Donald Trump a affirmé vendredi que les États-Unis étaient « très proches » d’atteindre leurs objectifs en Iran et qu’un allègement progressif des principales opérations militaires était à l’étude. Dans le même temps, le président américain a écarté tout accord de cessez-le-feu avec Téhéran, en estimant que Washington avait déjà remporté la guerre sur le plan militaire. Ses déclarations interviennent alors que le conflit entre dans sa troisième semaine.

Trump exclut toute trêve avec Téhéran

Le président américain a affirmé qu’il ne souhaitait pas de cessez-le-feu, jugeant cette option incompatible avec ce qu’il présente comme une victoire militaire décisive contre l’Iran.

Washington envisage un allègement progressif des opérations

Donald Trump a indiqué que les États-Unis étaient proches d’atteindre cinq objectifs stratégiques et qu’une réduction progressive des principales opérations militaires était à l’étude.

Le détroit d’Ormuz au cœur des contradictions

Tout en affirmant avoir neutralisé l’appareil militaire iranien, Donald Trump a reconnu que Téhéran continue de bloquer le détroit d’Ormuz et a appelé d’autres pays à en assurer la sécurité.

Cinq objectifs stratégiques publiés sur Truth Social

La liste comprend l’affaiblissement des capacités balistiques iraniennes, la destruction de la base industrielle de défense, l’élimination de la marine et de l’armée de l’air, la prévention durable d’une capacité nucléaire et la protection des alliés régionaux des États-Unis.

La Chine, le Japon et l’Otan mis en cause

Donald Trump a estimé que la Chine et le Japon devraient participer davantage à la sécurisation du détroit d’Ormuz et a renouvelé ses critiques contre l’Otan.

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les États-Unis étaient « très proches d’atteindre » leurs objectifs en Iran et qu’ils envisageaient une réduction progressive des principales opérations militaires, tout en rejetant dans le même temps tout accord de cessez-le-feu avec Téhéran. S’exprimant devant des journalistes au moment de quitter la Maison Blanche pour la Floride, Donald Trump a dit estimer que les États-Unis avaient déjà « gagné » la guerre d’un point de vue militaire, affirmant que les forces américaines avaient « neutralisé » la marine iranienne, son armée de l’air et ses systèmes de défense antiaérienne. Il a également publié sur Truth Social une liste détaillée de cinq objectifs stratégiques, présentant la possible réduction du dispositif comme l’aboutissement prochain de ces objectifs plutôt que comme un retrait. Ces déclarations interviennent alors que le conflit approche de sa troisième semaine, la campagne militaire ayant débuté le 28 février 2026. Les propos de Donald Trump combinaient un signal d’apaisement possible et une ligne de fermeté maintenue, le président assurant que les États-Unis avaient « écrasé » militairement l’Iran tout en reconnaissant que Téhéran continuait de « bloquer » le détroit d’Ormuz.

Trump rejette un cessez-le-feu, qu’il juge inutile après avoir « écrasé » l’Iran Donald Trump a exclu sans ambiguïté l’idée d’un cessez-le-feu formel, présentant cette option comme incompatible avec ce qu’il a décrit comme une victoire militaire décisive. „« Je ne veux pas de cessez-le-feu. Vous savez, on ne fait pas de cessez-le-feu quand on est littéralement en train d’anéantir l’adversaire. »” — Donald Trump via NewsIT Il a décrit les capacités militaires iraniennes comme pratiquement réduites à néant, déclarant aux journalistes : « Nous avons neutralisé leur marine, leur armée de l’air, leurs systèmes antiaériens, nous avons tout détruit. » Malgré ces affirmations, Donald Trump a reconnu que l’Iran « bloque » encore le détroit d’Ormuz, un élément qui complique son affirmation de domination militaire totale. Il a ajouté que le détroit avait besoin de « beaucoup d’aide » et a laissé entendre qu’il finirait par « s’ouvrir de lui-même ». L’écart entre la proclamation d’une victoire et la reconnaissance d’un blocus iranien persistant sur l’une des voies maritimes les plus cruciales au monde a retenu l’attention, même si Donald Trump ne l’a pas abordé directement. Des informations citées par NewsIT indiquaient également que l’administration Trump envisageait la prise de l’île de Kharg comme moyen de pression potentiel, sans qu’aucune confirmation officielle de ce projet n’apparaisse dans les sources.

Cinq objectifs publiés sur Truth Social, Ormuz renvoyé à d’autres puissances Le message publié par Donald Trump sur Truth Social énumère cinq objectifs militaires et stratégiques explicites qu’il a présentés comme proches d’être atteints. Cette liste comprend l’affaiblissement complet des capacités balistiques de l’Iran et de ses lanceurs, la destruction de sa base industrielle de défense, l’élimination de sa marine et de son armée de l’air, y compris les systèmes antiaériens, l’empêchement durable de tout accès iranien à une capacité nucléaire et la protection des alliés des États-Unis au Moyen-Orient au plus haut niveau. La campagne Les alliés cités dans ce message sont Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Au sujet du détroit d’Ormuz, Donald Trump a soutenu que la responsabilité de sécuriser et de surveiller cette voie maritime devrait revenir à d’autres pays qui en dépendent, en soulignant explicitement que les États-Unis ne l’utilisent pas. Il a déclaré que Washington pourrait apporter son aide « si on le lui demandait », mais il a estimé qu’une telle aide « ne devrait pas être nécessaire » une fois la menace iranienne éliminée, qualifiant cela d’« opération militaire facile » pour les pays concernés.

Moments clés du conflit entre les États-Unis et l’Iran: — ; — ; —

Trump presse la Chine et le Japon d’agir à Ormuz et critique les alliés de l’Otan Donald Trump a cité nommément la Chine et le Japon parmi les pays qui, selon lui, devraient jouer un rôle actif dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, estimant qu’« il serait bien » qu’ils s’impliquent au regard de leur dépendance à cette voie maritime pour leurs importations d’énergie. Il a adressé de nouvelles critiques à l’Otan, affirmant que l’alliance « pourrait nous aider à ouvrir le détroit d’Ormuz, mais elle n’en a pas le courage », et il a par ailleurs comparé les membres de l’Otan à un « tigre de papier » en l’absence de participation américaine. Interrogé sur le rôle d’Israël dans le conflit, Donald Trump a laissé entendre que l’État hébreu mettrait fin à sa part de la guerre lorsque Washington le déciderait. „« I think so, »” — Donald Trump via ΣΚΑΪ a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé si Israël se retirerait une fois les opérations américaines achevées. Un sondage Reuters/Ipsos cité dans des résultats de recherche sur le web montre que près des deux tiers des Américains pensent que Donald Trump ordonnera l’engagement de troupes dans une guerre terrestre de grande ampleur, tandis que seuls 7 % expriment un avis différent. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran a commencé le 28 février 2026. Ali Khamenei, guide suprême de longue date de l’Iran, a été tué lors des premières frappes. Son fils Mojtaba Khamenei a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Le détroit d’Ormuz est une voie maritime située entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, bordée au nord par l’Iran et au sud par la péninsule de Musandam, partagée entre les Émirats arabes unis et Oman. Les déclarations de Donald Trump ne permettent pas de déterminer le calendrier exact d’une éventuelle réduction du dispositif, et aucune date ni aucun seuil opérationnel n’ont été précisés quant au début formel de cette diminution des opérations militaires.

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