Donald Trump a affirmé vendredi que les États-Unis envisageaient de réduire leurs attaques militaires contre l’Iran, estimant que les objectifs de guerre étaient presque atteints. Dans le même temps, le Pentagone a annoncé l’envoi de navires de guerre et de militaires supplémentaires au Moyen-Orient. Cette séquence intervient alors que Natanz a été visé et que le trafic dans le détroit d’Ormuz a reculé de 95 % depuis le début du conflit.
Trump évoque une réduction des frappes
Le président américain a déclaré que les objectifs de guerre contre l’Iran étaient presque atteints et a exclu l’idée d’un cessez-le-feu négocié.
Le Pentagone renforce pourtant son dispositif
Washington envoie trois navires de guerre et entre 2 200 et 2 500 Marines supplémentaires au Moyen-Orient, tout en préparant un éventuel déploiement terrestre.
Natanz confirmé parmi les cibles
L’Iran a confirmé la frappe sur Natanz en affirmant qu’aucune radioactivité n’avait été libérée, et l’AIEA a validé l’attaque le 3 mars 2026.
Kharg au centre des options américaines
Selon Axios, l’administration Trump étudie l’occupation ou le blocus de l’île de Kharg pour faire pression sur l’Iran afin de rouvrir le détroit d’Ormuz.
Le trafic à Ormuz s’est effondré
Le passage maritime par le détroit d’Ormuz a reculé de 95 % depuis le début du conflit, accentuant les tensions sur les marchés pétroliers mondiaux.
Washington desserre provisoirement certaines sanctions
Le Trésor américain autorise temporairement la vente de pétrole iranien et russe déjà chargé sur des navires afin de limiter la hausse des prix.
Donald Trump a déclaré vendredi que les États-Unis envisageaient de réduire l’ampleur de leurs attaques militaires contre l’Iran, en expliquant que les objectifs de guerre du pays étaient presque atteints, alors même que le Pentagone annonçait l’envoi de troupes et de navires de guerre supplémentaires dans la région. Le président américain a tenu ces propos devant la Maison Blanche avant de les reprendre sur sa plateforme Truth Social. Il a écarté toute négociation en vue d’un cessez-le-feu, affirmant que les États-Unis ne concluaient pas de cessez-le-feu lorsqu’ils étaient « littéralement en train d’anéantir l’autre camp ». Ces signaux contradictoires — une rhétorique de désescalade associée à un renforcement militaire — sont intervenus alors que les États-Unis et Israël frappaient l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, et que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reculait de 95 (%) — baisse du trafic maritime à Ormuz depuis le début du conflit en raison de la guerre et des menaces iraniennes.
Natanz visé, l’option d’un blocus de l’île de Kharg à l’étude Les autorités iraniennes ont confirmé que les États-Unis et Israël avaient attaqué l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, en précisant qu’aucune radioactivité n’avait été libérée lors de la frappe. Des images satellites datées du 2 mars 2026 montraient des dégâts sur des bâtiments d’entrée du site, et l’AIEA a confirmé l’attaque le 3 mars 2026, selon des résultats de recherche en ligne. Par ailleurs, l’armée américaine a bombardé des dizaines de cibles militaires sur l’île de Kharg environ une semaine avant le 21 mars 2026. Selon le site d’information américain Axios, l’administration Trump envisage désormais des plans visant à occuper ou à bloquer l’île de Kharg, important pôle pétrolier iranien situé à 25 kilomètres des côtes iraniennes dans le golfe Persique, afin de contraindre Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz. Le Wall Street Journal a rapporté que le Pentagone envoyait trois navires de guerre et entre 2 200 et 2 500 Marines supplémentaires au Moyen-Orient. CBS News, citant des sources anonymes, a également indiqué que le Pentagone préparait un éventuel déploiement de troupes au sol en Iran, sans qu’il soit toutefois établi dans quelles circonstances Donald Trump autoriserait une telle opération.
Key events in the US-Iran conflict: — ; — ; — ; — ; — ; —
Trump qualifie de « lâches » les alliés de l’Otan restés inactifs sur Ormuz Dans son message sur Truth Social, Donald Trump a vivement critiqué les alliés de l’Otan, qu’il a qualifiés de « lâches » pour avoir refusé d’aider les États-Unis à sécuriser le détroit d’Ormuz. „Sans les États-Unis, l’alliance de défense est un tigre de papier. Maintenant que le combat a été militairement "WON", ils se plaignaient des prix élevés du pétrole mais n’aidaient pas à rouvrir le détroit d’Ormuz. Ce serait pourtant très facile pour eux et cela ne comporterait que peu de risques. COWARDS, nous nous en SOUVIENDRONS !” — Donald Trump via Der Tagesspiegel Donald Trump a écrit que d’autres pays devraient, à l’avenir, assumer la responsabilité de la protection du détroit et que les États-Unis apporteraient leur aide s’ils en recevaient la demande, tout en ajoutant qu’une telle assistance ne devrait plus être nécessaire une fois la menace iranienne éliminée. Handelsblatt a relevé que Donald Trump avait, à plusieurs reprises par le passé, présenté la guerre comme proche de son terme avant que les frappes américaines ne s’intensifient par la suite. D’après plusieurs médias américains cités par Handelsblatt, les avions de chasse et les hélicoptères d’attaque américains intensifient actuellement leurs opérations contre les drones et les navires de guerre iraniens dans le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz est considéré de longue date comme l’un des points de passage les plus critiques au monde pour le transit pétrolier, une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures y circulant. Au fil des décennies, l’Iran a menacé à plusieurs reprises de fermer ce détroit en réponse à une pression militaire ou à des sanctions. Le conflit actuel a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé l’opération Epic Fury, tuant le guide suprême Ali Khamenei lors des premières frappes. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Le site nucléaire de Natanz, l’une des principales installations iraniennes d’enrichissement d’uranium, a été frappé le 2 mars 2026, et l’AIEA a confirmé l’attaque le lendemain.
Allègement des sanctions sur les cargaisons de pétrole pour freiner la hausse des prix L’arrêt presque total du trafic dans le détroit d’Ormuz a exercé une forte pression à la hausse sur les marchés mondiaux du pétrole, poussant les États-Unis à adopter des mesures économiques d’urgence. Le département américain du Trésor a annoncé un assouplissement temporaire des sanctions visant le pétrole iranien déjà chargé sur des navires, autorisant sa vente et sa livraison jusqu’au 19 avril 2026. Les États-Unis avaient également annoncé récemment que le pétrole russe déjà embarqué sur des navires pouvait, temporairement, être de nouveau vendu sans pénalité, selon Der Tagesspiegel. Donald Trump a indiqué que ses objectifs de guerre incluaient la destruction des capacités balistiques de l’Iran et de son industrie de défense, l’élimination de sa marine et de son armée de l’air, y compris ses systèmes de défense aérienne, ainsi que la garantie que l’Iran ne s’approche jamais de la possession de l’arme nucléaire. La protection des alliés des États-Unis au Moyen-Orient figurait également parmi les objectifs affichés. US sanctions relief measures: Pétrole iranien déjà chargé sur des navires (before: Soumis à l’ensemble des sanctions américaines, after: Vente et livraison autorisées jusqu’au 19 avril 2026); Pétrole russe déjà chargé sur des navires (before: Soumis aux sanctions américaines, after: Vente temporairement autorisée sans pénalité)
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych