Emmanuel Grégoire, candidat du Parti socialiste, a remporté dimanche 22 mars 2026 la mairie de Paris au second tour des municipales. Sa liste d’union de la gauche, sans La France Insoumise, a été donnée à 53,1 % des voix, loin devant Rachida Dati. Ce résultat s’inscrit dans une soirée marquée par la résistance de plusieurs exécutifs municipaux de gauche dans les grandes villes.
Emmanuel Grégoire élu à Paris
Le candidat socialiste a remporté la mairie de Paris avec 53,1 % des voix selon une estimation Ipsos BVA, devant Rachida Dati créditée d’environ 38 %.
La gauche parisienne reste au pouvoir
Premier adjoint d’Anne Hidalgo depuis 2018, Emmanuel Grégoire succède à une majorité de gauche qui dirige la capitale sans interruption depuis 2001.
Rachida Dati reconnaît son échec
L’ancienne ministre de la culture a admis ne pas avoir convaincu suffisamment d’électeurs et a dénoncé les divisions de la droite pendant la campagne.
La gauche conserve plusieurs grandes villes
Marseille reste à Benoît Payan, Grégory Doucet est réélu à Lyon et Édouard Philippe conserve Le Havre, tandis que François Bayrou est battu à Pau d’environ 400 voix.
Le RN progresse localement sans conquérir de grande ville
Marine Le Pen revendique des dizaines de communes et des milliers de conseillers municipaux, malgré l’échec du RN à s’imposer dans les grands centres urbains.
Emmanuel Grégoire, candidat du Parti socialiste, a remporté dimanche 22 mars 2026 l’élection municipale à Paris en battant largement au second tour la candidate de droite Rachida Dati. Selon une estimation Ipsos BVA, sa liste d’union de la gauche — qui excluait la gauche radicale de La France Insoumise — a recueilli 53,1 % des suffrages, tandis que la liste de Rachida Dati, portée par The Republicans, a obtenu environ 38 %. Une troisième liste conduite par Sophia Chikirou, de LFI, a recueilli entre 10 et 12,5 % selon les instituts. Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo depuis 2018, succède ainsi à la maire sortante à la tête d’une ville administrée par la gauche sans interruption depuis 2001. La participation à Paris a atteint environ 57 %, selon il Giornale.
„Paris a décidé de rester fidèle à son histoire.” (Paris a décidé de rester fidèle à son histoire.) — Emmanuel Grégoire via ANSA
Paris est gouvernée par la gauche depuis 2001, année où Bertrand Delanoë est devenu le premier maire de gauche de la capitale depuis plusieurs décennies. Anne Hidalgo, qui lui a succédé en 2014, a effectué deux mandats et a été la première femme à occuper cette fonction. Le Parti socialiste a construit sa domination parisienne sur des coalitions avec les écologistes et les communistes, un schéma qu’Emmanuel Grégoire a repris en 2026 en écartant délibérément LFI.
Dati reconnaît sa défaite et dénonce le « poison de la division » Rachida Dati a reconnu sa défaite dimanche soir, estimant qu’elle n’avait pas réussi à convaincre un nombre suffisant d’électeurs que l’alternance était nécessaire. L’ancienne ministre de la culture avait quitté ses fonctions pour mener sa campagne pour l’Hôtel de Ville de Paris, un pari qui n’a finalement pas abouti. Au premier tour, les listes centristes conduites par Pierre-Yves Bournazel, pour Horizons-Renaissance, et Sarah Knafo, pour Reconquête, s’étaient retirées. Pierre-Yves Bournazel avait appelé ses électeurs à voter pour Rachida Dati, mais ce regroupement n’a pas suffi face à une gauche rassemblée. La candidate de droite a dénoncé ce qu’elle a qualifié de « coups bas » pendant la campagne et regretté « le poison de la division » au sein des forces de droite. Elle a toutefois reconnu que des centaines de milliers de Parisiens avaient exprimé un souhait de changement que la future majorité ne pourrait pas ignorer. Emmanuel Grégoire a, de son côté, affirmé que son bureau resterait toujours ouvert à l’opposition. Il a également salué Sophia Chikirou, estimant que son score traduisait chez les Parisiens une aspiration profonde à la solidarité.
„Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment de personnes que le changement était non seulement possible, mais surtout nécessaire.” (Je n'ai pas réussi à convaincre suffisamment de personnes que le changement était non seulement possible, mais surtout nécessaire.) — Rachida Dati via ANSA
Emmanuel Grégoire (PS/United Left): 53.1, Rachida Dati (The Republicans): 38, Sophia Chikirou (LFI): 10
La gauche conserve Marseille, Bayrou battu à Pau de 400 voix Le résultat parisien s’inscrit dans une tendance plus large, marquée au second tour par la résistance des majorités sortantes de gauche dans plusieurs grandes villes françaises. À Marseille, le maire socialiste Benoît Payan a battu le candidat du National Rally, Franck Allisio, privant l’extrême droite de sa première grande mairie. À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a été réélu face à Jean-Michel Aulas, ancien dirigeant de l’Olympique lyonnais, avec des estimations comprises entre 51,8 % et 54 % en sa faveur. L’ancien premier ministre Édouard Philippe a été réélu maire du Havre avec près de 48 % des voix, contre 41,17 % pour le candidat communiste Jean-Lecoq et 11,12 % pour le candidat du RN, avec une participation de 53,72 %. La défaite individuelle la plus marquante de la soirée a été enregistrée à Pau, ville de 80 000 habitants, où le socialiste Jérôme Marbot — soutenu par le Parti socialiste, Place Publique, le Parti communiste et les Écologistes — a revendiqué la victoire face à François Bayrou, maire depuis 2014. Jérôme Marbot a affirmé l’avoir emporté d’environ 400 voix.
400 (votes) — Écart de victoire de Marbot sur Bayrou à Pau
„Nous avons battu François Bayrou.” (Nous avons battu François Bayrou.) — Jérôme Marbot via SudOuest.fr
Le RN revendique des milliers de conseillers municipaux malgré l’échec dans les grandes villes Marine Le Pen a évoqué dimanche soir une « immense victoire » du Rassemblement national, affirmant que son parti s’était imposé dans « des dizaines de communes » et disposait désormais de « milliers de conseillers municipaux » à travers la France. Cette affirmation contraste avec l’incapacité du parti à conquérir les principaux grands centres urbains du pays, notamment Marseille, Toulon et Nîmes. Le scrutin a aussi mis en lumière une divergence stratégique au sein de la gauche française. Les listes conduites par les socialistes qui ont refusé une alliance avec LFI — comme à Paris et à Marseille — se sont imposées, tandis que les coalitions de gauche incluant LFI ont essuyé plusieurs revers notables, notamment à Clermont-Ferrand, ville administrée par la gauche depuis 80 ans et remportée par The Republicans. Le numéro deux de LFI, Manuel Bompard, a néanmoins salué ce qu’il a présenté comme une « percée » pour son mouvement, citant l’entrée de Sophia Chikirou dans neuf conseils d’arrondissement parisiens ainsi qu’au Conseil de Paris, une première dans l’histoire de LFI. Ces résultats confortent le calcul stratégique de dirigeants socialistes comme Emmanuel Grégoire et Benoît Payan, pour qui l’exclusion de LFI constitue un avantage électoral dans les compétitions urbaines serrées. Anne Hidalgo, maire sortante de Paris, coupe de champagne à la main devant l’Hôtel de Ville, a qualifié ce résultat de « grande victoire » et s’est dite « très heureuse ».
„Pendant six ans, on nous a dit qu'il était impossible que Mme Dati perde.” (Pendant six ans, on nous a dit qu'il était impossible que Mme Dati perde.) — Anne Hidalgo via ANSA
Mentioned People
- Emmanuel Grégoire — Polityk Partii Socjalistycznej i były pierwszy zastępca mera Paryża
- Rachida Dati — Francuska polityczka i była minister kultury
- Édouard Philippe — Były premier Francji w latach 2017–2020 i mer Le Havre
- François Bayrou — Były premier Francji w latach 2024–2025 i lider MoDem
- Marine Le Pen — Liderka National Rally (RN)
- Anne Hidalgo — Ustępująca mer Paryża
- Benoît Payan — Mer Marsylii
- Grégory Doucet — Mer Lyonu
- Sophia Chikirou — Kandydatka LFI na mera Paryża
- Sarah Knafo — Polityczka Reconquête!
Sources: 21 articles
- Voici les grands perdants de ces municipales 2026 en France : "C'est une soirée difficile" (La Libre.be)
- Emmanuel Grégoire, Eric Ciotti, Edouard Philippe... : découvrez qui sont les gagnants des grandes villes lors des élections municipales françaises - RTBF Actus (RTBF)
- "J'ai hâte de m'occuper de cette ville magnifique": Emmanuel Grégoire rejoint l'Hôtel de Ville de Paris à vélo, après sa victoire aux municipales (BFMTV)
- Municipales 2026 à Paris : quand le nouveau maire Emmanuel Grégoire rejoint l'Hôtel de Ville... en Vélib (Le Parisien)
- A Paris, la victoire d'Emmanuel Grégoire est la défaite de Rachida Dati (L'Opinion)
- Municipales 2026 à Paris : les images d'Emmanuel Grégoire qui rejoint l'hôtel de ville à vélo après sa victoire face à Rachida Dati (Le Figaro.fr)
- Elezioni in Francia, Parigi resta a sinistra, Emmanuel Grégoire è il nuovo sindaco: "La città rimarrà progressista, mai all'estrema destra" (Open)
- A Paris, Grégoire bat sèchement Dati: "Les sondages n'avaient pas du tout annoncé un tel scénario" (La Libre.be)
- Après sa victoire face à Rachida Dati, Emmanuel Grégoire (PS) se rend à l'Hôtel de ville en Vélib (VIDEO) (La Libre.be)
- Municipales 2026 : les principaux résultats des personnalités politiques (SudOuest.fr)