Donald Trump a défendu l'idée d'un blocus du détroit d'Ormuz, suscitant des critiques marquées en Europe et au sein de l'Otan, tout en obtenant l'appui de plusieurs États arabes du Golfe. Dans un contexte de frappes croisées entre l'Iran et Israël, l'Union européenne examine une option alternative sous l'égide de l'ONU pour sécuriser la navigation.

Von der Leyen veut aller plus vite

La présidente de la Commission a demandé, le 16 mars 2026, une révision accélérée de l’ETS et a défendu une transition écologique « plus réaliste » face à la hausse des prix du carbone.

6 milliards d’euros de surcoût évoqués

Selon Ursula von der Leyen, l’Union européenne a déjà dépensé 6 milliards d’euros supplémentaires pour ses importations d’énergies fossiles en raison des prix élevés.

Neuf États membres soutiennent la réforme

D’après Adnkronos, une coalition de neuf pays de l’UE appuie les initiatives de révision de l’ETS, sans que l’identité de tous ces États ait été confirmée.

Bruxelles défend aussi le bilan du système

Selon ANSA, un vice-président de l’UE a estimé que l’ETS avait fait ses preuves en matière de compétitivité, tout en jugeant une révision nécessaire.

Réaction immédiate en Pologne

Les actions des entreprises énergétiques ont progressé à Varsovie le 17 mars 2026, les investisseurs voyant dans ces annonces un possible allégement du coût de l’ETS pour un pays très dépendant du charbon.

Donald Trump a plaidé pour un blocus du détroit d'Ormuz, ce qui a entraîné de vives critiques de la part d'alliés européens et de l'Otan, tout en recevant le soutien de plusieurs États arabes du Golfe, selon plusieurs informations publiées le 17 mars 2026. Cette initiative a accentué un désaccord entre Washington et ses partenaires occidentaux traditionnels, Donald Trump ayant, selon ces informations, déclaré « nous n'avons pas besoin de l'Otan » après le refus européen d'appuyer sa position. La séquence intervient dans un contexte de tensions militaires actives, sur fond d'informations faisant état de frappes aériennes échangées entre l'Iran et Israël. Les répercussions diplomatiques ont conduit l'Union européenne à étudier une approche alternative articulée autour d'une mission menée sous l'égide de l'ONU, inspirée du dispositif du corridor céréalier en mer Noire mis en place pendant la guerre en Ukraine. L'écart entre Washington et Bruxelles constitue l'un des désaccords publics les plus marqués entre les États-Unis et leurs alliés européens ces derniers mois.

Les États du Golfe poussent Washington à durcir sa ligne face à l'Iran Plusieurs États arabes du Golfe auraient exhorté les États-Unis à ne pas s'en tenir à l'Iran, signalant ainsi un certain soutien régional à une ligne américaine plus dure, selon des informations de l'agence ANSA. Cet appui de capitales du Golfe a donné à l'administration Trump une forme de couverture régionale alors même que les gouvernements européens prenaient leurs distances avec la proposition de blocus. Donald Trump, 47e président des États-Unis, en fonction pour un second mandat depuis janvier 2025, présente la question d'Ormuz comme un levier économique et stratégique à l'égard de l'Iran. La phrase rapportée, « nous n'avons pas besoin de l'Otan », s'inscrit dans un schéma plus large de frictions entre l'administration Trump et l'alliance transatlantique. Les gouvernements européens ont refusé d'avaliser l'idée d'un blocus, plaçant Washington et Bruxelles de part et d'autre d'une ligne de fracture politique importante. Cet écart est d'autant plus notable que le détroit occupe une place centrale dans les marchés mondiaux de l'énergie et que toute perturbation du trafic maritime dans cette voie d'eau pourrait avoir des conséquences économiques significatives.

L'UE envisage un modèle onusien inspiré du corridor céréalier L'Union européenne examine la possibilité d'une mission conduite sous l'égide de l'ONU pour le détroit d'Ormuz, en s'inspirant du modèle du corridor céréalier qui avait permis les exportations ukrainiennes par la mer Noire, selon ANSA. Ce dispositif reposait sur une supervision multilatérale et une autorisation internationale afin d'assurer un passage sûr aux navires commerciaux dans un environnement maritime contesté. L'approche européenne viserait à garantir la liberté de navigation sans cautionner un blocus américain unilatéral, en proposant une alternative diplomatique susceptible de recueillir un soutien international plus large. Cette proposition reflète la préférence européenne pour les cadres multilatéraux plutôt que pour des mesures coercitives unilatérales dans la gestion de différends maritimes sensibles. La question de savoir si une telle mission pourrait trouver un écho au Conseil de sécurité de l'ONU, compte tenu des équilibres géopolitiques en présence, demeure entière au vu des informations disponibles. L'examen de cette option par l'UE souligne la volonté des capitales européennes de définir une position distincte de celle de Washington sur le dossier iranien.

Rubio et Séoul s'accordent sur l'importance économique d'Ormuz Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui assure également les fonctions de conseiller à la sécurité nationale par intérim, et des responsables sud-coréens, dont l'ancien ministre des affaires étrangères Cho Tae-yul, sont convenus que le détroit d'Ormuz est vital pour l'économie mondiale, selon une déclaration de Séoul rapportée par Reuters le 16 mars 2026. Cho Tae-yul, diplomate sud-coréen qui a occupé le poste de ministre des affaires étrangères de 2024 à 2025, a été présenté comme un interlocuteur clé dans ces échanges. Cet accord sur l'importance économique du détroit traduit une préoccupation commune parmi les partenaires asiatiques des États-Unis quant aux conséquences possibles d'une perturbation prolongée des flux énergétiques transitant par cette voie maritime. La Corée du Sud, grand importateur de pétrole du Golfe, a un intérêt économique direct dans la stabilité des routes maritimes d'Ormuz. Le double rôle de Marco Rubio, 72e secrétaire d'État des États-Unis et conseiller à la sécurité nationale par intérim, en fait la figure centrale de la gestion du volet diplomatique du face-à-face autour d'Ormuz. La convergence des analyses américaine et sud-coréenne sur l'importance du détroit contraste avec les désaccords plus marqués entre Washington et les capitales européennes sur la réponse politique appropriée à apporter à l'Iran.