Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a confirmé, selon des médias israéliens, la mort d’Ali Larijani le 17 mars 2026. L’armée israélienne a par ailleurs annoncé celle de Gholamreza Soleimani la veille. En l’espace d’une journée, deux figures majeures de l’appareil politico-militaire iranien ont ainsi été éliminées, sur fond de hausse de plus de 5 % des prix du pétrole et d’élargissement du conflit au Liban.
Le ministre israélien de la défense, Israel Katz, a confirmé, selon des médias israéliens, la mort d’Ali Larijani, secrétaire du Supreme National Security Council et dirigeant de fait de l’Iran depuis la fin de 2025, le 17 mars 2026. De son côté, l’IDF a annoncé la mort de Gholamreza Soleimani, commandant des forces paramilitaires du Basij, le 16 mars 2026. Ces deux décès constituent une nette aggravation de la guerre en cours entre Israël et l’Iran, deux des plus hauts responsables de la chaîne de commandement militaire et politique iranienne ayant été éliminés en une seule journée. Selon l’ANSA, un message écrit attribué à Ali Larijani a été publié sur les réseaux sociaux le 17 mars. Les prix du pétrole ont progressé de plus de 5 % le 17 mars en réaction directe au conflit, tandis que l’or s’est également raffermi, les investisseurs recherchant des valeurs refuges dans un contexte de confrontation élargie au Moyen-Orient.
5% (price increase) — Hausse des prix du pétrole le 17 mars en raison de la guerre avec l’Iran
Ali Larijani, né le 3 juin 1958 à Nadjaf, en Irak, est un responsable politique iranien, ancien officier militaire et philosophe. Il avait déjà occupé le poste de secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de 2005 à 2007 avant d’y revenir en 2025. Gholamreza Soleimani, né en 1964, a servi comme officier supérieur au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique avant de devenir commandant des forces du Bassidj. Malgré leur nom de famille commun, il n’avait aucun lien de parenté avec Qasem Soleimani. Le Bassidj a historiquement constitué l’une des cinq branches du Corps des gardiens de la révolution islamique, jouant un rôle central à la fois dans la sécurité intérieure et dans les opérations militaires extérieures.
Les pays importateurs d’énergie s’ajustent après une hausse du pétrole de plus de 5 % La hausse de plus de 5 % des prix du pétrole le 17 mars a immédiatement ébranlé les marchés de l’énergie. Selon l’AP, les pays importateurs ont commencé ce que des analystes ont décrit comme un « triage énergétique » afin d’économiser l’énergie et de gérer l’envolée des prix. Reuters a indiqué que l’or s’était raffermi alors que les investisseurs mesuraient les conséquences du conflit au Moyen-Orient avant de prochaines décisions de politique économique. La combinaison de la flambée des coûts de l’énergie et du déplacement des capitaux vers les actifs refuges a reflété l’ampleur des inquiétudes des marchés provoquées par le conflit. Les pays importateurs d’énergie ont cherché à freiner la consommation, la perspective d’une guerre prolongée menaçant les chaînes d’approvisionnement et la stabilité des prix. La pression simultanée sur les marchés du pétrole et de l’or a mis en évidence l’étendue des perturbations économiques émanant de la zone de conflit.
Israël pousse plus avant son opération terrestre dans le sud du Liban Selon l’ANSA, Israël a renforcé sa pression sur le Liban le 17 mars en approfondissant son opération terrestre dans le sud du pays. La pression militaire exercée simultanément sur l’Iran et sur le Liban illustre le caractère multiforme de la campagne menée actuellement par Israël. L’opération terrestre dans le sud du Liban marque une extension supplémentaire de l’activité militaire israélienne au-delà des frappes directes contre des cibles liées aux dirigeants iraniens. Les articles disponibles ne faisaient état d’aucune information confirmée sur d’éventuelles victimes civiles de part et d’autre du front libanais. Cette avancée est intervenue alors que les actions militaires israéliennes continuaient de susciter l’attention internationale et des réactions diplomatiques de la part d’acteurs régionaux.
Des États du Golfe demandent à Washington de maintenir la pression sur Téhéran Selon l’ANSA, plusieurs États arabes du Golfe ont exhorté les États-Unis à ne pas interrompre leurs actions militaires contre l’Iran, ce qui reflète un alignement notable entre des gouvernements du Golfe et la campagne israélo-américaine visant Téhéran. L’appel de plusieurs États du Golfe indique que des puissances régionales considèrent qu’une pression continue sur l’Iran sert leurs propres intérêts stratégiques. Ce signal diplomatique venu des capitales du Golfe ajoute un degré supplémentaire de complexité à la réponse internationale au conflit. Aucun État du Golfe n’était nommé précisément dans les informations disponibles. Pris ensemble, la mort d’Ali Larijani et de Gholamreza Soleimani, la hausse des prix du pétrole et l’appel des États du Golfe à Washington montrent un conflit désormais largement sorti de son cadre initial et en train de remodeler l’équilibre stratégique du Moyen-Orient.