La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Bank of England et la Banque du Japon ont toutes laissé leurs taux directeurs inchangés le 19 mars 2026. En toile de fond, la guerre en Iran alimente une forte incertitude sur l’inflation, l’énergie et la croissance. Les autorités monétaires affichent une prudence convergente, sans calendrier précis pour une éventuelle baisse à venir.

Quatre banques centrales en statu quo

La Réserve fédérale, la BCE, la Bank of England et la Banque du Japon ont toutes maintenu leurs taux le 19 mars 2026 dans un contexte de forte incertitude liée à la guerre en Iran.

La Fed conserve l’hypothèse d’une seule baisse en 2026

Jerome Powell a indiqué qu’une hausse restait envisageable, même si elle paraît peu probable à ce stade. La Fed n’a pas modifié sa projection d’une seule baisse de taux en 2026.

La BCE invoque le choc énergétique

Christine Lagarde et les responsables de la BCE ont cité le choc énergétique provoqué par la campagne militaire contre l’Iran comme facteur majeur d’incertitude pour la zone euro.

La BoJ reste à 0,75 %, un sommet de 30 ans

La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à court terme à 0,75 %, niveau atteint en décembre 2025 après plusieurs hausses successives.

Les marchés revoient leurs attentes

L’euro et le yen se sont renforcés tandis que le dollar reculait, dans un contexte où les investisseurs jugent les baisses de taux moins imminentes qu’espéré au début de l’année.

Quatre des banques centrales les plus influentes au monde — la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Bank of England et la Banque du Japon — ont toutes maintenu leurs taux directeurs inchangés le 19 mars 2026, alors que la guerre en Iran continue d’alimenter une forte incertitude sur les perspectives mondiales d’inflation et de croissance. Selon ANSA.it, la Réserve fédérale a conservé sa projection d’une seule baisse de taux en 2026, tandis que la Bank of England a maintenu son taux à 3,75 %. La BCE a indiqué que le choc énergétique lié au conflit iranien constituait un facteur central de sa décision de ne pas modifier sa politique. De son côté, la Banque du Japon a laissé son taux directeur à court terme à 0,75 %, un niveau atteint en décembre après une série de relèvements l’ayant porté à un plus haut de 30 ans, selon des résultats de recherche en ligne. Cette pause simultanée de quatre grandes autorités monétaires illustre à quel point le conflit a déstabilisé les marchés financiers et compliqué les arbitrages des banquiers centraux à l’échelle mondiale. Les investisseurs et les analystes s’attendaient largement à ce statu quo, mais les déclarations publiées en parallèle ont adopté un ton particulièrement prudent sur la suite.

Powell avertit qu’une hausse de taux reste possible Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, a indiqué qu’une hausse de taux ne pouvait pas être exclue, tout en jugeant ce scénario peu probable à ce stade, selon Reuters. La décision de la Fed de laisser ses taux inchangés tout en maintenant la perspective d’une seule baisse en 2026 traduit un exercice d’équilibre entre les craintes de ralentissement de la croissance et la persistance des tensions inflationnistes. Reuters souligne que les investisseurs réévaluent leurs anticipations sur la politique monétaire américaine à mesure que la guerre en Iran pèse sur les marchés, rendant les perspectives de taux de plus en plus incertaines de semaine en semaine. À la tête de la Réserve fédérale depuis 2018, Jerome Powell a constamment insisté, dans ce cycle, sur la dépendance aux données, or le conflit iranien rend précisément ces données plus difficiles à interpréter. La position de la Fed laisse donc ouverte la possibilité d’une inflexion plus restrictive si la hausse des prix de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement se répercutent davantage sur les prix à la consommation. L’unique baisse de taux projetée pour 2026 dessine une trajectoire d’assouplissement plus limitée que celle qu’anticipaient nombre d’acteurs de marché au début de l’année.

La BCE met en avant le choc énergétique, la BoJ reste à un plus haut de 30 ans La BCE a maintenu inchangé son taux de dépôt. Sa présidente, Christine Lagarde, et ses collègues ont directement désigné le choc énergétique provoqué par la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran comme une source d’incertitude majeure pour l’économie de la zone euro, selon AP News et ANSA.it. D’après des résultats de recherche en ligne, plus de 90 % des analystes interrogés — 67 sur 72 — s’attendaient à ce que la BCE conserve son taux de dépôt à 2 % jusqu’en 2026, une prévision restée inchangée depuis octobre. La Banque du Japon, quant à elle, a laissé son taux directeur à court terme à 0,75 %, un niveau qui correspond à un plus haut de 30 ans pour la politique monétaire japonaise, selon Reuters et des résultats de recherche en ligne. Les investisseurs ont réagi à cette décision de statu quo, Reuters indiquant que les acteurs du marché mesuraient les implications d’une pause après plusieurs mois de resserrement graduel à Tokyo. Le maintien du taux de la Bank of England à 3,75 % reflète des préoccupations comparables concernant l’effet de la guerre sur les coûts de l’énergie et, plus largement, sur la trajectoire de l’inflation au Royaume-Uni, selon ANSA.it. Dans les quatre institutions, le conflit iranien s’est imposé comme la principale variable extérieure pesant sur les délibérations de politique monétaire en mars 2026.

La guerre en Iran a commencé le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé l’opération Epic Fury, tuant le guide suprême de l’époque, Ali Khamenei, lors des premières frappes. Son fils, Mojtaba Khamenei, a été nommé guide suprême le 9 mars 2026. Le conflit a immédiatement provoqué de fortes secousses sur les marchés mondiaux de l’énergie, compte tenu du rôle de l’Iran comme important producteur de pétrole dans la région du Golfe persique. Avant même le début du conflit, les banques centrales devaient déjà composer avec un environnement inflationniste complexe hérité de l’après-pandémie. Selon des résultats de recherche en ligne, la Banque du Japon n’avait mis que récemment fin à sa longue période de taux proches de zéro ou négatifs en relevant son taux directeur à 0,75 % en décembre 2025.

Central Bank Decisions — March 19, 2026: — ; — ; — ; —

Les marchés se préparent à une inflation durable liée au conflit Reuters a indiqué que, le 19 mars, les banquiers centraux avaient dans l’ensemble mis en garde contre le risque inflationniste, alors que la guerre en Iran pèse sur les marchés et assombrit les perspectives de baisse de taux sur lesquelles les investisseurs comptaient plus tôt dans l’année. La convergence de ces décisions à Washington, Francfort, Londres et Tokyo envoie un signal clair : les responsables monétaires se placent dans une logique d’attente et d’observation, refusant d’assouplir trop tôt si l’inflation liée à l’énergie devait persister. Selon Reuters, l’euro et le yen se sont appréciés tandis que le dollar reculait à la suite des décisions des banques centrales, ce qui reflète l’idée des marchés selon laquelle la Fed pourrait abaisser ses taux plus lentement que ses homologues. Des analystes ont relevé que cette prudence synchronisée de quatre grandes banques centrales le même jour était inhabituelle et témoignait de l’ampleur de la perturbation géopolitique provoquée par le conflit iranien. La trajectoire future de la politique monétaire mondiale dépendra en grande partie de la durée de la campagne militaire, de l’ampleur de ses effets sur les routes d’approvisionnement pétrolier et de l’éventuelle diffusion des tensions inflationnistes au-delà de l’énergie vers les prix sous-jacents à la consommation. Aucune banque centrale n’a fourni de calendrier ferme pour sa prochaine décision, laissant aux investisseurs le soin d’interpréter les indications disponibles afin de déterminer à quel moment un assouplissement pourrait reprendre.

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