Au moins six personnes ont été tuées dans le centre de Beyrouth dans la nuit du 17 au 18 mars 2026, lors de frappes israéliennes visant trois quartiers de la capitale libanaise. Ces attaques marquent une nette intensification du conflit, alors que l’offensive terrestre israélienne se poursuit dans le sud du Liban. Plus de 880 personnes ont déjà été tuées dans le pays et plus d’un million d’habitants ont été déplacés.

Des frappes aériennes israéliennes ont tué au moins six personnes dans le centre de Beyrouth les 17 et 18 mars 2026, alors que des avions israéliens ont bombardé trois quartiers de la capitale libanaise dans des attaques qui ont marqué une escalade notable du conflit en cours. Selon des informations de Radio Zet et de La Libre, les frappes ont atteint le cœur de Beyrouth et des victimes ont été confirmées dans les zones visées. Cette offensive est intervenue tandis que les forces israéliennes poursuivaient leur opération terrestre dans le sud du Liban et renforçaient leur contrôle sur la région, d’après ANSA. Selon Reuters, l’intensification de la campagne a désormais fait plus de 880 morts à l’échelle du Liban et le conflit ne montre aucun signe d’apaisement.

Des tirs de chars israéliens auraient touché une base de maintien de la paix de l’ONU Les premiers éléments indiquent que des tirs de chars israéliens ont touché une base de la FINUL au Liban, selon une source citée en exclusivité par Reuters. Publié le 17 mars, le compte rendu présentait cet incident comme un constat préliminaire, la source ne formulant pas de conclusion définitive. Le fait qu’une installation des Nations unies ait pu être visée constituerait une évolution grave du conflit et soulèverait des questions sur la conduite des opérations militaires israéliennes sur le territoire libanais. Déployée depuis des décennies dans le sud du Liban, la FINUL a déjà signalé par le passé que son personnel avait essuyé des tirs lors de périodes de fortes hostilités. Dans les articles sources, aucune déclaration confirmée des autorités israéliennes sur cet incident n’était disponible.

Plus d’un million de déplacés, le Liban confronté au coût humain du conflit Plus d’un million de personnes ont été déplacées au Liban en raison du conflit, selon ANSA, qui cite des chiffres rapportés depuis Beyrouth. L’ampleur de ces déplacements exerce une forte pression sur les infrastructures libanaises et sur les organisations humanitaires présentes dans le pays. Le Liban a connu des cycles répétés de conflit impliquant des opérations militaires israéliennes et des groupes armés opérant depuis le territoire libanais. Le pays accueille une importante population de réfugiés palestiniens et demeure depuis longtemps un théâtre de tensions régionales impliquant Israël, le Hezbollah et divers acteurs internationaux. La création de la FINUL en 1978 a suivi une incursion militaire israélienne dans le sud du Liban, ce qui souligne l’ancienneté du conflit frontalier. Beyrouth, capitale du Liban, dont la population du Grand Beyrouth était estimée à environ 2,4 millions d’habitants en 2025, a déjà été touchée à intervalles réguliers lors de phases d’escalade. Selon le compte rendu d’ANSA, le nombre de déplacés dépasse le million, ce qui représente une part importante de la population totale du Liban. Les organisations humanitaires n’ont pas publié de réponse actualisée précise dans les articles sources, même si l’ampleur de la crise y est décrite comme sévère.

Un rapport onusien sur les droits humains évoque des risques de « nettoyage ethnique » en Cisjordanie Un rapport des Nations unies sur les droits humains publié le 17 mars a fait part de préoccupations sur ce qu’il a présenté comme un possible « nettoyage ethnique » en lien avec le déplacement de Palestiniens en Cisjordanie, selon AP News. Le rapport examinait des schémas de déplacement touchant des communautés palestiniennes dans ce territoire. Ses conclusions ont ajouté une dimension supplémentaire à l’examen international des activités militaires israéliennes et des politiques liées à la colonisation dans les territoires occupés. Par ailleurs, les frappes israéliennes à Gaza ont tué plus de 72 000 Palestiniens, selon les autorités sanitaires de Gaza citées par Reuters, dont plus de 670 depuis une période de cessez-le-feu. La concomitance des frappes sur Beyrouth, de l’incident concernant la FINUL, des déplacements massifs au Liban et de ce rapport sur la Cisjordanie a accru simultanément la pression internationale sur Israël sur plusieurs fronts.