La police de Rome a interpellé 91 personnes dimanche lors d’une manifestation anarchiste interdite au Parco degli Acquedotti. Pour la première fois, elle a appliqué les nouvelles règles de détention préventive prévues par un décret de sécurité adopté en février 2026.

Première application du décret de sécurité

La police de Rome a utilisé pour la première fois les nouvelles dispositions de détention préventive prévues par le décret de sécurité approuvé en février 2026.

91 personnes interpellées

Les forces de l’ordre ont retenu 91 personnes lors d’un rassemblement anarchiste interdit au Parco degli Acquedotti.

Une seconde marche à Quarticciolo

Malgré le dispositif policier, une autre manifestation a eu lieu dans l’après-midi dans le quartier de Quarticciolo.

L’enquête reste ouverte sur la cible visée

Les enquêteurs estiment que l’engin explosif pourrait avoir été destiné au commissariat de Tuscolano, mais il s’agit à ce stade d’une hypothèse.

La police de Rome a interpellé 91 personnes dimanche lors d’une manifestation anarchiste interdite au Parco degli Acquedotti, en appliquant pour la première fois les nouvelles règles de détention préventive introduites par un décret de sécurité approuvé en février 2026. Le rassemblement avait été organisé pour commémorer Sara Ardizzone et Alessandro Mercogliano, deux militants anarchistes morts le 19 mars dans l’explosion d’un engin explosif à l’intérieur d’une ferme située dans le parc. Roberto Massucci, le Questore de Rome, avait formellement interdit ce rassemblement, mais des dizaines de personnes ont bravé cette décision. Plus de 50 anarchistes sont arrivés vers 9 h 30 à l’intersection de Via Lemonia et de Circonvallazione Tuscolana, près d’une église proche du lieu de l’explosion du 19 mars. Les forces de l’ordre, notamment des unités montées et des policiers antiémeute, ont bloqué l’accès au parc à plusieurs entrées. Les personnes interpellées ont été conduites dans les locaux de la Questura pour être prises d’empreintes et faire l’objet d’une évaluation en vue d’éventuels arrêtés d’expulsion obligatoires, une mesure autorisée par le procureur de permanence qui a confirmé les fondements juridiques des interpellations. Selon la préfecture de police de Rome, certaines des personnes interpellées avaient refusé de décliner leur identité et se trouvaient masquées.

Les pouvoirs de détention préventive du décret de sécurité utilisés pour la première fois Les interpellations ont constitué la première application des dispositions de stop préventif contenues dans le décret de sécurité, un décret de sécurité approuvé en février 2026. Selon les nouvelles règles, les autorités peuvent retenir des personnes jugées dangereuses ou suspectes lors de rassemblements interdits lorsque le procureur de permanence confirme les fondements juridiques. La préfecture de police de Rome a indiqué que 91 personnes répondaient à ce critère, invoquant leur refus de décliner leur identité et leur présence à un événement interdit. Plusieurs bâtons en bois ont été saisis au cours de l’opération, selon Tgcom24. Lors de la brève commémoration qui a précédé les interpellations, les participants ont chanté des chansons et déposé des bouquets de fleurs rouges et noires, couleurs symboliques du mouvement anarchiste, sur le site proche de la ferme. Des unités de renseignement des carabiniers et des agents de la DIGOS ont poursuivi les contrôles dans toute la zone après les interpellations.

91 (personnes) — retenues préventivement lors du rassemblement anarchiste interdit à Rome

Une seconde marche apparaît à Quarticciolo quelques heures plus tard Une seconde manifestation a eu lieu plus tard dans la journée dans le quartier de Quarticciolo, à Rome, malgré le dispositif de sécurité élargi. Vers 12 h 30, environ 70 personnes issues des milieux anarchistes se sont rassemblées et ont organisé une marche qui a atteint Viale Alessandrino, s’arrêtant près d’un parc à hauteur de Via del Campo, selon La Repubblica. Une banderole en tête du cortège portait l’inscription : « Un jour nous devons mourir, mais tous les autres non », suivie des noms de militants morts, dont Sara Ardizzone et Alessandro Mercogliano. Les autorités avaient cherché à empêcher tout regroupement après les interpellations du matin, avec des patrouilles déployées dans tout le secteur sud-est de la capitale. Le secteur autour du Parco degli Acquedotti est resté sous surveillance particulière tout au long de la journée. Un autre rassemblement avait également été annoncé par des groupes anarchistes pour le parc Modesto di Veglia, à l’angle de Via Trani et Via Molfetta, selon ANSA.

Les enquêteurs cherchent à savoir si la bombe visait un commissariat L’explosion du 19 mars qui a tué Sara Ardizzone et Alessandro Mercogliano s’est produite alors que les deux manipulaient un engin explosif dans une ferme abandonnée du Parco degli Acquedotti, dans le quartier Appio Claudio, à Rome. Les enquêteurs supposent que la bombe était en cours de préparation pour une attaque, selon plusieurs sources. Il Giornale a indiqué que la cible prévue était le commissariat de Tuscolano, situé dans le même quadrant sud-est de la ville. Deux personnes ont été entendues par les enquêteurs dans les jours qui ont suivi l’explosion, selon les résultats de recherche en ligne. Des groupes de messagerie anarchistes en ligne ont diffusé après les interpellations du 29 mars des messages d’hommage et de solidarité, certains messages exprimant des tonalités d’émulation, selon il Giornale. Un message cité par le quotidien disait : « Sara et Sandro, camarades morts au combat, sont et seront toujours dans nos cœurs. »

Le Parco degli Acquedotti est un parc urbain d’environ 240 hectares situé dans le Municipio VII de Rome, et fait partie du parc régional de l’Appia Antica. Son nom vient de la présence de sept aqueducs romains et pontificaux qui alimentaient autrefois la Rome antique. Le quartier de Quarticciolo, où s’est déroulée la marche de l’après-midi, se trouve dans le Municipio Roma V, dans le secteur de l’Alessandrino. L’Italie a une longue histoire d’activité anarchiste et de militants d’extrême gauche, en particulier à Rome et dans d’autres grandes villes, avec des affrontements périodiques entre forces de sécurité et mouvements de protestation au sujet de la législation sur l’ordre public.

Événements clés : explosion anarchiste à Rome et suites: — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Roberto Massucci — Questore (szef policji) Rzymu, który zakazał demonstracji anarchistów
  • Sara Ardizzone — Anarchistyczna działaczka, która zginęła w eksplozji 19 marca 2026 roku
  • Alessandro Mercogliano — Anarchistyczny działacz, który zginął w eksplozji 19 marca 2026 roku

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