Le prix du baril de Brent a atteint 111,51 dollars mardi alors que l'échéance fixée par Washington pour la réouverture du détroit d'Ormuz approche. Donald Trump menace de viser les infrastructures civiles iraniennes si aucun accord n'est conclu avant minuit GMT mercredi.
Ultimatum imminent
Donald Trump a fixé une date limite à minuit GMT mercredi pour que l'Iran accepte un accord sous peine de voir ses infrastructures civiles attaquées.
Envolée du brut
Le baril de Brent dépasse les 111 dollars, affichant une hausse de 52 % depuis le début des hostilités le 28 février.
Menaces militaires
Le président américain menace de détruire les ponts et les centrales électriques iraniens, balayant les accusations de crimes de guerre potentiels.
Inflation mondiale
La fermeture du détroit d'Ormuz fait bondir les prix de l'énergie et de l'essence, incitant la Fed à maintenir des taux d'intérêt élevés en 2026.
Les cours du pétrole ont franchi la barre des 111 dollars le baril ce mardi, à l'approche de l'échéance fixée par le président américain Donald Trump pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Les marchés mondiaux sont suspendus à une possible escalade du conflit, débuté il y a six semaines, avant l'heure limite. Donald Trump a fixé l'échéance à 20 h 00, heure normale de l'Est mardi (soit minuit GMT mercredi), pour que Téhéran accepte un accord mettant fin aux hostilités et rétablissant la libre circulation maritime. L'Iran a rejeté une proposition de cessez-le-feu américaine médiatisée par le Pakistan, exigeant un arrêt définitif des combats et la levée des sanctions. Le baril de Brent a progressé de 1,6 % pour atteindre 111,51 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de 3,1 % à 115,86 dollars, selon RTE. Le New York Times rapporte que le Brent a augmenté d'environ 52 % depuis le début du conflit le 28 février, tandis que le WTI a bondi de plus de 60 % sur la même période. 2026-02-28: 73, 2026-04-07: 111.51 Le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté le 28 février 2026 avec l'opération « Epic Fury », dont les premières frappes ont coûté la vie au Guide suprême d'alors, Ali Khamenei. En réaction, les forces iraniennes ont fermé le détroit d'Ormuz, bloquant une voie par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz. Cette fermeture a provoqué une flambée des prix de l'énergie et perturbé les exportations de plusieurs producteurs du Golfe. Bien que Donald Trump ait multiplié les ultimatums ces dernières semaines, la rhétorique s'est considérablement durcie à l'approche de l'échéance de ce mardi. Trump menace de détruire ponts et centrales électriques d'ici minuitDonald Trump a averti lundi que l'Iran pourrait être « rayé de la carte » s'il ne respectait pas le délai fixé, affirmant que l'armée américaine pourrait détruire « chaque pont en Iran d'ici demain minuit ». Il a également menacé de rendre les centrales électriques iraniennes « fumantes, dévastées et inutilisables à jamais », selon Bloomberg, écartant les critiques selon lesquelles viser des infrastructures civiles constituerait un crime de guerre. Le président a qualifié la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz de « priorité absolue », tout en estimant que certains dirigeants iraniens négociaient de « bonne foi », malgré un dénouement incertain. L'Iran a répliqué en prévenant qu'il intensifierait ses propres attaques contre les infrastructures énergétiques du golfe Persique en cas de frappes sur son sol. L'Arabie saoudite a déclaré mardi avoir intercepté sept missiles balistiques visant sa province orientale, des débris étant tombés à proximité d'installations énergétiques, selon RTE. Des explosions ont également été signalées à Damas et ses environs par la télévision d'État syrienne, consécutives à l'interception de missiles iraniens par Israël. „« Toute mise à exécution des menaces visant les infrastructures électriques iraniennes marquerait une escalade majeure, augmentant le risque de représailles susceptibles de perturber davantage les installations énergétiques du Golfe. »” — Vasu Menon via Reuters Les marchés paralysés dans l'attente du dénouementLes places boursières mondiales ont montré des signes d'hésitation mardi, les investisseurs restant prudents. L'indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 0,4 %, tandis que le Nikkei a effacé ses gains pour clôturer en baisse de 0,2 %, selon Reuters. Les contrats à terme américains ont reculé de 0,55 %, tandis que les indices européens laissaient présager une ouverture en légère hausse après une fermeture prolongée pour Pâques. Les prévisions de bénéfices records de Samsung Electronics ont brièvement soutenu les marchés asiatiques avant que les craintes liées au choc énergétique ne reprennent le dessus. L'or s'est stabilisé à 4 640,93 dollars l'once, les investisseurs arbitrant entre son rôle de valeur refuge contre l'inflation et l'impact des taux d'intérêt élevés sur les actifs non rémunérés. Ilya Spivak, responsable macroéconomie mondiale chez Tastylive, a souligné que les marchés étaient dans une position d'attente face à l'ultimatum de Donald Trump. „« Tout le monde est en mode attente, suspendu à l'issue de cette diatribe présidentielle qui dure depuis plusieurs jours. »” — Ilya Spivak via Reuters „« Nous sommes de nouveau soumis à un compte à rebours imposé par Trump, et il est impossible de prédire avec certitude ce qui va se passer. »” — Kyle Rodda via Reuters Craintes inflationnistes et fermeté de la FedLa fermeture prolongée du détroit d'Ormuz ébranle l'économie mondiale. Les données publiées lundi montrent un ralentissement de la croissance du secteur des services aux États-Unis en mars, alors que les prix payés par les entreprises pour leurs intrants ont connu leur plus forte hausse en 13 ans. Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, et Austan Goolsbee, son homologue de Chicago, ont tous deux indiqué que l'inflation était une préoccupation bien plus importante que l'emploi, renforçant les attentes d'une politique monétaire restrictive. Selon l'outil CME FedWatch cité par Reuters, les marchés n'anticipent plus aucune baisse de taux en 2026. En Europe, le prix du gaz naturel a également progressé : le contrat à terme néerlandais a grimpé de 1,5 % à 50,80 € le mégawattheure, affichant une hausse de plus de 55 % depuis le début de la guerre, selon Bloomberg. Aux États-Unis, le prix de l'essence a atteint une moyenne nationale de 4,12 dollars le gallon lundi, en hausse de 38 % depuis le début du conflit, selon l'AAA cité par le New York Times. Le Conseil de sécurité de l'ONU devait voter mardi une résolution pour protéger le commerce maritime dans le détroit d'Ormuz, bien que le texte ait été édulcoré suite à l'opposition de la Chine à l'usage de la force, selon RTE. 55% (de hausse) — Augmentation du prix du gaz naturel en Europe depuis le début de la guerre Brent Crude: 52, WTI Crude: 60, Essence USA (moy. nat.): 38, Gaz naturel Europe: 55
Mentioned People
- Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
- Beth Hammack — 12. prezes i dyrektor generalna Banku Rezerwy Federalnej w Cleveland
- Austan Goolsbee — prezes Banku Rezerwy Federalnej w Chicago
- Kyle Rodda — starszy analityk rynkowy w Capital.com
Sources: 24 articles
- JP Morgan Chase head warns of unexpected interest rate shocks as a result of Iran war (The Independent)
- Iran Keeps Up Attacks Before US Deadline, Dimming Peace Chances (Bloomberg Business)
- Oil Climbs Higher Again, U.S. Futures Slide as Iran Deadline Approaches (The Wall Street Journal)
- Oil prices top $110 after Trump says Iran can be 'taken out' in one night (The Guardian)
- Traders Position for Another Trump Deadline as Frustration Grows (Bloomberg Business)
- TUESDAY'S BLOG - Stock Market Today: Oil Climbs as Trump's Hormuz Deadline Nears -- Live Updates (The Wall Street Journal)
- European shares muted as investors cautious ahead of Trump's Iran deadline (Reuters)
- Oil prices rise as IEA boss warns crisis is worse than 1973, 1979 and 2002 combined (The Independent)
- Asian shares mostly higher ahead of Trump's deadline for Iran to reopen oil route (The Independent)
- Oil climbs as Hormuz stays shut ahead of Trump deadline (RTE.ie)