Le parti d'opposition TISZA, mené par Péter Magyar, a obtenu une majorité constitutionnelle lors des élections législatives de dimanche, mettant un terme à 16 années de pouvoir ininterrompu de Viktor Orbán. Avec 138 sièges sur 199, la formation centriste dispose désormais de la latitude nécessaire pour réformer en profondeur les institutions du pays.
Majorité constitutionnelle
Le parti TISZA de Péter Magyar obtient 138 sièges sur 199, permettant de modifier la Constitution.
Fin de l'ère Orbán
Viktor Orbán perd le pouvoir après 16 ans de gouvernance ininterrompue en Hongrie.
Réactions internationales
L'Allemagne et la Pologne saluent un tournant majeur contre le populisme et pour la sécurité européenne.
Réformes en vue
TISZA prévoit des mesures anti-corruption, une politique pro-UE et l'objectif d'intégrer la zone euro.
Le parti d'opposition TISZA, dirigé par Péter Magyar, a remporté une majorité constitutionnelle lors des élections législatives de dimanche, s'assurant 138 des 199 sièges et mettant fin à 16 ans de règne sans partage du Fidesz de Viktor Orbán. Selon les résultats basés sur près de 99 % des bulletins dépouillés, TISZA a obtenu 53,2 % des voix, tandis que le Fidesz ne conserve que 55 sièges avec 38,3 %. Le parti d'extrême droite Mi Hazánk a franchi le seuil des 5 %, obtenant 6 sièges avec 5,9 % des suffrages. Aucun parti de gauche, écologiste ou libéral ne siégera dans la nouvelle Assemblée nationale. Ce résultat offre à la formation de M. Magyar la majorité qualifiée nécessaire pour amender la Constitution et revenir sur les lois adoptées sous le gouvernement Orbán.
TISZA: 138, Fidesz-KDNP: 55, Mi Hazánk: 6
Viktor Orbán et le Fidesz ont accédé au pouvoir en Hongrie en 2010 et ont gouverné sans interruption pendant 16 ans. Durant cette période, Budapest est devenue la principale destination des investissements chinois en Europe, attirant des capitaux d'entreprises telles que le constructeur de voitures électriques BYD et le fabricant de batteries CATL. L'Union européenne avait partiellement gelé les fonds destinés à la Hongrie en raison d'accusations de violations de l'État de droit par l'administration Orbán. Péter Magyar, avocat de formation, est issu de l'appareil politique du Fidesz avant de fonder et de mener TISZA à la victoire en 2026.
Les dirigeants européens saluent la fin de l'ère Orbán Les dirigeants européens ont réagi rapidement à ces résultats. Le chancelier allemand Friedrich Merz a décrit cette issue comme un signal contre le populisme de droite sur tout le continent. M. Merz s'est dit « personnellement très reconnaissant » et a exprimé son soulagement face à ce résultat sans équivoque lors d'une conférence de presse à Berlin lundi. „Le populisme de droite a subi une lourde défaite en Hongrie hier, et cela ne concerne pas seulement la Hongrie — un signal très clair émane de Hongrie contre le populisme de droite dans le monde entier” — Friedrich Merz via Deutsche Welle Le chancelier a également souligné que ce résultat démontrait la résilience des sociétés démocratiques face à la propagande russe et aux tentatives extérieures d'influence électorale. Le Premier ministre polonais Donald Tusk, s'exprimant depuis la Corée du Sud, a célébré la victoire sur la plateforme X. „Hongrie, Pologne, Europe. Enfin réunis ! Une grande victoire, chers amis !” — Donald Tusk via Do Rzeczy M. Tusk a ajouté une phrase en hongrois — « Russes, rentrez chez vous ! » — reprenant un slogan utilisé lors des manifestations de l'opposition pendant la campagne électorale.
Varsovie espère le déblocage des fonds européens après le virage de Budapest Les responsables polonais ont promptement analysé les conséquences concrètes du changement à Budapest. Władysław Kosiniak-Kamysz, ministre de la Défense nationale polonais, a déclaré que ce résultat représentait un « changement pour le mieux concernant la sécurité de la Pologne » et a estimé qu'un 2 (milliards de PLN) — remboursement attendu de l'UE pour l'équipement militaire polonais transféré à l'Ukraine remboursement sur fonds européens pour le matériel militaire transféré à l'Ukraine était désormais « très réaliste ». „Le remboursement de 2 milliards provenant de l'argent européen pour l'armée polonaise devient aujourd'hui probablement très réaliste. Je pense que cette décision sera bientôt modifiée au niveau européen dès qu'un nouveau gouvernement sera en place” — Władysław Kosiniak-Kamysz via Do Rzeczy M. Kosiniak-Kamysz a également affirmé que sous Orbán, les vecteurs de sécurité de la Hongrie étaient « davantage tournés vers Moscou » que vers Varsovie, Bruxelles ou d'autres capitales européennes. Szymon Midera, directeur général de PKO Bank Polski, a exprimé l'espoir d'un environnement réglementaire plus prévisible en Hongrie après le vote, alors que la banque prépare son expansion dans le pays. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a également félicité TISZA, indiquant que Pékin souhaitait maintenir des contacts de haut niveau étroits avec le nouveau gouvernement hongrois, renforcer la confiance politique et étendre la coopération pratique — un signal notable étant donné que la Hongrie d'Orbán était le partenaire le plus proche de Pékin au sein de l'Union européenne.
Le PiS signale une continuité avec le Fidesz malgré des divergences politiques En Pologne, le résultat a suscité un débat au sein de l'opposition de droite sur l'avenir de sa relation avec le parti affaibli d'Orbán. Tobiasz Bocheński, député européen du PiS et vice-président du parti, a reconnu sur TVN24 que la politique orientale d'Orbán était « absolument divergente » de celle du PiS, notamment sur le blocage des fonds pour l'Ukraine. M. Bocheński a néanmoins confirmé que le PiS continuerait de coopérer avec le Fidesz en tant que partenaire de droite, notant que le Fidesz reste « la force de droite la plus importante et la plus forte » en Hongrie. Il a également rappelé que M. Magyar était lui-même issu du Fidesz, ajoutant une part d'incertitude quant à l'orientation politique du nouveau gouvernement. Par ailleurs, Marcin Romanowski, ancien vice-ministre de la Justice ayant bénéficié d'un asile politique en Hongrie sous le gouvernement Orbán, a admis que son statut serait probablement révoqué par les nouvelles autorités. Parallèlement, le programme publié par TISZA inclut des réformes anti-corruption, une politique étrangère pro-européenne, la réduction du握 déficit public à 3 % d'ici 2030 et une adhésion finale à la Zone euro — une idée soutenue par plus de 70 % des Hongrois selon un sondage Eurobaromètre de l'an dernier cité par Rzeczpospolita.
Mentioned People
- Péter Magyar — Węgierski polityk i prawnik, lider partii TISZA; przewidywany na przyszłego premiera Węgier
- Friedrich Merz — Niemiecki polityk, kanclerz Niemiec od 6 maja 2025 roku
- Donald Tusk — Prezes Rady Ministrów Rzeczypospolitej Polskiej od grudnia 2023 roku
- Władysław Kosiniak-Kamysz — Prezes Polskiego Stronnictwa Ludowego, poseł na Sejm i minister obrony narodowej
- Tobiasz Bocheński — Poseł do Parlamentu Europejskiego i wiceprezes Prawa i Sprawiedliwości od 2025 roku
- Marcin Romanowski — Były polski wiceminister sprawiedliwości, przebywający na azylu politycznym na Węgrzech
- Szymon Midera — Prezes Zarządu PKO Banku Polskiego
- Zsolt Hegedus — Chirurg ortopeda i ekspert ds. zdrowia partii TISZA, wyznaczony na przyszłego ministra zdrowia
Sources: 94 articles
- Magyar: Minister Szijjarto niszczy w siedzibie MSZ dokumenty (rmf24.pl)
- TYLKO U NAS. Ziobro: Będę walczył z Tuskiem i on to odczuje! (wpolityce.pl)
- Zbigniew Ziobro wciąż na Węgrzech. Co musi się stać, żeby wrócił do Polski? (Dziennik Łódzki)
- Ziobro stracił sojusznika na Węgrzech, Polacy jasno. Nowy ruch prokuratury (polsatnews.pl)
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