrit l'opération comme sa plus grande frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début de la guerre le 28 février 2026. Ces attaques sont survenues quelques heures seulement après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis, Israël et l'Iran, déclenchant une alerte internationale immédiate quant à la fragilité de la trêve.

254 (personnes tuées) — Bilan humain au Liban suite aux frappes israéliennes du 8 avril

Chronologie des événements autour des frappes du 8 avril: — ; — ; —

Washington et Tel-Aviv soutiennent que le Liban n'est pas concerné par la trêveIsraël et les États-Unis ont tous deux affirmé que le cessez-le-feu avec l'Iran ne couvrait pas le conflit distinct avec le Hezbollah au Liban, une position qui a suscité une vive opposition de la part des médiateurs et des puissances régionales. Le président américain Donald Trump a déclaré sur PBS News Hour que le Liban n'était pas inclus dans l'accord et a qualifié les frappes israéliennes d'« escarmouche distincte ». „Si l'Iran veut que cette négociation échoue à cause d'un conflit où ils subissent une déroute au Liban, qui n'a rien à voir avec eux et dont les États-Unis n'ont jamais dit qu'il faisait partie du cessez-le-feu, c'est leur choix” — JD Vance via Courrier international Donald Trump a séparément publié sur Truth Social que les troupes américaines resteraient déployées près de l'Iran jusqu'à ce qu'un « véritable accord » soit conclu, avertissant que sinon, les États-Unis « frapperaient plus fort que ce que l'on n'a jamais vu ». Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, agissant en tant que médiateur, a rejeté la position américano-israélienne, affirmant que la trêve s'applique « partout, y compris au Liban », une position désavouée par Tel-Aviv et Washington. Le président iranien Massoud Pezechkian a réitéré qu'un cessez-le-feu au Liban constitue l'une des « conditions essentielles » du plan de paix en dix points proposé aux États-Unis. JD Vance a annoncé qu'il dirigerait la délégation américaine au Pakistan samedi, après qu'Islamabad a proposé d'accueillir les parties pour des discussions visant un accord permanent au-delà de la trêve de deux semaines.

Des quartiers de Beyrouth frappés sans sommation, les secouristes fouillent les décombresLes habitants de Beyrouth ont rapporté que les frappes ont eu lieu sans les avertissements habituels demandant l'évacuation des civils, les explosions ayant secoué la ville en plein milieu d'un après-midi animé. „Maintenant qu'ils en ont fini avec l'Iran, c'est notre tour” — Mohammad via Franceinfo Des journalistes de l'Associated Press ont rapporté avoir vu des corps calcinés dans des véhicules et au sol à l'un des carrefours les plus fréquentés de Beyrouth, dans le quartier central de Corniche al-Mazraa. Dans le quartier d'Ain el-Mraisseh, un bâtiment entier a été détruit et les secouristes ont indiqué que sept personnes restaient coincées sous les décombres. Dans la ville de Saïda, au sud, la terrasse d'un café a été frappée au moment même où le cessez-le-feu avec l'Iran entrait en vigueur, tuant 13 personnes. La ministre libanaise des Affaires sociales, Haneen Sayed, a qualifié ces frappes de « tournant très dangereux », notant que la moitié de la population déplacée du pays s'était réfugiée dans les zones de Beyrouth qui ont été touchées. Le président libanais Joseph Aoun a qualifié les attaques de « barbares », tandis que le Premier ministre Nawaf Salam a accusé Israël d'escalade au moment précis où les responsables libanais cherchaient à négocier une solution, et de frapper des zones civiles au « mépris total des principes du droit international ».

L'ONU met en garde contre un grave danger ; la France et l'Iran poussent pour une extension du cessez-le-feu au LibanLe conflit actuel entre Israël et le Hezbollah a éclaté le 28 février 2026, le jour même où les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes sur l'Iran dans le cadre de l'opération Epic Fury, tuant le Guide suprême iranien Ali Khamenei. Le Hezbollah, groupe militant libanais aligné sur l'Iran, avait déjà mené une guerre majeure contre Israël en 2006. Le Liban a subi des vagues successives d'opérations militaires israéliennes et accueille un grand nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays.Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a averti par la voix de son porte-parole que la campagne militaire israélienne au Liban représente « un grave danger pour le cessez-le-feu et les efforts menés en faveur d'une paix durable et globale dans la région ». Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a qualifié l'ampleur des victimes civiles d'« effroyable » et a appelé la communauté internationale à aider à mettre fin à ce qu'il a appelé un « cauchemar », tout en demandant une enquête sur ce qu'il a qualifié de violations nombreuses du droit international. Le président français Emmanuel Macron, qui s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Massoud Pezechkian le soir du 8 avril, a déclaré que la cessation des frappes au Liban était une « condition nécessaire » pour que le cessez-le-feu soit « crédible et durable », et que la trêve devait ouvrir la voie à des négociations globales garantissant la sécurité de toutes les parties au Moyen-Orient. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré le 9 avril journée de deuil national pour « les martyrs et les blessés lors des attaques israéliennes qui ont visé des centaines de civils innocents et sans défense ». Ses services ont précisé qu'il entendait « mobiliser toutes les ressources politiques et diplomatiques du Liban pour arrêter la machine à tuer israélienne ». Le Hezbollah, qui avait suspendu ses attaques sur le nord d'Israël et les troupes israéliennes au Liban suite à l'annonce du cessez-le-feu, a répliqué au matin du 9 avril en lançant des roquettes sur la localité israélienne de Manara, invoquant les violations israéliennes de la trêve. La divergence entre l'interprétation américano-israélienne de la portée du cessez-le-feu et les positions de l'Iran, du Pakistan, de la France et des Nations Unies plaçait la trêve de deux semaines sous une forte pression dès son deuxième jour.

Opération Epic Fury

Mentioned People

  • Nawaf Salam — 53. premier Libanu od 8 lutego 2025 roku
  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
  • Masoud Pezeshkian — dziewiąty prezydent Iranu od 2024 roku
  • Shehbaz Sharif — premier Pakistanu i mediator w konflikcie
  • Antonio Guterres — Sekretarz Generalny Organizacji Narodów Zjednoczonych
  • Volker Türk — Wysoki Komisarz ONZ ds. Praw Człowieka
  • Emmanuel Macron — prezydent Francji od maja 2017 roku

Sources: 67 articles