Moins de deux heures avant l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a annoncé la suspension des frappes contre les infrastructures civiles iraniennes pour une durée de quatorze jours. Cette décision fait suite à l'engagement de Téhéran de rouvrir le détroit d'Ormuz et à la soumission d’un plan de paix en dix points par la médiation pakistanaise.

Suspension des frappes

Le président Trump a suspendu les bombardements contre l'Iran pendant 14 jours, évitant la destruction programmée d'infrastructures civiles.

Réouverture du détroit d'Ormuz

En contrepartie, l'Iran a accepté de rouvrir cette voie maritime stratégique, indispensable au trafic pétrolier mondial.

Négociations au Pakistan

Des pourparlers diplomatiques doivent débuter le 10 avril à Islamabad pour une durée initiale de deux semaines.

Inclusion du Liban

Selon le médiateur pakistanais, le cessez-le-feu s'étendrait également aux hostilités au Liban.

Donald Trump a annoncé une suspension de deux semaines des opérations de bombardement contre l'Iran moins de deux heures avant l'expiration de son ultimatum, évitant ainsi une campagne de destruction menacée contre les infrastructures civiles iraniennes, après que Téhéran a soumis un plan de paix en dix points et accepté de rouvrir le détroit d'Ormuz. M. Trump a annoncé cette décision sur sa plateforme Truth Social après des consultations avec des médiateurs pakistanais, affirmant qu'il était prêt pour un cessez-le-feu si Téhéran rouvrait « complètement » le détroit. L'ultimatum avait été fixé au 8 avril 2026 à 2 h 00 (heure de Paris) et menaçait de destruction les centrales électriques, les ponts et les sites industriels iraniens si le détroit restait fermé. M. Trump a décrit les discussions sur un accord de paix à long terme comme étant « très avancées » et a déclaré que l'Iran avait soumis à Washington un plan en dix points « viable ». Cette annonce intervient après plus de cinq semaines de frappes israélo-américaines sur l'Iran dans le cadre de l'Opération Epic Fury. L'Iran confirme la réouverture d'Ormuz sous conditionsLe ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que l'Iran acceptait de rouvrir le détroit d'Ormuz pour la durée de la trêve de deux semaines, mais a précisé que cette mesure était conditionnée à l'arrêt des frappes israélo-américaines. „Si les attaques contre l'Iran cessent, nos puissantes forces armées cesseront leurs opérations défensives” — Abbas Araghchi via Blick.ch. M. Araghchi a ajouté que « pendant une période de deux semaines, le passage sécurisé du détroit d'Ormuz sera possible en coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant compte des limitations techniques ». Le Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran a publié une déclaration distincte confirmant que les négociations avec la partie américaine s'ouvriraient le vendredi 10 avril 2026 à Islamabad, au Pakistan, et dureraient deux semaines. Le conseil a explicitement déclaré que la trêve « ne signifie pas la fin de la guerre » et que l'Iran n'accepterait une cessation complète des hostilités qu'une fois les négociations abouties. Le conseil a également noté que la période de deux semaines pourrait être prolongée par accord mutuel entre les deux parties. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif annonce un cessez-le-feu étendu au LibanLe Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a joué un rôle de médiateur central dans la conclusion de cet accord, Donald Trump ayant cité les discussions avec les médiateurs pakistanais comme un facteur clé de sa décision de suspendre la campagne de bombardement. M. Sharif a annoncé le cessez-le-feu sur son compte X, déclarant que l'Iran, les États-Unis et leurs alliés s'étaient mis d'accord sur « un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs, AVEC EFFET IMMÉDIAT ». Cette annonce étend la portée de la trêve au-delà du théâtre direct entre les États-Unis et l'Iran pour inclure le Liban, où les hostilités étaient également en cours. Le rôle du Pakistan en tant qu'intermédiaire diplomatique reflète le positionnement d'Islamabad comme canal neutre entre Washington et Téhéran. Le choix d'Islamabad pour les négociations du 10 avril souligne davantage le rôle central du Pakistan dans le processus diplomatique.La campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran, l'Opération Epic Fury, a débuté le 28 février 2026 et a coûté la vie au Guide suprême Ali Khamenei lors des premières frappes. Mojtaba Khamenei, le fils d'Ali Khamenei, a ensuite été nommé Guide suprême le 9 mars 2026. La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran en réponse aux frappes a provoqué une flambée des prix mondiaux du pétrole, incitant les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie à puiser dans leurs réserves stratégiques pour stabiliser les marchés. Les Houthis ont séparément menacé de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb, un autre point de passage critique pour le commerce mondial, accentuant la pression sur les chaînes d'approvisionnement énergétique internationales. Pression économique et politique intérieure derrière le revirement de TrumpLa décision de suspendre les hostilités intervient dans un contexte de forte pression économique et politique sur l'administration Trump. La hausse des prix du pétrole et de l'essence avait déjà commencé à peser sur l'économie américaine, réduisant la croissance et le pouvoir d'achat, selon des informations de Blick.ch. Les analystes soulignent que chaque nouvelle augmentation risquait de fragiliser le soutien politique de M. Trump à l'approche des élections de mi-mandat. Les alliés européens avaient également signalé qu'ils se distancieraient de Washington si des frappes sur les infrastructures civiles — centrales électriques et ponts — avaient lieu, de telles attaques étant politiquement difficiles à justifier au regard du droit international. L'Iran, pour sa part, a utilisé son contrôle sur le détroit d'Ormuz comme un atout stratégique, les analystes notant que même une perturbation partielle de la voie navigable suffisait à déstabiliser les marchés mondiaux de l'énergie. L'intervention de l'AIE avait apporté un soulagement temporaire, mais les marchés restaient volatils. Ce délai de deux semaines offre désormais aux deux parties une fenêtre diplomatique étroite pour négocier un règlement plus large avant que les termes de l'ultimatum ne puissent être à nouveau appliqués. Crise USA-Iran : chronologie des événements: — ; — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Abbas Araghchi — Minister Spraw Zagranicznych Iranu
  • Shehbaz Sharif — Premier Pakistanu

Sources: 31 articles