Le Pentagone a annoncé, lundi 23 mars 2026, la fermeture immédiate du « Correspondents' Corridor », l’espace de travail réservé à la presse dans son bâtiment principal. Désormais, tous les journalistes devront être accompagnés en permanence par du personnel autorisé dans l’enceinte du site. Cette décision intervient trois jours après qu’un juge fédéral a jugé anticonstitutionnelles les précédentes restrictions imposées à la presse.
Fermeture immédiate de l’espace presse
Le Pentagone a fermé le « Correspondents' Corridor » et impose désormais un accompagnement permanent à tous les journalistes présents sur le site.
Décision prise après un revers en justice
Cette mesure a été annoncée trois jours après qu’un juge fédéral a jugé anticonstitutionnelle la politique de restrictions imposée à la presse en octobre 2025.
Le Pentagone invoque la sécurité
Sean Parnell a justifié ce changement par des risques de sécurité et a indiqué qu’un nouvel espace pour la presse serait créé dans une annexe, sans calendrier précis.
Le tribunal ordonne le rétablissement d’accréditations
La justice a exigé que le Pentagone rende leurs accréditations à sept journalistes du New York Times et fournisse sous une semaine un rapport écrit de conformité.
Les grands médias avaient refusé les nouvelles règles
ABC, CBS, NBC, CNN, Fox News, NPR, The Washington Post, l’Associated Press et l’Agence France-Presse avaient refusé de signer le document de 21 pages.
Les organisations de presse dénoncent une atteinte au travail journalistique
La Pentagon Press Association et le National Press Club estiment que ces nouvelles restrictions compromettent l’exercice d’un journalisme indépendant au Pentagone.
Le Pentagone a annoncé, lundi 23 mars 2026, la fermeture immédiate du « Correspondents' Corridor », l’espace de travail réservé aux journalistes à l’intérieur de son bâtiment principal, et a indiqué que tous les reporters devraient désormais être accompagnés en permanence par du personnel autorisé lorsqu’ils se trouveraient sur les lieux. Cette décision a été rendue publique seulement trois jours après qu’un juge fédéral eut déclaré anticonstitutionnelles les précédentes restrictions imposées par le département à la presse. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a publié cette annonce sur X en invoquant des risques de sécurité pour justifier cette mesure. Il a également précisé qu’un nouvel espace de travail pour la presse serait aménagé dans une installation annexe située hors du bâtiment principal mais toujours dans l’enceinte du Pentagone, sans qu’aucun calendrier n’ait été communiqué quant à sa mise en service. Cette initiative fait directement suite à une décision rendue le vendredi 20 mars 2026 par le juge fédéral américain Paul Friedman, qui a estimé que la politique d’accréditation de la presse adoptée par le Pentagone en octobre 2025 violait le Premier amendement ainsi que les garanties de procédure régulière prévues par la Constitution. Le tribunal a ordonné au Pentagone de rétablir les accréditations de sept journalistes du New York Times et a accordé au département un délai d’une semaine pour remettre un rapport écrit attestant de sa mise en conformité. Le Pentagone a indiqué qu’il contestait cette décision et ferait appel, tout en affirmant qu’il se conformerait dans l’intervalle à l’ordonnance imposant la réattribution des accréditations.
Le juge estime que la politique visait des « journalistes défavorisés » Le juge Friedman a estimé que la politique d’octobre 2025 était anticonstitutionnelle à plusieurs titres. Selon lui, elle ne permettait pas aux journalistes de savoir à l’avance, de manière suffisante, quelles pratiques de reportage pouvaient conduire au refus, à la suspension ou au retrait de leur accréditation. Il a évoqué ce qu’il a qualifié de « preuves incontestables » montrant que ces règles avaient été conçues pour écarter des journalistes jugés défavorables à l’administration et les remplacer par des reporters « disposés à servir le gouvernement ». Cette politique autorisait le Pentagone à refuser une accréditation à des journalistes ayant publié des informations sans autorisation préalable du département, même lorsque ces informations n’avaient pas été classifiées secrètes. Les journalistes qui refusaient d’accepter ces règles devaient remettre leur badge et quitter leurs bureaux situés à l’intérieur du bâtiment. „Ceux qui ont rédigé le Premier amendement (de la Constitution) estimaient que la sécurité de la nation exige une presse libre et un public informé, et que cette sécurité est menacée lorsque le gouvernement réprime l’expression politique. Ce principe a préservé la sécurité du pays pendant près de 250 ans. Il ne devrait pas être abandonné aujourd’hui.” — Paul Friedman via Deutsche Welle Le juge a également relevé, selon Deutsche Welle, qu’avec la guerre en cours entre les États-Unis et Israël d’une part et l’Iran d’autre part, l’accès à des informations sur la défense provenant de plusieurs points de vue était « plus important que jamais ». Paul Friedman a été nommé au sein de la magistrature fédérale par le président Bill Clinton.
De grands médias ont refusé de signer le document de 21 pages La politique d’octobre 2025 avait déjà profondément divisé la presse accréditée au Pentagone avant même le dépôt de la plainte. De grandes organisations de presse, parmi lesquelles ABC, CBS, NBC, CNN, Fox News, NPR, The Washington Post, l’Associated Press et l’Agence France-Presse, ont refusé de signer le document de 21 (pages) — longueur du document de politique restrictive du Pentagone à l’égard de la presse et ont ensuite perdu leur accès au bâtiment. Selon Deutsche Welle, le Pentagone a vidé les bureaux attribués à huit médias, dont The New York Times, The Washington Post, CNN, NBC et NPR, le département invoquant un manque de place. Le groupe de journalistes resté à l’intérieur du bâtiment était composé principalement de médias conservateurs ayant accepté les nouvelles conditions, One America News étant présenté comme le seul média à avoir initialement signé ce règlement. The New York Times a déposé sa plainte contre le Pentagone et le secrétaire à la défense Pete Hegseth en décembre 2025, en soutenant que la politique d’accréditation violait les droits constitutionnels des journalistes. Le Pentagone dispose depuis des décennies d’un espace de travail dédié à la presse ainsi que d’un système d’accréditation pour les journalistes chargés de couvrir l’armée américaine. Sous le second mandat de l’administration Trump, le Department of Defense a été rebaptisé Department of War. La politique d’octobre 2025 marquait une rupture importante avec les pratiques antérieures, en subordonnant l’accès de la presse à une approbation préalable du contenu des reportages, y compris pour des informations non classifiées, et en imposant aux journalistes de signer des déclarations sous serment de conformité.
Les organisations de presse dénoncent un effet dissuasif en pleine couverture de guerre Les organisations journalistiques ont vivement réagi à l’annonce de lundi, présentant la fermeture du Correspondents' Corridor comme un durcissement délibéré malgré la décision du tribunal. „La fermeture du « corridor des correspondants » et l’obligation d’un accès accompagné affaiblissent le journalisme indépendant au Pentagone, à un moment où le public a besoin d’informations claires et non filtrées sur l’armée américaine.” — Mark Schoeff Jr. via Le Temps La Pentagon Press Association a estimé que cette annonce constituait « une violation manifeste de la lettre et de l’esprit de la décision rendue la semaine dernière » et s’est interrogée sur les raisons pour lesquelles le département choisissait de restreindre les libertés de la presse à un moment critique pour la couverture des questions de défense. Le National Press Club, basé à Washington, a fait écho à ces préoccupations en affirmant que la nouvelle politique limitait la capacité des journalistes à accomplir leur travail. Sean Parnell a précisé que les journalistes accrédités conserveraient l’accès au Pentagone pour les points de presse programmés, les conférences de presse et les entretiens organisés par les bureaux des affaires publiques, mais que tout autre accès nécessiterait un accompagnement. L’appel du Pentagone signifie que ces nouvelles règles d’accès resteront en vigueur jusqu’à ce que les tribunaux aient tranché le litige, laissant le corps de presse dans une annexe dont l’état de préparation demeure incertain et pour une durée indéterminée.
Perspektywy mediów: La réponse du Pentagone à cette décision judiciaire s’apparente à des représailles contre une presse libre, en invoquant la sécurité pour renforcer un contrôle politique sur la couverture de l’armée en temps de guerre. Le Pentagone peut faire valoir des impératifs légitimes de sécurité pour contrôler l’accès à ses bâtiments et veiller à ce que des informations sensibles ne soient pas publiées sans examen approprié, quel que soit leur statut de classification.
Mentioned People
- Pete Hegseth — 29. sekretarz obrony Stanów Zjednoczonych
- Paul L. Friedman — sędzia senior sądu okręgowego Stanów Zjednoczonych w U.S. District Court for the District of Columbia
- Sean Parnell — rzecznik Pentagonu
- Mark Schoeff Jr. — prezes National Press Club
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
Sources: 21 articles
- Pentágono obrigado por tribunal a emitir novas credenciais de imprensa após restrições a jornalistas (Jornal Expresso)
- Trump durcit encore la guerre contre les journalistes (Blick.ch)
- États-Unis : comment Hegseth et le Pentagone serrent la vis aux journalistes (SudOuest.fr)
- Pentagon verschärft Restriktionen für Journalisten trotz Gerichtsurteils (tagesschau.de)
- Le Pentagone durcit encore davantage les restrictions imposées aux journalistes - Le Temps (Le Temps)
- După ce a pierdut un proces pentru limitarea accesului presei, Pentagonul impune alte restricţii (G4Media.ro)
- Angebliche Sicherheitsrisiken: Pentagon verbannt Journalisten in einen Nebentrakt (N-tv)
- Pentágono endurece restricciones a la prensa en EE. UU. (Deutsche Welle)
- US: Pentagon tightens press restrictions despite ruling (Deutsche Welle)
- El Pentágono sacará a la prensa a un anexo tras la sentencia que declara inconstitucionales sus restricciones (ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL)