John Toshack, ancienne figure du football gallois âgé de 77 ans, a publiquement rejeté les affirmations de son fils Cameron selon lesquelles il aurait reçu un diagnostic formel de démence. Dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo, vendredi, il a répondu : « Demented? Not yet. » La controverse met en lumière une rupture familiale autour de l’état de santé de l’ancien joueur et entraîneur.

Démenti public de John Toshack

L’ancien joueur gallois a rejeté l’idée d’un diagnostic formel de démence avancée par son fils Cameron.

Désaccord familial sur le contact et l’état de santé

Cameron dit parler souvent à son père, tandis que John Toshack et Mai Angulo affirment ne pas avoir eu de contact avec lui depuis deux ans.

Une carrière majeure au Royaume-Uni et en Espagne

Toshack a joué pour Liverpool puis dirigé notamment le Real Madrid et la sélection du pays de Galles.

John Toshack, l’ancienne légende galloise du football âgée de 77 ans, a publiquement démenti les affirmations de son fils Cameron selon lesquelles il aurait reçu un diagnostic formel de démence. Dans une déclaration au journal espagnol El Mundo, vendredi, il a répondu : « Demented? Not yet. » Ce démenti est intervenu quelques jours après que Cameron Toshack, entraîneur de football en poste à Buriram, en Thaïlande, a expliqué dans un entretien publié mercredi par le Daily Mail que son père avait été diagnostiqué avec cette maladie et souffrait de troubles de la mémoire à court terme. L’épouse de John Toshack, Mai Angulo, a elle aussi rejeté le récit de son beau-fils et le couple a indiqué ne plus être en contact avec Cameron depuis deux ans. Cette affaire a mis au jour une fracture au sein de la famille Toshack autour de la santé de l’une des figures les plus célèbres du football gallois.

Le fils évoquait dans le Daily Mail des « bons jours et des mauvais jours » Cameron Toshack a expliqué au Daily Mail que la mémoire à court terme de son père était l’aspect le plus touché de son état, décrivant la démence comme une « terrible maladie ». Il a affirmé que les deux hommes se parlaient presque tous les jours et que, s’ils échangeaient l’après-midi, son père pouvait ne pas se souvenir d’une conversation tenue le matin même. Lorsqu’on lui a demandé directement par le Daily Mail si le diagnostic était formel, Cameron a répondu « yes ». Il a aussi précisé que, malgré ses difficultés de mémoire, son père pouvait encore se rappeler dans les moindres détails ses années de joueur à Liverpool et au Real Madrid avec des « incredible details ». Cameron a ajouté que son père avait des « good days and bad days », une formule que John Toshack et son épouse n’ont pas acceptée. Le journaliste d’El Mundo Luis Nunez-Villaveirn a rendu visite à John Toshack à son domicile de Besalu, en Catalogne, et a diffusé une vidéo montrant le septuagénaire s’exprimant en espagnol, en survêtement de la Real Sociedad, alors qu’il évoquait son état de santé.

Une grave maladie en 2020 a laissé des séquelles sur la mémoire, reconnaît Toshack John Toshack a reconnu que sa mémoire à court terme avait été affectée, mais il a attribué cette altération à un grave épisode de Covid-19 et de pneumonie qui a nécessité plus de deux semaines de traitement en ICU à Barcelone en 2020. Son épouse Mai Angulo, mariée à Toshack depuis 33 ans, a confirmé dans un entretien à El Diario Vasco que le Covid-19 lui avait laissé de « very serious after-effects, both physical and mental ». Elle a rappelé que le couple avait traversé des « terrible moments » lorsque Toshack était sédaté en soins intensifs, sans savoir comment il se rétablirait. Angulo a indiqué que Toshack avait lui-même raconté avoir été « out of this world for more than 10 days » et n’avoir rien compris en reprenant connaissance. Elle a critiqué la version de Cameron au motif qu’il « only knows what he talks about very occasionally by phone with his father » et ne l’avait pas vu depuis deux ans. Malgré la controverse, John Toshack est apparu d’humeur enjouée devant la presse espagnole, récitant une citation bien connue de son époque à la tête du Real Madrid sur sa manière hebdomadaire de composer l’équipe. „J’ai oublié tous les buts que j’ai manqués, mais je me souviens parfaitement de ceux que j’ai marqués.” — John Toshack via El Mundo

Une carrière passée par Liverpool, le Real Madrid et la sélection galloise John Toshack a construit l’une des carrières les plus décorées du football britannique, à la fois comme joueur et comme entraîneur. Il a inscrit 96 (buts) — buts pour Liverpool en sept saisons à Anfield avec Liverpool en sept saisons à Anfield, selon The Independent, remportant trois titres de champion, deux UEFA Cups et la Coupe d’Europe en 1977. Il a aussi porté 40 fois le maillot du pays de Galles, marquant 13 buts en sélection, avant de se tourner vers le métier d’entraîneur. Comme technicien, Toshack est devenu le seul Gallois à avoir dirigé le Real Madrid, remportant la La Liga avec le club en 1990 avant de revenir pour un second passage au Bernabeu en 1999. Sa carrière d’entraîneur l’a aussi conduit à la Real Sociedad, Swansea City, Sporting Lisbonne, Deportivo La Coruna, Besiktas, Saint-Etienne et Real Murcia, entre autres. Il a dirigé la sélection galloise à deux reprises, d’abord à partir de 1994 puis entre 2004 et 2010.

John Toshack a rejoint Liverpool en provenance de Cardiff City en 1970 et a ensuite formé avec Kevin Keegan un duo d’attaque resté célèbre à Anfield. Son passage à Liverpool, jusqu’en 1978, a apporté trois titres de champion d’Angleterre et la Coupe d’Europe en 1977. Après sa carrière de joueur, il s’est tourné vers l’encadrement et est devenu l’un des entraîneurs les plus voyageurs de sa génération, prenant en charge des clubs en Espagne, au Portugal, en Turquie et en France, ainsi que la sélection du pays de Galles. Il a aussi entraîné le Sporting Lisbonne lors de la saison 1984-85, où il a travaillé avec des joueurs comme Litos et Oceano, selon SAPO.

Mentioned People

  • John Toshack — Walijski były piłkarz i trener
  • Cameron Toshack — Walijski trener piłkarski i były piłkarz
  • Mai Angulo — Żona Johna Toshacka
  • Luis Nunez-Villaveirn — Dziennikarz El Mundo

Sources: 4 articles