Donald Trump a indiqué le 20 mars 2026 que les États-Unis envisageaient de réduire leur campagne militaire contre l’Iran, estimant que leurs objectifs étaient presque atteints. Cette inflexion affichée contraste toutefois avec plusieurs informations faisant état d’envois supplémentaires de Marines vers le Moyen-Orient et d’un examen toujours en cours de scénarios plus offensifs.

Trump évoque une réduction des opérations

Le président américain a affirmé que les États-Unis étaient proches de leurs objectifs en Iran et envisageaient une réduction progressive de leur campagne militaire.

Des renforts militaires sont pourtant annoncés

Plusieurs médias font état de l’envoi de 2 200 à 2 500 Marines supplémentaires et de mouvements militaires américains accrus vers le Moyen-Orient.

Le détroit d’Ormuz reste au centre des calculs

Washington cherche comment rouvrir ce passage stratégique, alors que Donald Trump presse d’autres pays d’en assurer la sécurité et exclut un cessez-le-feu avec Téhéran.

Le risque nucléaire complique toute sortie

Selon l’AIEA, l’Iran possède des quantités importantes d’uranium hautement enrichi, ce qui alimente les interrogations sur l’efficacité de seules frappes aériennes.

Le conflit demeure politiquement sensible

Axios rapporte que Donald Trump est partagé entre préoccupations énergétiques, réticences alliées et satisfaction face aux résultats militaires, alors que la guerre reste impopulaire dans les sondages.

Le président américain Donald Trump a indiqué, le 20 mars 2026, que les États-Unis envisageaient de réduire leur campagne militaire contre l’Iran. Sur Truth Social, il a écrit que Washington était « très proche d’atteindre ses objectifs » et examinait une possible « réduction progressive » des opérations. Cette déclaration est intervenue environ trois semaines après le lancement, le 28 février 2026, d’une offensive aérienne américaine et israélienne contre l’Iran. Donald Trump a énuméré cinq objectifs qu’il a présentés comme presque atteints : affaiblir les capacités balistiques de l’Iran et ses systèmes de lancement, détruire la base industrielle de défense iranienne, éliminer la marine et l’armée de l’air iraniennes, y compris les systèmes antiaériens, empêcher l’Iran de développer une capacité nucléaire et protéger les alliés des États-Unis au Moyen-Orient, notamment Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Selon Axios, ce message constitue jusqu’ici le signal le plus net d’une volonté active de Donald Trump d’aller vers une fin du conflit. Un responsable américain cité par le média a toutefois précisé que cette déclaration ne signifiait pas une fin imminente de la guerre.

Les déploiements de troupes contredisent le discours sur une réduction Le discours de désescalade de Donald Trump entre en contradiction directe avec des informations parallèles faisant état d’une intensification des mouvements militaires américains vers la région. Le Wall Street Journal a rapporté que Washington prévoyait d’envoyer entre 2 200 et 2 500 Marines basés en Californie vers le Moyen-Orient, avec une capacité d’opérations amphibies. CNN, citant deux responsables militaires anonymes, a indiqué que des milliers de Marines et de marins américains étaient déjà en route vers la région, et que la 11th Marine Expeditionary Unit ainsi qu’un groupe amphibie figuraient parmi les unités concernées. Axios, citant quatre sources directement impliquées dans le dossier, a également affirmé que la possibilité d’opérations terrestres à l’intérieur de l’Iran faisait toujours l’objet d’un examen actif et que des commandants militaires avaient préparé des scénarios en ce sens. Interrogé directement sur l’envoi de troupes au sol, Donald Trump a déclaré à CBS News : „Non, je n’envoie pas de troupes où que ce soit” — Donald Trump via CBS News, avant d’ajouter : „Si je le faisais, je ne vous le dirais certainement pas.” — Donald Trump via CBS News Un responsable américain s’exprimant auprès d’Axios a affirmé que l’armée « frappe durement et en continu » et que le conflit devrait vraisemblablement se poursuivre « encore une ou deux semaines ». Axios a aussi rapporté que Donald Trump avait initialement espéré mettre fin à la guerre avant la fin du mois de mars, mais que la crise dans le détroit d’Ormuz avait imposé un calendrier plus long.

20 (percent) — part du pétrole et du GNL mondiaux passée par Ormuz avant la guerre

Principaux événements du conflit entre les États-Unis et l’Iran: — ; — ; —

Des alliés de l’Otan qualifiés de « lâches » pour leur refus sur Ormuz Donald Trump a, le même jour, vivement critiqué des États membres de l’Otan, qu’il a qualifiés de « lâches » pour avoir refusé sa demande d’envoyer des moyens navals afin de soutenir les opérations dans le détroit d’Ormuz. Dans son message sur Truth Social, il a fait valoir que ce passage maritime « devra être gardé et surveillé, si nécessaire, par d’autres nations qui l’utilisent », en ajoutant que les États-Unis ne l’empruntaient pas et ne devraient donc pas assumer seuls la responsabilité de sa sécurisation. Il a proposé une aide américaine sous condition, écrivant que Washington interviendrait « si on le lui demandait », tout en estimant qu’une telle aide « ne devrait pas être nécessaire une fois la menace iranienne éliminée ». Donald Trump a présenté une future opération de contrôle assurée par d’autres pays comme « une opération militaire facile pour eux ». Axios a rapporté que son équipe peinait à déterminer la meilleure manière de rouvrir le détroit, plusieurs options étant à l’étude, dont la prise de l’île de Kharg, au large des côtes iraniennes, sujet de discussions actives à la Maison Blanche. Donald Trump a également exclu tout cessez-le-feu avec l’Iran. BFMTV a rapporté qu’il avait jugé cette idée impossible « quand vous êtes en train d’anéantir le camp adverse ». La situation à Ormuz place Donald Trump face à une contrainte stratégique : il ne peut pas proclamer une victoire complète sans mettre fin à la capacité de blocage de l’Iran sur le pétrole du Golfe, mais rouvrir le détroit par la force ferait courir un risque d’escalade supplémentaire et de pertes américaines.

Le risque nucléaire et les représailles iraniennes compliquent toute sortie L’Iran a répondu à l’offensive américano-israélienne par des attaques de missiles et de drones contre Israël et des États voisins du Golfe, tout en plaçant le détroit d’Ormuz sous menace militaire, ce qui a provoqué une forte hausse des prix internationaux du pétrole et du gaz. La dimension nucléaire du conflit ajoute un élément de complexité supplémentaire à toute éventuelle sortie américaine. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, citée par Blick, l’Iran détient des quantités importantes d’uranium hautement enrichi, et des frappes aériennes ne suffisent pas, à elles seules, à localiser totalement cette matière ni à la sécuriser. Sans contrôle au sol, la localisation d’une partie du stock nucléaire iranien et l’identité de ceux qui peuvent y accéder demeurent incertaines. Blick voit dans cet élément un facteur possible des discussions internes américaines sur des opérations terrestres. Axios décrit Donald Trump comme partagé en interne sur la guerre, à la fois préoccupé par la hausse des prix du pétrole et irrité par la réticence des alliés, tout en étant conforté par les résultats de la campagne militaire. „On est en pleine dynamique ! On gagne !” — Donald Trump via Axios Des sondages cités par Axios montrent que la guerre est globalement impopulaire, même si les conseillers de Donald Trump affirment qu’il se concentre sur le fort soutien au conflit au sein de sa base républicaine.

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych