Des millions de personnes ont manifesté samedi 28 mars 2026 aux États-Unis lors de la troisième vague des mobilisations « No Kings » contre le président Donald Trump. Plus de 3 000 rassemblements ont été organisés dans les 50 États, de New York à l’Alaska, avec des cortèges attendus dans les grandes villes comme dans les zones rurales. Les revendications visaient notamment les politiques anti-immigration du président, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et le démantèlement supposé d’institutions démocratiques.

Une mobilisation d’ampleur nationale

Plus de 3 000 rassemblements ont été organisés dans les 50 États, avec plusieurs millions de participants attendus selon les organisateurs.

Le Minnesota au cœur de la colère

Bruce Springsteen devait rendre hommage à Renee Good et Alex Pretti, tués lors d’opérations menées par des agents fédéraux à Minneapolis.

Des protestations au-delà des États-Unis

Des manifestations ont aussi eu lieu à Rome, Amsterdam, Madrid, Athènes et Barcelone, tandis que Trump passait l’après-midi au golf en Floride.

Une pression politique à l’approche des mi-mandat

Le taux d’approbation de Trump est estimé à environ 40 % et les élections de novembre occupent désormais les deux camps.

Des millions d’Américains sont descendus dans la rue samedi 28 mars 2026 pour la troisième vague des manifestations « No Kings » contre le président Donald Trump, avec plus de 3 000 rassemblements organisés dans les 50 États, de New York à l’Alaska. Le mouvement, qui s’est imposé comme la plus grande coalition protestataire depuis le début du second mandat de Trump en janvier 2025, a mobilisé aussi bien dans les villes que dans les zones rurales, les organisateurs s’attendant à la participation de plusieurs millions de manifestants dans tout le pays. Les protestations portaient le slogan « No Kings, No ICE, No War », en écho à un large éventail de griefs, parmi lesquels les politiques anti-immigration de Trump, la guerre en cours menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les inquiétudes au sujet des fichiers dits « Epstein » et ce que les manifestants ont décrit comme le démantèlement d’institutions démocratiques. À Washington, D.C., des protestataires ont traversé un pont au-dessus du Potomac pour rejoindre le Lincoln Memorial, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Trump doit partir immédiatement ! » et « Nous combattons le fascisme ». À Atlanta, en Géorgie, plus d’un millier de personnes se sont réunies dans un parc et, dans le Michigan, des manifestants se sont rassemblés par des températures négatives dans la banlieue de Detroit.

Bruce Springsteen rend hommage à deux habitants du Minnesota tués par des agents fédéraux L’événement le plus attendu de la journée devait se tenir à Saint Paul, dans le Minnesota, où les organisateurs prévoyaient plus de 100 000 personnes et où le chanteur Bruce Springsteen devait se produire aux côtés de la légende folk Joan Baez. Critique de longue date de Trump, Springsteen devait interpréter sa chanson « Streets of Minneapolis », écrite et enregistrée en hommage à Renee Good et Alex Pretti, deux Américains tués par des agents fédéraux lors d’opérations liées au contrôle de l’immigration. L’agent Jonathan Ross, du CBP, a abattu Renee Good, une mère de trois enfants âgée de 37 ans, le 7 janvier 2026, alors qu’elle conduisait son véhicule à Minneapolis. Alex Pretti, décrit comme un infirmier du même âge, a été touché par des agents de Customs and Border Protection à Minneapolis le 24 janvier 2026. Ces deux morts ont suscité une vive colère dans le Minnesota et dans le reste du pays, et les villes jumelles sont devenues un point de concentration de la vague de protestation actuelle. „Depuis notre dernière manifestation, ce gouvernement nous a entraînés plus loin encore dans la guerre. Chez nous, nous avons vu des citoyens tués dans la rue par des forces militarisées.” — Naveed Shah via Courrier international

Robert De Niro lance la marche de New York près de Central Park et Times Square À New York, l’acteur Robert De Niro a lancé une marche de dizaines de milliers de personnes partie des abords de Central Park et s’étendant jusqu’à Times Square. Opposé de longue date à Trump, De Niro a appelé la foule à agir face à ce qu’il a décrit comme une menace existentielle pour les libertés américaines. „D’autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n’a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. Il faut l’arrêter.” — Robert De Niro via Courrier international Parmi les participants, Ellen, une New-Yorkaise de 84 ans, a déclaré à l’agence de presse portugaise Lusa qu’elle ne s’attendait pas à manifester contre le fascisme à son âge. „Ce président détruit tout ce que l’Amérique représente. Les guerres, l’économie, les lois que Trump a violées... Nous sommes en train de perdre l’État de droit.” — Ellen via Lusa Un manifestant de 56 ans nommé Tom s’est dit inquiet des intimidations électorales et de la direction prise par le pays, tout en reconnaissant que « quelqu’un devait vraiment faire quelque chose contre le régime en Iran », même s’il s’est demandé si l’administration Trump était préparée à la complexité de l’opération. À Atlanta, Marc McCaughey, ancien militaire de 36 ans, a formulé l’argument central du mouvement. „Aucun pays ne peut être gouverné sans le consentement du peuple.” — Marc McCaughey via AFP

Le mouvement « No Kings » avait organisé sa première grande manifestation en juin 2025, le même jour où Trump avait prévu un défilé militaire à Washington pour célébrer le 250e anniversaire de l’armée américaine, qui coïncidait aussi avec son 79e anniversaire. Cette première vague avait rassemblé plusieurs millions de personnes à travers le pays. La troisième vague actuelle représente une hausse de près de 40 % du nombre d’événements par rapport à la première vague de juin 2025, selon les organisateurs, avec deux tiers des rassemblements organisés en dehors des grands centres urbains.

Des rassemblements internationaux de Rome à Amsterdam pendant que Trump jouait au golf en Floride Des manifestations contre Trump ont également eu lieu dans plusieurs villes hors des États-Unis, notamment à Rome, Amsterdam, Madrid, Athènes et Barcelone. À Rome, environ 20 000 personnes ont défilé, les manifestants célébrant aussi la défaite d’un gouvernement d’extrême droite lors d’un référendum intérieur sur la justice. À Madrid, plus d’une centaine de personnes se sont réunies à la Puerta del Sol, à l’initiative de Democrats Abroad, avec des pancartes portant les slogans « Sauvez le monde de Trump » et « Non au bombardement des enfants ». „Nous sommes ici pour dire assez, pour dire que la démocratie doit être défendue même lorsque nous sommes à l’étranger et que nous condamnons les actions illégales et l’usage illégal de la force de cette administration américaine.” — Maggie Zelonis via ANSA À Barcelone, Valence et Séville, d’autres rassemblements ont été organisés par la même coalition. Tandis que les manifestations se déroulaient dans tout le pays et à l’international, Trump a passé l’après-midi de samedi à jouer au golf dans son club privé en Floride, selon Courrier international. Ces mobilisations interviennent alors que le taux d’approbation de Trump s’établit autour de 40 %, selon ANSA, et que les élections de mi-mandat de novembre occupent de plus en plus l’esprit des organisateurs comme de la Maison Blanche.

Mouvement de protestation No Kings — événements clés: — ; — ; — ; —

Mentioned People

  • Donald Trump — 47. prezydent Stanów Zjednoczonych
  • Robert De Niro — Amerykański aktor, reżyser, producent filmowy i restaurator
  • Bruce Springsteen — Amerykański piosenkarz, autor tekstów i muzyk, nazywany „The Boss”
  • Joan Baez — Amerykańska piosenkarka, autorka tekstów, muzyk i aktywistka
  • Benjamin Netanyahu — Premier Izraela od 2022 roku
  • Jonathan Ross — Funkcjonariusz Immigration and Customs Enforcement (ICE)

Sources: 53 articles