Le ministre des Affaires étrangères iranien est attendu ce vendredi 24 avril 2024 à Islamabad pour une possible reprise des négociations directes avec Washington. Ces nouveaux échanges visent à mettre un terme au conflit armé entre les deux nations, sous l'égide de la médiation pakistanaise.

Reprise espérée du dialogue

Le ministre iranien des Affaires étrangères est attendu à Islamabad après des contacts diplomatiques avec le Pakistan.

Contexte de tensions maritimes

Les discussions visent à résoudre l'impasse liée au blocus naval américain et aux restrictions iraniennes dans le détroit d'Ormuz.

Logistique américaine déployée

Neuf avions de transport américains ont acheminé du matériel et du personnel à Islamabad, bien que la composition de la délégation reste inconnue.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est attendu à Islamabad ce vendredi 24 avril 2026 au soir, jetant les bases d'un potentiel second cycle de pourparlers de paix directs entre l'Iran et les États-Unis visant à mettre fin à la guerre en cours. De hauts responsables du gouvernement pakistanais ont confirmé cette information à Al Jazeera après une série d'entretiens téléphoniques entre M. Araghchi et les dirigeants pakistanais plus tôt dans la journée. Une équipe américaine chargée de la logistique et de la sécurité est déjà positionnée à Islamabad pour préparer les négociations, selon des sources locales proches du dossier. Les États-Unis n'ont pas encore confirmé l'envoi d'une délégation pour rencontrer M. Araghchi, ni précisé l'identité de celui qui la dirigerait. Un responsable pakistanais a indiqué à Al Jazeera qu'il existait désormais une « forte probabilité de percée » entre les deux parties, après plusieurs jours d'escalade des tensions dans le détroit d'Ormuz.

Le blocus et les saisies de navires ont failli faire dérailler le dialogue Le chemin vers ce second cycle de discussions a été sinueux depuis que la première session s'est achevée sans résultat le 11 avril 2026 à Islamabad. Le président Donald Trump a instauré un blocus naval sur les ports iraniens le 13 avril, deux jours seulement après l'échec des premiers pourparlers. Téhéran avait alors réagi en déclarant qu'il ne reprendrait pas les négociations tant que le blocus ne serait pas levé, tandis que M. Trump refusait de revenir sur sa décision. Les tensions se sont accentuées dans le détroit lorsque les États-Unis ont intercepté un navire sous pavillon iranien, acte suivi par la saisie de deux navires par l'Iran et des tirs sur un troisième bâtiment. L'Iran bloquait de fait le passage pour la plupart des navires depuis le début du mois de mars 2026, accentuant la pression sur le transport maritime mondial. Jusqu'au milieu de la semaine, la tenue d'un second cycle de discussions demeurait très incertaine.

Pourparlers USA-Iran à Islamabad — Chronologie: — ; — ; — ; —

Le rôle de médiateur du Pakistan s'avère déterminant Le changement de posture de l'Iran fait suite à un échange téléphonique, vendredi matin, entre Abbas Araghchi et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Ishaq Dar. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a précisé que M. Dar a souligné l'importance d'un dialogue soutenu, tandis que M. Araghchi a salué le rôle de « facilitation constant et constructif » du Pakistan. L'agence de presse officielle iranienne IRNA a également mentionné un appel entre M. Araghchi et le chef de l'armée pakistanaise, le Field Marshal Asim Munir, bien que les autorités pakistanaises n'aient ni confirmé ni démenti cet échange. Islamabad assure le rôle d'hôte et de médiateur, une fonction devenue cruciale alors que les communications directes entre Washington et Téhéran restent limitées. Les échanges de vendredi matin semblent avoir débloqué l'impasse qui persistait depuis la mise en place du blocus.

Logistique américaine en place, incertitude sur la délégation Au moins neuf appareils américains ont atterri à Islamabad cette semaine, transportant du matériel de communication, des véhicules, du personnel de sécurité et des techniciens en vue du dialogue, selon Al Jazeera. 9 (avions) — avions américains sont arrivés à Islamabad avant les discussions Un porte-parole de l'ambassade des États-Unis à Islamabad a refusé de commenter ces préparatifs, tandis que l'ambassade d'Iran n'a pas immédiatement donné suite aux sollicitations. Lors de la première session du 11 avril, la délégation américaine était conduite par le vice-président JD Vance, accompagné de l'envoyé spécial Steve Wirkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Une équipe dirigée par M. Vance était initialement attendue en début de semaine, mais ce déplacement a été reporté après que l'Iran s'est déclaré non préparé à une reprise immédiate. Le 11 avril, la délégation iranienne était menée par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, perçu comme plus proche des Gardiens de la révolution (CGRI) qu'Abbas Araghchi ou que la direction politique sous la présidence de Masoud Pezeshkian. La composition des délégations pour ce nouveau cycle n'est pas encore arrêtée.

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran a débuté le 28 février 2026 par une opération qui a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei lors des frappes initiales. L'Iran a par la suite nommé Mojtaba Khamenei, fils du défunt dirigeant, au poste de Guide suprême le 9 mars 2026. Téhéran a entrepris de bloquer le détroit d'Ormuz au début du mois de mars 2026, une escalade majeure compte tenu de l'importance de cette voie pour les marchés énergétiques mondiaux. Les pourparlers d'Islamabad du 11 avril 2026 constituaient les premières négociations directes connues entre les deux gouvernements depuis le début des hostilités.

Mentioned People

  • Abbas Araghchi — Minister spraw zagranicznych Iranu od sierpnia 2024 roku
  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
  • Ishaq Dar — 6. wicepremier i 38. minister spraw zagranicznych Pakistanu od 2024 roku

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