L’Iran a lancé mardi 24 mars 2026 plusieurs vagues de missiles et de drones contre Israël et des Etats arabes du Golfe, alors que Donald Trump affirmait que Washington menait des discussions « très bonnes et productives » avec Téhéran. Les sirènes ont retenti en Israël et dans le Golfe, tandis que Téhéran démentait toute négociation et qualifiait ces déclarations de « fake news ».

Frappes iraniennes sur plusieurs fronts

L’Iran a visé Israël ainsi que plusieurs Etats arabes du Golfe. Des sirènes ont retenti à Tel-Aviv, à Bahreïn et des infrastructures ont été touchées au Koweït et en Arabie saoudite.

Trump affirme qu’un canal de discussion existe

Donald Trump dit avoir eu avec Téhéran des échanges « très bons et productifs » et annonce un report de cinq jours des frappes visant le réseau énergétique iranien.

Téhéran nie toute négociation

Mohammad Baqer Qalibaf rejette l’existence de discussions avec Washington et accuse les Etats-Unis d’utiliser des « fake news » pour influer sur les marchés.

Les opérations militaires américaines se poursuivent

Selon un responsable américain cité par Semafor, seules les frappes sur les sites énergétiques sont suspendues. Les attaques contre les cibles militaires continuent dans le cadre d’Operation Epic Fury.

Le conflit pèse sur l’économie mondiale

La guerre, entrée dans sa quatrième semaine, soutient fortement les cours du pétrole et alimente les craintes d’un ralentissement économique mondial, sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz.

L’Iran a lancé mardi 24 mars 2026 plusieurs vagues de missiles et de drones contre Israël et des Etats arabes du Golfe, alors même que le président américain Donald Trump affirmait que son gouvernement menait avec Téhéran des discussions productives pour mettre fin à la guerre. Les frappes iraniennes ont déclenché des sirènes d’alerte aérienne dans plusieurs secteurs d’Israël, notamment à Tel-Aviv, où des explosions liées aux interceptions ont été entendues. Dans le nord d’Israël, des habitations ont été endommagées par des débris retombés au sol, selon le commandement israélien de la défense civile. Le ministère saoudien de la défense a indiqué avoir détruit 19 (drones) — des drones iraniens visant la province orientale saoudienne, riche en pétrole. Au Koweït, des lignes électriques ont été touchées par des éclats provenant de la défense antiaérienne, provoquant des coupures partielles de courant pendant plusieurs heures, tandis que des sirènes d’alerte aux missiles ont retenti à Bahreïn. Le IRGC a affirmé lancer de nouvelles attaques contre des cibles américaines et a présenté les déclarations de Donald Trump sur d’éventuels pourparlers comme des « opérations psychologiques » « usées » et sans effet sur la conduite de la guerre par Téhéran. Aucun décès lié aux frappes sur Israël n’avait été signalé dans les premiers bilans.

Trump affirme qu’il y a des discussions, Téhéran dénonce des « fake news » Donald Trump a écrit sur sa plateforme Truth Social que les Etats-Unis et l’Iran avaient eu des échanges « très bons et productifs » en vue d’un « règlement complet et total des hostilités au Moyen-Orient ». Il a en outre annoncé un report de cinq jours d’un projet visant le réseau énergétique iranien. Cette annonce a brièvement soutenu les marchés boursiers et entraîné une nette baisse des cours du pétrole, retombés sous les 100 dollars le baril, effaçant le recul des marchés provoqué par ses menaces formulées durant le week-end. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, que, selon un responsable israélien et deux autres sources au fait du dossier, Reuters avait identifié comme l’interlocuteur du côté iranien, a catégoriquement nié la tenue de toute discussion. „Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, et les fake news sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et pour sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont piégés” — Mohammad Baqer Qalibaf via Reuters Un responsable américain cité par Semafor a précisé que la pause ne concernait que les sites énergétiques et que les frappes contre les installations militaires, les moyens navals, les sites de missiles balistiques et la base industrielle de défense se poursuivraient dans le cadre de Operation Epic Fury. Reuters a indiqué ne pas être en mesure de vérifier immédiatement les informations de Semafor. Sollicités en dehors des heures ouvrables, la Maison Blanche, le département d’Etat et le Pentagone n’ont pas répondu. Les prix du pétrole ont ensuite regagné une partie du terrain perdu : le Brent a progressé de 4,2 % à 104,21 dollars le baril et le brut américain de 4,3 % à 91,93 dollars le baril, soit une hausse de plus de 40 % depuis le début de la guerre, le 28 février.

2026-03-21: 94.00, 2026-03-23: 110.00, 2026-03-24T06:00: 94.00, 2026-03-24T10:00: 104.21

Nétanyahou promet de poursuivre les frappes contre l’Iran et le Liban Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël poursuivrait ses frappes quels que soient les propos américains sur un cessez-le-feu. Dans une déclaration vidéo diffusée après les commentaires de Donald Trump, Benjamin Netanyahu a dit que le président américain estimait possible de tirer parti des acquis militaires pour atteindre, par un accord, les objectifs de guerre tout en préservant des intérêts jugés vitaux. „En parallèle, nous continuons de frapper, en Iran comme au Liban. Nous démantelons méthodiquement le programme de missiles et le programme nucléaire, et nous continuons de porter des coups sévères au Hezbollah.” — Benjamin Netanyahu via AP News Des analystes israéliens ont évoqué un sentiment de déception et de confusion dans le pays. Le politologue Ori Goldberg a déclaré à Al Jazeera qu’Israël ne semblait pas avoir été consulté en amont au sujet de négociations. L’ancien ambassadeur israélien Alon Pinkas a, lui aussi sur Al Jazeera, estimé que si Donald Trump avait poussé en faveur de négociations malgré les objections de Benjamin Netanyahu, cela pouvait signifier que le président américain avait conclu que le chef du gouvernement israélien avait surestimé la rapidité et le caractère décisif d’une victoire. Le compte rendu de Semafor, cité par Reuters, relevait qu’Israël n’était pas partie prenante aux échanges menés par Washington avec Téhéran. Un responsable pakistanais et une seconde source ont indiqué à Reuters que des discussions directes sur une issue au conflit pourraient se tenir à Islamabad dès cette semaine, avec la participation attendue du vice-président américain JD Vance, de l’émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner pour rencontrer des responsables iraniens. Cette perspective suit un échange téléphonique entre Donald Trump et le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir, confirmé par la Maison Blanche.

La guerre entre dans sa quatrième semaine et pèse sur l’économie mondiale L’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, baptisée Operation Epic Fury, a commencé le 28 février 2026. Moins de 48 heures avant son déclenchement, Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont eu un entretien téléphonique jusque-là non révélé. Selon Reuters, citant trois personnes informées de cet échange, cet appel a pesé dans la décision finale de Donald Trump d’ordonner l’attaque. Dès le 24 février, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait informé un petit groupe de dirigeants du Congrès qu’Israël attaquerait probablement l’Iran avec ou sans participation des Etats-Unis. Les attaques ont entraîné des frappes de représailles iraniennes contre des installations militaires américaines et, selon Reuters, la mort de plus de 2 300 civils iraniens ainsi que d’au moins 13 soldats américains. Le conflit, désormais entré dans sa quatrième semaine, a provoqué une hausse historique des prix du pétrole et ravivé les craintes de récession mondiale, selon les informations de The Independent. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a été partiellement fermé par l’Iran. Téhéran a indiqué qu’il continuerait de viser les navires liés aux Etats-Unis, à Israël ou à leurs alliés, tout en laissant passer un petit nombre de bâtiments. La prolongation de cinq jours décidée par Donald Trump avant l’échéance qu’il avait fixée à l’Iran pour rouvrir le détroit intervient alors que des milliers de Marines américains étaient signalés en route vers la zone, alimentant les spéculations sur d’éventuelles opérations visant l’île de Kharg, au large des côtes iraniennes. L’Iran avait averti que toute frappe contre son réseau électrique entraînerait des attaques contre les centrales de production d’électricité dans les Etats du Golfe, qui alimentent aussi les installations de dessalement fournissant de l’eau potable à des pays désertiques. Les Nations unies ont observé que la destruction des systèmes d’approvisionnement en eau pourrait constituer un crime de guerre. Après cela, l’Iran a indiqué qu’il concentrerait ses attaques sur les centrales électriques plutôt que sur les installations de dessalement elles-mêmes. L’analyste de marché chez IG Tony Sycamore a résumé la situation de fond comme étant « toujours extrêmement fragile ou inflammable », une formule qui reflète l’état d’esprit de marchés mondiaux pris entre des signaux contradictoires venus de Washington et de Téhéran.

Key Events: Operation Epic Fury: — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Mohammad Bagher Ghalibaf — obecny przewodniczący parlamentu Iranu od 2020 r.
  • Benjamin Netanyahu — premier Izraela od 2022 r.
  • JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
  • Steven Witkoff — specjalny wysłannik Stanów Zjednoczonych na Bliski Wschód i do misji pokojowych
  • Jared Kushner — amerykański przedsiębiorca i urzędnik państwowy, zięć Donalda Trumpa
  • Asim Munir — pierwszy szef sił obronnych Pakistanu i 11. dowódca wojsk lądowych
  • Marco Rubio — 72. sekretarz stanu Stanów Zjednoczonych i pełniący obowiązki doradcy ds. bezpieczeństwa narodowego

Sources: 36 articles