Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran, conclu le 7 avril 2026, est déjà mis à rude épreuve par une offensive aérienne d'envergure menée par Israël au Liban. Malgré cet accord négocié sous l'égide du Pakistan, des divergences majeures sur l'inclusion du territoire libanais menacent de faire dérailler les pourparlers prévus à Islamabad.
Trêve instable
Un cessez-le-feu de deux semaines a été conclu in extremis entre Trump et Téhéran, mais son application est chaotique dès le premier jour.
Carnage au Liban
Israël a mené des frappes massives faisant au moins 182 morts (jusqu'à 254 selon d'autres sources), compliquant l'accord diplomatique.
Imbroglio diplomatique
JD Vance dément l'inclusion du Liban dans la trêve, contrairement à ce qu'affirmaient le Pakistan et l'Iran.
Blocage d'Ormuz
En réponse aux frappes au Liban, Téhéran a de nouveau restreint le transit des pétroliers dans le détroit d'Ormuz.
Un cessez-le-feu fragile de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran, conclu dans la soirée du mardi 7 avril 2026, peu avant l'expiration de l'ultimatum fixé par le président Donald Trump, a été immédiatement mis à l'épreuve dès son premier jour. Israël a en effet lancé ce que des sources décrivent comme sa plus violente offensive aérienne contre le Liban ces dernières années, faisant plus de 250 morts. L'accord a été négocié par le Pakistan, dont le Premier ministre Shehbaz Sharif a annoncé sur les réseaux sociaux que les deux parties avaient consenti à « un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs ». M. Trump a déclaré une « trêve bilatérale » pour une période initiale de deux semaines, qualifiant les négociations de « très avancées », tandis que Washington et Téhéran se sont empressés de revendiquer la victoire. Ce répit est né dans une profonde incertitude, marquée par des versions contradictoires sur les termes exacts de l'accord, les premières heures de pause ayant été marquées par de nouvelles violences plutôt que par le calme.Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées contre l'Iran à partir du 28 février 2026, lors d'une opération ayant coûté la vie à Ali Khamenei, Guide suprême de longue date. Le conflit a provoqué des perturbations majeures au Moyen-Orient et contribué à une instabilité économique mondiale, le FMI avertissant d'une révision à la baisse de ses prévisions. Plus de 1 700 personnes sont mortes au Liban depuis le début des frappes aériennes et de l'invasion terrestre israélienne le mois dernier, selon les autorités locales citées par France 24. Ce cessez-le-feu, s'il tient, constituerait la première suspension formelle des hostilités depuis le début de la guerre. Des centaines de morts au Liban dès le premier jour de la trêveMercredi 8 avril, les forces israéliennes ont mené ce que le journal El Confidencial a décrit comme près de cent frappes aériennes en moins de dix minutes, touchant Beyrouth, le sud du Liban et la plaine de la Bekaa en plein jour. Le ministère libanais de la Santé a fait état d'au moins 182 morts et près de 900 blessés, tandis que d'autres bilans cités par des sources locales atteignaient 254 décès en une seule journée. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a qualifié l'ampleur du carnage d'« horrible ». Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé qu'Israël restait prêt à affronter l'Iran si nécessaire et avait encore des « objectifs à remplir », tandis que l'armée israélienne a déclaré poursuivre son but de désarmer le Hezbollah au Liban. Un témoin près de Corniche al-Mazraa, à Beyrouth, a décrit le chaos qui a suivi.„Les gens ont commencé à courir dans toutes les directions et des colonnes de fumée se sont élevées.” — Ali Younes via France 24254 (décès) — bilan des victimes au Liban au premier jour du cessez-le-feu Divergences entre Washington et Téhéran sur le périmètre de l'accordLe différend central menaçant de rompre la trêve porte sur l'inclusion du Liban dans les termes du cessez-le-feu. Le vice-président américain JD Vance, s'exprimant devant la presse à Budapest mercredi après une rencontre avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, a catégoriquement nié que le Liban ait jamais fait partie de l'accord.„Je pense que les Iraniens estimaient que le cessez-le-feu incluait le Liban, mais ce n'est pas le cas. Nous n'avons jamais fait cette promesse. Nous n'avons jamais indiqué qu'il en serait ainsi.” — JD Vance via The New York TimesM. Vance a ajouté que si l'Iran choisissait de laisser les négociations échouer à cause du Liban, « ce serait leur choix », qualifiant une telle décision de « stupide ». La position de l'Iran est radicalement opposée. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a affirmé que la « base viable pour négocier » avait déjà été violée, rendant toute discussion ultérieure « déraisonnable ». Il a invoqué la « profonde méfiance historique » de l'Iran envers les États-Unis en raison de « violations répétées de toutes sortes d'engagements ». M. Ghalibaf a spécifiquement cité la première clause de ce qu'il décrit comme un plan en 10 points, incluant un cessez-le-feu au Liban. La situation a été complexifiée par une information du Financial Times suggérant que l'annonce du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif — mentionnant explicitement le Liban — aurait pu être rédigée par la Maison-Blanche elle-même, M. Sharif ayant omis de supprimer la mention « Brouillon -- Message du PM du Pakistan sur X » de la version initiale.„Si l'Iran veut que cette négociation échoue à cause du Liban, qui n'a rien à voir avec eux et dont les États-Unis n'ont jamais dit qu'il faisait partie du cessez-le-feu, c'est leur décision souveraine.” — JD Vance via France 24 L'incertitude sur Ormuz et le nucléaire pèse sur les pourparlers d'IslamabadAu-delà du dossier libanais, les conditions de passage dans le détroit d'Ormuz restent vivement contestées. Washington assure que les navires y circuleront librement, mais Téhéran a prévenu qu'il n'autoriserait qu'un nombre limité de bâtiments par jour sous contrôle militaire, exigeant des frais de passage au titre de réparations de guerre. Donald Trump a ajouté à la confusion en déclarant à ABC que les États-Unis et l'Iran pourraient gérer conjointement ces péages, estimés à environ deux millions de dollars par trajet. En réaction aux frappes israéliennes au Liban, l'Iran a suspendu le passage des pétroliers dans le détroit, qui commençait pourtant à rouvrir. Un autre obstacle majeur plane sur les discussions d'Islamabad : les stocks nucléaires iraniens. El País rapporte que plus de 450 kilogrammes d'uranium hautement enrichi manquent à l'appel. M. Vance doit mener la délégation américaine à Islamabad à partir du samedi 11 avril, accompagné de Steve Witkoff, envoyé spécial du président, et de Jared Kushner, selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt. Le FMI a averti que le conflit en cours avait déjà entraîné une révision à la baisse de ses prévisions économiques globales, appelant les gouvernements à la vigilance.Chronologie du cessez-le-feu US-Iran: — ; — ; — ; —
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
- Shehbaz Sharif — premier Pakistanu
- Mohammad Bagher Ghalibaf — przewodniczący Parlamentu Iranu
- Steve Witkoff — specjalny wysłannik USA
- Jared Kushner — były starszy doradca i członek delegacji USA
Sources: 19 articles
- Guerra en Irán, en directo | Trump amenaza con una ofensiva mayor si falla el acuerdo con Irán y mantiene sus tropas en la región a la espera de "su próxima conquista" (20 minutos)
- Trump afirma que EE. UU. mantendrá su despliegue militar cerca de Irán hasta un "acuerdo real" (France 24)
- Guerra en Irán, última hora hoy, en directo | Irán publica un mapa con rutas alternativas para el tránsito en el estrecho de Ormuz para evitar las minas antibuque (EL MUNDO)
- Guerra en Irán, última hora del ataque de EEUU e Israel en directo (eldiario.es)
- Hizbulá resquebraja más el alto el fuego y responde con más ataques a Israel por su "violación" del acuerdo (LaSexta)
- Última hora de la guerra de Estados Unidos e Israel contra Irán, en directo | Trump amenaza con una ofensiva "más fuerte" si falla el acuerdo con Irán y anuncia que las tropas seguirán desplegadas en la región (EL PAÍS)
- ¿Resiste la tregua? Israel bombardea Líbano e Irán amenaza con romper el pacto (EL PAÍS)
- Guerra de Irán, en directo: Última hora de los ataques de EEUU e Israel, el Estrecho de Ormuz y estado del alto al fuego (La Razón)
- Guerra en Irán y los ataques de EE.UU. e Israel hoy, en directo | Irán difunde rutas alternativas en el estrecho de Ormuz (LaVanguardia)
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