Le second tour des municipales de 2026 a confirmé l’ancrage à gauche de Paris, Marseille et Lyon, tandis que la droite a créé la surprise à Nice. À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire s’est imposé face à Rachida Dati. À Pau, François Bayrou a perdu son fauteuil de maire, dans un scrutin suivi comme un test politique avant la présidentielle de 2027.

Paris reste à gauche

Le socialiste Emmanuel Grégoire a remporté la mairie de Paris avec 53,1 % des voix devant Rachida Dati et Sophia Chikirou.

Nice bascule à droite

Éric Ciotti a battu le maire sortant Christian Estrosi à Nice avec 47,7 % des suffrages contre 37,4 %.

Bayrou battu à Pau

François Bayrou a perdu sa tentative de réélection face à Jérôme Marbot, candidat de l’union de la gauche.

Lyon et Marseille conservées par la gauche

Grégory Doucet a été réélu à Lyon et Benoît Payan a conservé Marseille au second tour.

Le RN progresse sans conquérir de grande métropole

Le Rassemblement national a avancé dans des villes moyennes mais n’a remporté aucune des principales villes françaises.

Le bloc de gauche a conservé Paris, Marseille et Lyon au second tour des élections municipales de 2026, tandis que la droite a enregistré un succès notable à Nice et que l’ancien Premier ministre François Bayrou a perdu son siège de maire à Pau. À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire a remporté l’élection avec 53,1 % des voix, devant la candidate des Les Républicains Rachida Dati, créditée de 38,1 %, et la candidate de La France Insoumise Sophia Chikirou, donnée entre environ 8,9 % et 9,9 % selon les sources. Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint de la maire sortante de Paris Anne Hidalgo, a traversé la capitale à vélo pour rejoindre l’Hôtel de Ville après l’annonce des résultats, salué par des soutiens sur son parcours. La participation au second tour a été estimée entre 57 % et 57,5 %, contre 41,86 % lors du scrutin de 2020 perturbé par la pandémie de Covid-19, mais en deçà des 62,13 % enregistrés en 2014, selon RTBF.

Grégoire rejoint l’Hôtel de Ville à vélo, Dati reconnaît sa défaite Emmanuel Grégoire a présenté sa victoire comme une confirmation de l’identité politique de Paris. „Paris a décidé de rester fidèle à son histoire.” (Paris a décidé de rester fidèle à son histoire.) — Emmanuel Grégoire via ANSA Il a qualifié ce résultat de « victoire d’une certaine idée de Paris : un Paris vibrant, un Paris progressiste, un Paris populaire, un Paris pour tous » et a promis de « rassembler ». Rachida Dati, ancienne ministre de la culture sous la présidence d’Emmanuel Macron et figure de longue date du parti Les Républicains, a reconnu sa défaite dans une brève déclaration. „Je ne suis pas parvenue à convaincre suffisamment que l’alternance n’était pas seulement possible, mais surtout nécessaire.” — Rachida Dati via ANSA Elle a dénoncé « le poison de la division » et évoqué des « coups bas » subis pendant la campagne. Elle a aussi rappelé que Pierre-Yves Bournazel, d’Horizons-Renaissance, et Sarah Knafo, de Reconquête, avaient retiré leurs listes après le premier tour pour la soutenir, sans que cela ne suffise. La maire sortante Anne Hidalgo a salué le résultat devant l’Hôtel de Ville en déclarant : « Pendant six ans, on nous a dit qu’il était impossible que Mme Dati perde. »

Emmanuel Grégoire (PS): 53.1, Rachida Dati (LR): 38.1, Sophia Chikirou (LFI): 8.9

À Nice, Ciotti l’emporte sur Estrosi ; Bayrou battu à Pau Le résultat le plus marquant en dehors de Paris est venu de Nice, où Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République, a battu le maire sortant Christian Estrosi avec 47,7 % des suffrages contre 37,4 % pour ce dernier. Éric Ciotti avait longtemps été présenté comme un protégé de Christian Estrosi, ce qui donne à cette défaite une portée particulière. Selon La Libre.be, l’agence Bloomberg a estimé que cette victoire offrait à l’extrême droite « un succès électoral décisif ». Éric Ciotti incarne une stratégie de rapprochement entre la droite traditionnelle et l’extrême droite, également poursuivie par le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. À Pau, François Bayrou, qui a été Premier ministre de décembre 2024 à septembre 2025 selon le registre des personnalités, a échoué dans sa tentative de réélection face à Jérôme Marbot, candidat de l’union de la gauche, avec 41,14 % des voix contre 42,45 % pour son adversaire. „C’est une soirée difficile pour nous. Je crains que ce soit aussi une soirée compliquée pour notre ville. Mais c’est ainsi que fonctionne la démocratie.” — François Bayrou via La Libre.be Cette défaite s’ajoute à une série de revers pour François Bayrou, qui avait déjà quitté Matignon avant l’élection.

Éric Ciotti (UDR): 47.7, Christian Estrosi (Horizons): 37.4

La gauche conserve Lyon et Marseille, le RN échoue dans les grandes villes À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet a été réélu avec 52,4 % des voix face à Jean-Michel Aulas, ancien président du club de football Olympique lyonnais, qui a obtenu 47,6 %. Les sondages publiés avant le scrutin faisaient de Jean-Michel Aulas un concurrent solide, mais il n’était déjà pas parvenu à prendre l’avantage au premier tour. À Marseille, le maire sortant Benoît Payan a été réélu avec 53 % des suffrages, contre 41,5 % pour le député Frank Allisio, soutenu par le Rassemblement National, selon L’Opinion. Le Rassemblement National a progressé dans des villes moyennes à travers la France, sans parvenir à s’imposer dans les grandes métropoles. Son président, Jordan Bardella, a affirmé que ces résultats constituaient « le plus grand succès de toute l’histoire » de son parti, alors même que celui-ci n’a remporté aucune des principales villes du pays. Le Monde relève qu’au total, le tableau d’ensemble montre une gauche renforcée dans les métropoles, une droite consolidée dans les villes moyennes, et LFI comme le RN en deçà des percées qu’ils espéraient après le premier tour.

Emmanuel Grégoire — Paris (PS): 53.1, Benoît Payan — Marseille (Left): 53, Grégory Doucet — Lyon (Greens): 52.4, Éric Ciotti — Nice (UDR): 47.7

Les élections municipales françaises se tiennent tous les six ans et désignent les maires ainsi que les conseils municipaux des plus de 35 000 communes du pays. Le scrutin de 2020 s’était déroulé dans des conditions exceptionnelles en raison de la pandémie de Covid-19, avec un second tour reporté de mars à juin 2020, ce qui avait conduit à une abstention historiquement élevée et à une participation limitée à 41,86 %. Paris est dirigée sans interruption par des maires de gauche depuis 2001, année de la première élection de Bertrand Delanoë. Les élections de 2026 étaient largement perçues comme un baromètre politique avant l’élection présidentielle française prévue en 2027.

Mentioned People

  • Emmanuel Grégoire — Członek Partii Socjalistycznej i były pierwszy zastępca mera Paryża
  • Rachida Dati — Francuska polityczka i sędzia, była rzeczniczka Nicolasa Sarkozy’ego
  • Benoît Payan — Francuski polityk i mer Marsylii
  • Eric Ciotti — Przewodniczący Union of the Right for the Republic (UDR) i deputowany z departamentu Alpy Nadmorskie
  • François Bayrou — Były premier Francji od grudnia 2024 do września 2025 roku
  • Anne Hidalgo — Ustępująca mer Paryża
  • Christian Estrosi — Ustępujący mer Nicei i członek Horizons
  • Grégory Doucet — Zielony mer Lyonu
  • Sophia Chikirou — Członkini La France Insoumise (LFI)

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