Le président Donald Trump a affirmé mercredi que le conflit opposant les États-Unis et Israël à l'Iran touchait à sa fin. Un accord de paix pourrait intervenir avant la fin avril 2026, malgré l'échec récent des pourparlers nucléaires à Islamabad.
Optimisme de Donald Trump
Le président américain estime que la guerre avec l'Iran est sur le point de s'achever, avec un accord possible d'ici fin avril.
Blocage nucléaire
Les négociations à Islamabad ont échoué en raison du refus iranien de s'engager sur un gel nucléaire de 20 ans.
Pression militaire et économique
Malgré la trêve, 10 000 soldats supplémentaires sont déployés et le blocus du détroit d'Ormuz coûte 500 millions de dollars par jour à Téhéran.
Médiation pakistanaise
Le chef d'état-major Asim Munir joue un rôle clé dans le maintien du dialogue et l'organisation d'un second cycle de pourparlers.
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que la guerre américano-israélienne contre l'Iran était « très proche de son terme », exprimant sa confiance quant à la conclusion d'un accord de paix avant la fin du mois d'avril 2026. Cette échéance précéderait la visite d'État du roi Charles III et de la reine Camilla aux États-Unis, prévue du 27 au 30 avril. Lors d'un entretien accordé à Maria Bartiromo sur Fox Business, M. Trump a affirmé : « Je pense que c'est presque fini, oui. Je considère que c'est très proche de la fin. » Il a ajouté que l'Iran aurait besoin de deux décennies pour se relever, même en cas d'arrêt immédiat des opérations américaines, soulignant ainsi le maintien de la pression militaire. Un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan et entré en vigueur le 8 avril, reste effectif jusqu'au 22 avril, et des informations font état de démarches pour le prolonger. Malgré cet optimisme, les négociations entre Washington et Téhéran sont au point mort après l'échec des discussions à Islamabad le week-end du 7 avril, en raison de désaccords sur le programme nucléaire iranien.
Échec des discussions d'Islamabad sur le nucléaire Le premier cycle de négociations directes, organisé dans la capitale pakistanaise sous l'égide du vice-président JD Vance, a tourné court le 7 avril face au refus de l'Iran de s'engager à abandonner définitivement son programme d'armement nucléaire. M. Vance a déclaré à la presse que les Iraniens n'avaient pas voulu promettre de cesser le développement d'armes nucléaires ou des outils permettant d'y parvenir rapidement. „Ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions. Le fait est que nous avons besoin d'un engagement affirmatif selon lequel ils ne chercheront pas à obtenir l'arme nucléaire ni les outils permettant de l'acquérir rapidement.” — JD Vance via POLITICO Selon les informations d'Il Sole 24 ORE, le point de blocage portait sur la durée du gel nucléaire : les États-Unis exigeaient un arrêt de 20 ans, tandis que Téhéran n'en proposait que cinq. M. Trump a néanmoins laissé entendre mardi que les discussions pourraient reprendre à Islamabad sous « quelques jours », précisant au New York Post que « quelque chose pourrait se passer d'ici deux jours ». Il a salué le rôle de médiateur du chef d'état-major pakistanais Asim Munir : « C'est très probable, et vous savez pourquoi ? Parce que le Field Marshal fait un travail remarquable, il est fantastique. » Selon La Stampa, M. Munir s'est rendu à Téhéran mardi pour transmettre des messages américains et préparer un second cycle de discussions.
Déploiement de dix mille soldats américains supplémentaires Parallèlement aux efforts diplomatiques, les États-Unis renforcent leur dispositif militaire au Moyen-Orient. Environ 10 000 personnels supplémentaires sont en cours de déploiement, auxquels s'ajouteront 4 000 Marines issus de diverses unités, attendus sur le théâtre d'opérations fin avril. Le détroit d'Ormuz demeure sous blocus naval. Selon La Stampa, neuf navires ont été contraints de rebrousser chemin vers les ports iraniens au cours des 48 premières heures. L'agence Fars a toutefois contesté la version du Commandement central américain, affirmant qu'au moins un navire avait contourné le blocus. Le coût économique de cette fermeture est estimé à environ 500 millions de dollars par jour pour l'Iran, qui exporte 90 % de son brut via cette voie. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé son intention de demander aux alliés de geler les avoirs des Gardiens de la révolution et a mis en garde les pays achetant encore du pétrole iranien contre des sanctions secondaires. M. Trump a également affirmé que les prix de l'essence reviendraient à trois dollars par gallon cet été, présentant cette pression économique comme un levier pour une résolution rapide.
Le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté le 28 février 2026 par une opération ayant coûté la vie au Guide suprême d'alors, Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé à sa succession le 9 mairs 2026. Le Pakistan a négocié un cessez-le-feu de deux semaines à compter du 8 avril 2026. Le conflit a perturbé les marchés mondiaux de l'énergie, l'actuel blocus du détroit d'Ormuz s'ajoutant à une fermeture préalable imposée par l'Iran.
Pression internationale pour une issue diplomatique La pression internationale s'intensifie avec l'organisation d'un sommet à Paris ce jeudi concernant la réouverture du détroit d'Ormuz. Plusieurs pays, dont la France, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Arabie saoudite, l'Égypte, l'Inde et la Chine, pressent Donald Trump de reprendre les négociations. Le président chinois Xi Jinping a qualifié l'ordre international de chaotique et a proposé la Chine comme force stabilisatrice, appelant au maintien de ce « fragile cessez-le-feu ». M. Trump a indiqué sur Truth Social que la Chine s'était engagée à ne pas envoyer d'armes à Téhéran avant sa visite prévue à la mi-mai, affirmant que Xi Jinping l'accueillerait chaleureusement. L'Iran a pour sa part rejeté toute implication européenne dans les négociations sur le détroit d'Ormuz. La situation est complexifiée par des rapports de La Stampa mentionnant l'usage potentiel de satellites chinois contre des intérêts américains. S'adressant à Sky News UK, M. Trump a réitéré qu'un accord d'ici fin avril était « possible » : « Nous les avons frappés fort, c'est très possible », liant cette échéance diplomatique à la visite d'État de Charles III.
Chronologie : Guerre USA-Iran et diplomatie: — ; — ; — ; — ; — ; —
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- JD Vance — 50. wiceprezydent Stanów Zjednoczonych
- Asim Munir — Pierwszy pakistański dowódca sił obrony (CDF) i 11. szef sztabu armii
- Charles III — Król Wielkiej Brytanii
- Camilla — Królowa Wielkiej Brytanii
Sources: 26 articles
- Gli Usa: intesa ad aprile e finisce la guerra con l'Iran. Ma arrivano 10 mila soldati (lastampa.it)
- Trump: "La guerra in Iran è quasi finita, vogliono un accordo" | Il Fatto Quotidiano (Il Fatto Quotidiano)
- Trump: "In due giorni nuovi colloqui con l'Iran" (Il Sole 24 ORE)
- Trump says war in Iran 'can be over very soon' amid uncertain peace negotiations (POLITICO)
- Trump, 'all'Iran servono 20 anni per ricostruire, e non abbiamo finito' - Politica - Ansa.it (ANSA.it)
- Trump a Sky News, 'più che possibile un accordo con Iran entro aprile' - Ultima ora - Ansa.it (ANSA.it)
- Iran, Trump: "Molto vicini alla fine della guerra" - Diretta (Adnkronos)
- Iran, Trump: "La guerra è quasi finita". Esercito Usa: "Blocco navale di Hormuz completamente attuato" (Il Fatto Quotidiano)
- Iran, altro giro di trattative, Trump: "La guerra in Iran è quasi finita" | L'esercito Usa: "Blocco di Hormuz completato" (Tgcom24)
- Guerra Iran, Trump: "Siamo molto vicini alla fine". Vance: Teheran non deve avere l'arma nucleare (Il Messaggero)