La Réserve fédérale américaine a laissé ses taux directeurs inchangés le 18 mars 2026, dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, et n’anticipe plus qu’une seule baisse cette année. Dans un contexte marqué par la hausse du pétrole liée à la guerre en Iran, la banque centrale américaine insiste sur une inflation encore élevée, tandis que les investisseurs s’interrogent sur la trajectoire monétaire à venir.

La Fed maintient ses taux

Le 18 mars 2026, la Réserve fédérale a conservé son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % et n’envisage qu’une seule baisse en 2026.

Powell reste en poste

Jerome Powell a dit qu’il resterait en fonctions jusqu’à la confirmation de son successeur et n’a pas exclu une hausse de taux si l’inflation persiste.

Le pétrole complique les décisions monétaires

La guerre en Iran et la hausse des prix du pétrole alimentent l’inflation et rendent plus délicat l’arbitrage des banques centrales entre croissance et stabilité des prix.

La Banque du Japon temporise

La Banque du Japon a laissé ses taux inchangés le 19 mars 2026 tout en avertissant des effets inflationnistes possibles de la hausse du pétrole.

Le Brésil engage un assouplissement prudent

Le Banco Central do Brasil a abaissé le taux Selic de 25 points de base, soit moins que les 50 points de base attendus par certains analystes.

La Réserve fédérale américaine a maintenu, le 18 mars 2026, son principal taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, tout en ne projetant qu’une seule baisse de taux pour l’ensemble de l’année, alors que ses responsables évoluent dans un environnement économique volatil marqué par la hausse des prix du pétrole liée à la guerre en Iran. Cette décision intervient au moment où les grandes banques centrales sont confrontées à un même dilemme : des tensions inflationnistes nourries par le choc pétrolier d’un côté et des signes de ralentissement de la croissance de l’autre. La Réserve fédérale a qualifié l’inflation de « quelque peu élevée », selon Reuters. Le S&P 500 a reculé après l’annonce, tandis que l’indice du dollar a progressé. Les marchés s’attendaient largement à un statu quo, mais le ton des projections publiées en parallèle a renforcé l’incertitude des investisseurs.

Powell exclut une démission et n’écarte pas une hausse de taux Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, a indiqué qu’il resterait en fonctions jusqu’à la confirmation de son successeur, répondant ainsi aux spéculations sur la durée de son mandat. Il a également déclaré qu’une hausse de taux n’était « pas exclue » si l’inflation devait persister, tout en jugeant cette option peu probable à ce stade. Ces propos ont mis en lumière la prudence de la Fed dans un contexte où la guerre en Iran a introduit un choc d’offre important et difficile à modéliser. Des analystes cités par Reuters estiment que la Fed pourrait finalement « laisser les taux inchangés » pendant toute l’année 2026, malgré sa propre projection d’une baisse unique, en raison de la persistance des tensions sur les prix alimentées par le pétrole. L’écart entre la communication officielle de la Fed et les attentes des marchés s’est creusé, rendant plus incertaine encore la trajectoire des taux pour les investisseurs. Powell, qui est le 16e président du Federal Open Market Committee depuis 2018, n’a donné aucune indication sur le calendrier de son départ.

La Réserve fédérale a commencé à relever agressivement ses taux d’intérêt en réponse à l’inflation apparue après la pandémie, un cycle qui a façonné la politique monétaire mondiale pendant plusieurs années. La fourchette actuelle de 3,50 % à 3,75 % correspond à une phase de stabilisation de la politique monétaire après ce cycle de resserrement. Le conflit en Iran, déclenché le 28 février 2026 par des frappes américano-israéliennes dans le cadre de l’opération Epic Fury, a introduit une nouvelle variable inflationniste via les chocs sur les prix du pétrole, compliquant la trajectoire d’assouplissement de la Fed.

La Banque du Japon maintient le cap et alerte sur le coût du pétrole La Banque du Japon a laissé son taux directeur inchangé le 19 mars 2026, tout en avertissant que la hausse des coûts du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient pourrait accentuer les pressions inflationnistes sur l’économie japonaise. Selon Reuters, la BOJ a maintenu son diagnostic d’une reprise économique modérée. Les investisseurs ont réagi à cette décision en gardant les yeux tournés vers le yen, resté sous pression après le statu quo observé la veille par la Fed. Le langage prudent de la BOJ sur le pétrole a fait écho à celui de la Fed et a illustré une préoccupation largement partagée parmi les grandes banques centrales quant à la persistance du choc sur les prix lié à l’Iran. Cette décision a laissé le yen exposé, l’écart de taux d’intérêt entre le Japon et les États-Unis demeurant important.

Le Brésil baisse ses taux de 25 points de base avec prudence La banque centrale du Brésil, le Banco Central do Brasil, a abaissé son taux directeur Selic de 25 points de base le 18 mars 2026, lançant un cycle d’assouplissement monétaire avec un mouvement plus limité que la baisse de 50 points de base qu’une partie des analystes avait auparavant anticipée. Le comité chargé de fixer les taux, connu sous le nom de Copom, a voté à l’unanimité en faveur de cette baisse, signalant un consensus interne en faveur d’une approche prudente. Le choc pétrolier déclenché par la guerre en Iran avait renforcé l’hypothèse d’un maintien des taux à 15 %, ce qui a donné à cette réduction, même modeste, une portée particulière en matière de politique monétaire. Reuters a indiqué que la banque centrale avait précisé qu’elle allait « continuer d’agir avec prudence », reconnaissant que le choc pétrolier était important, mais probablement temporaire. Le contraste entre l’assouplissement engagé par le Brésil et le statu quo de la Fed illustre la diversité des contraintes auxquelles sont confrontées, dans l’environnement actuel, les banques centrales des économies émergentes et développées. 25 (basis points) — Baisse du taux Selic brésilien, inférieure à l’attente du marché de 50 points de base

Mentioned People

  • Jerome Powell — 16. przewodniczący Rezerwy Federalnej od 2018 r.
  • Stephen Miran — gubernator Rezerwy Federalnej, który oddał odrębny głos za podwyżką stóp