La police financière italienne a perquisitionné mardi l'hôtel de ville de Milan et les bureaux de la société de gestion du stade M-I Stadio. Les procureurs ont annoncé que neuf personnes font l'objet d'une enquête pour des soupçons de collusion dans l'appel d'offres et de divulgation de secrets officiels, dans le dossier de la vente du stade San Siro à AC Milan et Inter Milan pour 197 millions d'euros.
Neuf personnes visées
Les enquêteurs ciblent d'anciens élus, des dirigeants de clubs et des consultants dans le dossier de la vente de San Siro.
Soupçons de collusion
Le parquet soupçonne des échanges d'informations et des accords informels ayant pu peser sur l'appel d'offres.
La vente contestée
La municipalité de Milan a vendu le stade et les terrains adjacents 197 millions d'euros, dans un contexte de projet de reconstruction estimé à 1,5 milliard d'euros.
La Guardia di Finanza a exécuté des mandats de perquisition au Palazzo Marino, dans les bureaux de M-I Stadio et aux domiciles privés des suspects, en saisissant des ordinateurs et des téléphones portables. L'opération a été menée en vertu d'un décret signé par le juge d'instruction Roberto Crepaldi, qui a fait droit à une demande des procureurs Giovanna Cavalleri, Paolo Filippini et Giovanni Polizzi. Selon le mandat de perquisition, les neuf suspects auraient altéré la procédure administrative liée à la vente du stade « par des accords informels et une collusion entre eux » sur une période allant de 2017 à 2025. Les enquêteurs se sont plus particulièrement penchés sur une « collecte de manifestations d'intérêt » publiée le 24 mars 2025 et close le 30 avril 2025, afin de vérifier si cette procédure respectait les exigences légales ou si un appel d'offres international aurait dû être organisé à la place. L'enquête est présentée comme une branche d'une investigation plus large sur l'urbanisme à Milan, qui avait conduit à plusieurs arrestations l'an dernier, mais ces arrestations avaient ensuite été annulées par la Cour suprême italienne.
Neuf suspects entre mairie, clubs et cabinets de conseil Les neuf personnes visées par l'enquête comprennent les anciens conseillers municipaux milanais Giancarlo Tancredi et Ada De Cesaris, cette dernière ayant aussi occupé le poste de vice-maire, ainsi que Christian Malangone, directeur général du Palazzo Marino. Du côté des clubs, l'ancien Directeur général corporate d'Inter Alessandro Antonello et l'ancien dirigeant d'Inter Mark Van Huukslot sont cités, de même que Giuseppe Bonomi, président de Sport Life City, une filiale contrôlée par AC Milan. Simona Collarini, décrite comme l'ancienne responsable du secteur de la régénération urbaine de la municipalité puis comme la seule chef de projet chargée de la procédure de cession du stade, est également visée. La liste comprend enfin les consultants Fabrizio Grena, qui travaillait pour Inter, et Marta Spaini, qui travaillait pour Milan. Tancredi, Malangone et De Cesaris faisaient déjà l'objet d'une enquête dans le dossier distinct, plus large, sur l'urbanisme qui a précédé cette affaire.
Prix de vente de San Siro et des terrains alentour
Des réseaux informels auraient façonné les règles de l'appel d'offres Selon des documents du parquet de Milan, les enquêteurs soupçonnent qu'un réseau de relations informelles entre des représentants de l'administration municipale et des personnes liées aux deux clubs a influencé la définition des règles encadrant l'appel d'offres public. Les procureurs affirment que des informations internes, notamment des projets de délibérations qui n'avaient pas encore été rendus officiels, ont été transmises à l'avance à des consultants et à des dirigeants des clubs, en violation des obligations de confidentialité. Parmi les épisodes précis évoqués figure la divulgation anticipée d'actes destinés au conseil municipal, portant à la fois sur la déclaration d'intérêt public et sur les conclusions du débat public, qui auraient dû rester confidentiels jusqu'à leur approbation formelle. Les enquêteurs ont décrit une possible « direction partagée » qui, entre 2017 et 2025, aurait influencé les étapes clés de la procédure administrative. L'enquête a été ouverte à la suite d'une série de plaintes reçues par le parquet, dont une signée par le vice-maire Luigi Corbani et le producteur musical Claudio Trotta. Une autre question examinée est celle de savoir si la loi sur les stades a été utilisée pour soutenir un projet plus vaste d'urbanisation du secteur environnant, au bénéfice éventuel de certaines entreprises de construction au-delà des seuls clubs.
Un avertissement de l'architecte Boeri en 2019 serait resté sans effet Des documents judiciaires cités dans les reportages comprennent un échange de messages de 2019 entre l'architecte Stefano Boeri et le maire de Milan Beppe Sala, dans lequel Boeri alertait sur la place prise par les intérêts privés dans l'opération San Siro. „Faites attention, car un précédent grave est en train d'être créé, qui consiste à substituer aux critères d'information et de choix — de la municipalité — fondés sur l'intérêt collectif les intérêts privés et les décisions privées” — Stefano Boeri via Il Fatto Quotidiano Ni Boeri ni Sala ne sont mentionnés comme faisant l'objet d'une enquête dans le dossier actuel. Le conseil municipal de Milan, AC Milan, Inter Milan et M-I Stadio n'avaient pas réagi immédiatement à ces développements, selon les informations rapportées par The Independent. L'hypothèse centrale de l'enquête reste de déterminer si la vente du Meazza à Inter et Milan, pour laquelle la municipalité a encaissé 197 millions d'euros, a été structurée d'une manière favorable aux intérêts privés au détriment de l'intérêt public. Les deux clubs continuent de disputer leurs matches à domicile à San Siro pendant que la préparation du nouveau stade se poursuit.
Mentioned People
- Giancarlo Tancredi — Były radny Mediolanu objęty śledztwem w sprawie ustawiania przetargu
- Ada De Cesaris — Była zastępczyni burmistrza Mediolanu (2015–2016) i polityczka
- Christian Malangone — Obecny dyrektor generalny Palazzo Marino (urząd miasta Mediolanu)
- Alessandro Antonello — Włoski architekt i polityk (1798–1888), znany z Mole Antonelliana
- Giuseppe Bonomi — Włoski menedżer biznesowy, polityk i były prezes SEA
- Mark Van Huukslot — Były menedżer klubu piłkarskiego Inter Milan
- Simona Collarini — Była szefowa wydziału rewitalizacji miejskiej w Mediolanie
- Giovanna Cavalleri — Prokurator mediolańskiej prokuratury prowadząca śledztwo w sprawie sprzedaży stadionu
Sources: 12 articles
- Il Comune avrebbe favorito Inter e Milan nella vendita di San Siro: "Condivise Delibere e aspetti economici (Fanpage)
- Vendita San Siro, perquisizioni della Gdf in Comune e nelle"case degli indagati (Tgcom24)
- Police raid Milan council offices over controversial San Siro stadium sale (The Independent)
- Indagine sulla vendita di San Siro, Boeri a Sala nel 2019: "Sostituito interesse pubblico con quello privato" (Il Fatto Quotidiano)
- San Siro, inchiesta sulla cessione: nove indagati per turbativa d'asta (Rai news)
- Vendita San Siro, indagate 9 persone: "Inter e Milan favorite attraverso accordi con il Comune e bando su misura (Fanpage)
- Nine probed over sale of San Siro to Milan and Inter - General News - Ansa.it (ANSA.it)
- Vendita dello stadio di San Siro, nove indagati (AGI)
- Vendita San Siro, nove indagati in inchiesta per turbativa d'asta (Adnkronos)
- Vendita San Siro: indagati due ex assessori di Milano e dirigenti di Milan e Inter - Il Fatto Quotidiano (Il Fatto Quotidiano)