En Italie, la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre se répercute bien au-delà des stations-service. Au 17 mars 2026, l’essence atteignait en moyenne 1,85 euro le litre et le diesel 2,09 euros, tandis que les prix des légumes progressaient de plus de 30 %. Des autorités italiennes aux institutions européennes, les réactions se sont multipliées en l’espace de vingt-quatre heures.
Carburants en hausse au 17 mars 2026
Selon le Mimit, le prix moyen de l’essence en Italie atteignait 1,85 euro par litre et celui du diesel 2,09 euros par litre.
Le diesel sur autoroute grimpe à 2,388 euros
D’après ANSA, les tarifs sur autoroute ont dépassé les moyennes nationales. Codacons a saisi 104 parquets pour contester les hausses dans les carburants et la construction.
Les légumes augmentent de plus de 30 %
La Bmti fait état d’une forte progression des prix des légumes, qu’elle relie directement au conflit, signe d’une inflation qui dépasse le seul secteur énergétique.
L’Europe a déjà payé 6 milliards d’euros de plus
Ursula von der Leyen a indiqué que la guerre avait déjà entraîné 6 milliards d’euros supplémentaires de dépenses pour les importations européennes d’énergies fossiles.
Une pression qui dépasse l’Italie
Le Maroc et la Macédoine ont eux aussi relevé les prix des carburants à partir du 16 mars, montrant l’extension géographique de la hausse.
Les prix des carburants en Italie comme à l’international ont nettement augmenté dans le contexte de la guerre en cours. Le ministère des Entreprises et du Made in Italy a indiqué qu’au 17 mars 2026, le prix moyen de l’essence s’établissait à 1,85 euro par litre et celui du diesel à 2,09 euros par litre. La hausse a largement dépassé le seul poste des carburants : selon la Bmti, les prix des légumes ont progressé de plus de 30 %, l’organisme attribuant directement cette évolution au conflit. Dans le tableau européen, l’Italie se situait au milieu du classement continental des hausses de prix des carburants, d’après une cartographie publiée par La Stampa. Cette poussée des prix a entraîné des réponses juridiques et politiques aux niveaux national et européen, illustrant l’ampleur des perturbations économiques. Associations de consommateurs, administrations publiques et institutions internationales ont toutes pris position ou documenté l’accélération des coûts dans un intervalle de vingt-quatre heures.
Le diesel sur autoroute monte à 2,388 euros, Codacons saisit massivement la justice Alors que les prix moyens nationaux restaient à leur niveau communiqué par le Mimit, les tarifs observés sur les autoroutes italiennes ont atteint des niveaux sensiblement plus élevés. Selon des données publiées par ANSA le 17 mars, le diesel y est monté jusqu’à 2,388 euros par litre. L’association de consommateurs Codacons a réagi en déposant une plainte formelle auprès de 104 parquets dans l’ensemble du pays, visant les hausses de prix à la fois dans les carburants et dans le secteur de la construction. Ces démarches accentuent la pression juridique sur les fournisseurs et les distributeurs accusés de tirer parti des perturbations liées à la guerre pour relever les prix au-delà de niveaux jugés justifiables. Le fait que la plainte porte à la fois sur l’énergie et sur la construction suggère que la poussée inflationniste ne se limite pas aux carburants, mais touche aussi plus largement les matériaux et les chaînes d’approvisionnement. En Italie, Codacons a déjà eu recours par le passé à des saisines massives des parquets pour obtenir un examen réglementaire des pratiques de fixation des prix.
Gasoline (national average): 1.85, Diesel (national average): 2.09, Diesel (motorway): 2.388
Von der Leyen avertit que l’Europe a déjà payé 6 milliards de plus pour ses importations fossiles À l’échelle européenne, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’Europe avait déjà dépensé 6 milliards d’euros supplémentaires pour ses importations d’énergies fossiles en conséquence directe de la guerre. 6 (billion euros) — dépenses supplémentaires de l’UE pour les importations d’énergies fossiles dues à la guerre Cette mise en garde, formulée le 16 mars 2026, présente la hausse des prix non comme une anomalie passagère du marché, mais comme un coût structurel supporté à l’échelle du continent. La déclaration ajoute une portée politique aux données remontées par les organismes nationaux de suivi, en reliant les mouvements de prix constatés dans chaque pays à un problème plus large de dépendance énergétique européenne. Au-delà de l’Europe, le Maroc a relevé les prix de l’essence et du diesel à partir du 16 mars 2026, en invoquant les mêmes tensions mondiales sur les prix. La Macédoine a elle aussi connu une forte hausse des prix des carburants, avec des files d’attente observées dans les stations-service, selon une dépêche d’ANSA datée du 16 mars.
Les perturbations liées aux conflits sur les marchés de l’énergie et des matières premières ont historiquement entraîné des hausses de prix rapides et étendues dans les pays importateurs. La dépendance de l’Europe aux importations d’énergies fossiles constitue une vulnérabilité récurrente, en particulier lors des périodes d’instabilité géopolitique. En Italie, les organismes de protection des consommateurs ont déjà utilisé des plaintes massives auprès des parquets pour contester les pratiques de fixation des prix lors de chocs d’approvisionnement. Les marchés des matières premières agricoles sont particulièrement sensibles aux perturbations provoquées par les conflits, car la logistique, la disponibilité des engrais et les flux d’exportation sont touchés simultanément.
L’Italie au milieu du classement européen des hausses des carburants La place de l’Italie au milieu du classement européen des hausses de prix des carburants, telle que rapportée par La Stampa le 17 mars, indique que les consommateurs italiens font face à une pression réelle sur leurs dépenses, même si certains autres pays européens enregistrent des augmentations plus marquées. Les données de la Bmti sur les légumes — avec des hausses de plus de 30 % attribuées à la guerre — montrent qu’une dimension alimentaire de l’inflation pourrait s’avérer plus difficile à contenir que celle des carburants, lesquels font l’objet d’un suivi public et d’éventuelles interventions sur les accises. La combinaison des tensions sur l’énergie et sur l’alimentation alourdit la charge pesant sur les ménages, en particulier sur les foyers les plus modestes, qui consacrent une part plus importante de leurs revenus à ces deux postes. À l’international, les ajustements simultanés des prix au Maroc et en Macédoine le 16 mars ont montré que l’impact inflationniste du conflit ne se limite pas aux États membres de l’Union européenne. L’étendue des réactions — des parquets italiens à la présidente de la Commission européenne, en passant par les autorités de régulation des carburants en Afrique du Nord — reflète l’ampleur des perturbations économiques qui se déploient désormais dans plusieurs régions.